Lille a une belle façon de faire la révolution. Tout aussi peu crédible qu'à Marseille ou au PSG mais bien plus calme. En virant son entraîneur Rudi Garcia qui restait sur une excellente saison tant au niveau des résultats (il a décroché un ticket européen) qu'au niveau du jeu (un des plus beaux de France), le LOSC semblait illisible dans sa ligne de conduite. Mais alors que Paul Le Guen était annoncé, le président Michel Seydoux a décidé de faire marche arrière et de reprendre Garcia. Pourquoi l'avoir viré ? On a avancé des incompatibilités d'humeur avec certains joueurs ( Grégory Malicki, Nicolas Fauvergue et le capitaine Grégory Tafforeau) et avec l'entraîneur de la CFA, Pascal Plancque. Mais alors pourquoi avoir repris Garcia ? Nul ne le sait.
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Lille a une belle façon de faire la révolution. Tout aussi peu crédible qu'à Marseille ou au PSG mais bien plus calme. En virant son entraîneur Rudi Garcia qui restait sur une excellente saison tant au niveau des résultats (il a décroché un ticket européen) qu'au niveau du jeu (un des plus beaux de France), le LOSC semblait illisible dans sa ligne de conduite. Mais alors que Paul Le Guen était annoncé, le président Michel Seydoux a décidé de faire marche arrière et de reprendre Garcia. Pourquoi l'avoir viré ? On a avancé des incompatibilités d'humeur avec certains joueurs ( Grégory Malicki, Nicolas Fauvergue et le capitaine Grégory Tafforeau) et avec l'entraîneur de la CFA, Pascal Plancque. Mais alors pourquoi avoir repris Garcia ? Nul ne le sait. Garcia a donné ses premiers entraînements comme si de rien n'était, acceptant directement l'offre du président tout en négociant un pouvoir décisionnel accru (il endosse en quelque sorte le costume de manager à l'anglaise). Pourtant, cette crise de quinze jours aura laissé des traces. L'autorité de Garcia ne sort pas renforcée : les joueurs rebelles font toujours partie du noyau, d'autres comme l'international Adil Rami, très proche de Plancque, pourraient manifester leur désir de départ. Certains réajustements ont été nécessaires dans un organigramme qui avait pourtant fait toutes ses preuves. Le directeur général, Xavier Thuilot, qui avait donné l'impulsion du renvoi de Garcia, a dû plier bagages, malgré une compétence reconnue dans le milieu du football français. Exit également Plancque. Quant au directeur du centre de formation, Jean-Michel Vandamme qui reprochait à Garcia de ne pas assez faire confiance aux jeunes, il change de poste, montant en grade (conseiller du président). Lille a également pris beaucoup de retard dans son planning. Garcia n'a pas préparé la nouvelle saison, puisqu'on lui avait signifié son congé, et doit donc remettre la machine en route, avec 15 jours de retard sur tous les clubs français, notamment en matière de transferts. Certaines pistes, suggérées par Garcia en fin de saison passée, ont été abandonnées, les joueurs en question ayant trouvé un autre acquéreur. Reste qu'une telle révolution de palais aurait mis à terre plus d'un club. Pas Lille qui s'est relevé comme si de rien n'était. La preuve ? Le LOSC a réussi à attirer l'international français Michaël Landreau, actif au PSG, preuve que l'équipe continue à grandir sur le plan sportif. Mais si les résultats ne devaient pas suivre lors du prochain championnat, on n'hésitera pas à pointer du doigt cette drôle de révolution. MARSEILLE s'est trouvé un nouveau président en la personne de Jean-Claude Dassier, patron de l'information de TF1. Ce dernier aurait voulu avoir, auprès de lui comme conseiller, l'agent de joueurs Jean-Claude Bernès, qui avait été inculpé dans l'affaire VA-OM en 1993 mais celui-ci a préféré refuser. En attendant, le club était sur le point de finaliser le transfert de Lucho Gonzalez, le médian international argentin de Porto. LE PSG, imitant Marseille, s'est également payé sa petite crise estivale lorsque le président Sébastien Bazin a annoncé vouloir prendre du recul. S'il reste le patron, il rentre dans l'ombre en tant que porte-voix de l'actionnaire majoritaire Colony Capital. Pour sa succession, différents noms ont été cités : Patrice Clerc, président d'ASO organisateur du tour de France, Pierre Dréossi, directeur général de Rennes, de Jean-Claude Plessis, ancien président de Sochaux, et de Christophe Bouchet, ancien journaliste. FREDERIC DA ROCHA, l'emblématique capitaine de Nantes et un des seuls joueurs de qualité de l'effectif, quitte les Canaris pour Boulogne-sur-Mer, le nouveau promu. OLIVIER MONTERRUBIO, ancien médian Nantais et Rennais de 32 ans, quitte Sion pour Lorient où il a signé un contrat de deux ans. Sigamary Diawara (Tours) et Arnold Mvuemba (Portsmouth) signent également à Lorient. DJIBRIL CISSE, prêté la saison passée par Marseille à Sunderland, et qui était sur une voie de garage à l'OM, a paraphé un contrat de quatre ans avec Panathinaikos. Par ailleurs, Gaël Givet, prêté par Marseille à Blackburn la saison passée, restera définitivement en Angleterre. BORDEAUX qui vient d'engager comme gardien le Toulousain Cédric Carrasso, subit son premier contrecoup en perdant son défenseur central, Souleymane Diawara, un des piliers du dernier titre, vendu 5,5 millions d'euros à l'OM. GRENOBLE s'est attaché les services du Japonais de Saint-Etienne, Daisuke Matsui (28 ans) pour trois ans. LENS : Alaeddine Yahia, le défenseur qui appartenait à Nice, a vu son option d'achat être levée. RENNES a réalisé coup sur coup deux transferts : Junichi Inamoto, l'international japonais (ex-Fulham, Arsenal et Francfort) et Tongo Doumbia, jeune milieu prometteur de Châteauroux. STÉPHANE VANDE VELDE