L'Union Royale Namur est actuellement septième de la D3B. Avec Fabrice Silvagni, ancien joueur du Sporting de Charleroi, à la barre, l'équipe se débrouille bien, avec un joueur particulièrement en vue : le jeune Belgo-Turc , arrivé dans le club wallon il y a bientôt six mois.
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L'Union Royale Namur est actuellement septième de la D3B. Avec Fabrice Silvagni, ancien joueur du Sporting de Charleroi, à la barre, l'équipe se débrouille bien, avec un joueur particulièrement en vue : le jeune Belgo-Turc , arrivé dans le club wallon il y a bientôt six mois. Mais si son équipe a effectué une bonne entame de championnat, elle enchaîna ensuite quelques performances décevantes. " C'est vraiment dommage évidemment ", déclare Agkül. " Notre début de saison était très satisfaisant. Puis, on a été défait à domicile par Bocholt et à partir de cette rencontre, les choses se sont corsées. Tout est devenu plus difficile. Dorénavant, il faut que tout le monde travaille plus. Le niveau moyen de notre noyau m'avait pourtant beaucoup impressionné. Il compte quelques joueurs qui ont, pour moi, le niveau de la D1. Personnellement, je considère mes performances comme étant bonnes. D'accord, inscrire six buts en 13 rencontres n'est pas exceptionnel mais j'ai tout de même réalisé l'un ou l'autre assit. C'est plus que positif. Cependant, je n'ai pas vraiment l'impression de progresser et cela m'énerve un peu. Au risque de ne pas paraître suffisamment modeste, je pense que le niveau de la D3 ne me pose pas de gros problèmes, étant donné que j'ai déjà évolué parmi l'élite, en Suisse, au FC Sion. J'ai donc toutes les qualités nécessaires mais je crains de stagner et de retomber au niveau de la série, c'est vrai. Je dois donc rester bien concentré sur notre objectif : Namur vise cette saison, une place dans les cinq premiers. La lutte va être acharnée mais c'est amplement possible. J'espère un peu évoluer, me faire remarquer en bien et de ce fait, trouver un nouvel employeur en fin d'exercice ". C'est Fabrice Silvagni lui-même qui a recruté le joueur de 21 ans : " Après 14 mois sans jouer, j'ai réussi à passer des tests à l'Olympic de Charleroi. Lors de ceux-ci, j'ai reçu un coup de téléphone de mon entraîneur actuel qui semblait assez intéressé. Logiquement, je devais signer à l'Olympic mais une mésentente financière a fait capoter l'affaire. J'ai donc décidé de signer en faveur de Namur où le projet sportif m'avait séduit. En plus, j'habite tout près du club. Silvagni fait réellement du bon boulot. Il essaye de n'oublier personne et aucun joueur ne se sent donc à l'écart. Tout le noyau est très impliqué. Son expérience du plus haut niveau nous apporte énormément, tant sur le terrain que dans les vestiaires. Il est très ouvert et ne refuse jamais de discuter. La communication, c'est son fort. Quand il critique, c'est toujours très sensé et fondé ". Le jeune joueur a déjà effectué un parcours de globe-trotter : " J'ai d'abord joué à Namur. Puis, de 10 à 14 ans, j'ai évolué au Standard. A 15 ans, j'ai eu l'immense joie d'apprendre que j'avais l'opportunité d'aller en Turquie jouer à Galatasaray. J'y suis resté trois ans. J'y ai côtoyé les plus grands : les Roumains Gheorghe Popescu et Gheorghe Hagi et les Brésiliens Mario Jardel et Claudio Taffarel. Vous imaginez bien que je rêvais en les voyant mais pas au point de me faire véritablement une place dans cette kyrielle de stars et d'excellents joueurs. J'étais également là quand ils ont remporté la Coupe de l'UEFA. Je jouais avec l'équipe Réserve mais m'entraînais avec l'équipe Première. Il y avait d'ailleurs Akim Bulent û qui a joué en Belgique- mais il est après parti en Angleterre, à Bolton. Par la suite, j'ai dû malheureusement mais fatalement me faire à l'idée qu'il était temps que je quitte ce club. D'un côté, ce fut quand même à contre c£ur. Mais mon manager, Jean-Michel Ripat, était vice-président au FC Sion et m'a proposé de rejoindre ce club helvète. Ce que j'ai accepté. J'ai donc effectué des tests qui se sont révélés concluants. J'ai joué une demi saison car je n'ai seulement participé qu'à une dizaine de rencontres. En fait, je me suis blessé au ménisque et j'ai dû passer sur le billard. En même temps, en raison de problèmes financiers, le club a dû être rétrogradé en D 2. Heureusement que je n'avais signé que pour un an ! Le club m'a bien proposé une année supplémentaire, mais j'ai refusé car dans cette proposition, mon salaire avait été diminué de moitié. J'ai ensuite été contacté par l'entraîneur des Réserves de Galatasaray qui avait changé de club et s'était retrouvé en D2 turque, à Yildirim Bosna Sport. Je l'ai rejoint. Cet homme m'avait promis monts et merveilles mais rien ne s'est réalisé. On était censé remonter rapidement parmi l'élite mais ça n'a vraiment pas fonctionné. De plus, les dirigeants n'ont pas voulu me payer et me soigner. Je m'étais occasionné une double entorse à la cheville et c'était véritablement douloureux. Ils m'ont signifié que je devais me soigner tout seul. Après trois mois, j'ai dès lors décidé de tout plaquer. J'ai demandé ma lettre de sortie et une fois celle-ci obtenue, je suis retourné en Belgique où j'ai retrouvé une partie de ma famille. Je commençais vraiment à éprouver les pires difficultés à marcher et on m'a immédiatement conduit à l'hôpital où on m'a averti qu'il était impératif de me plâtrer. J'ai du arrêté le football pendant 14 mois car Yildirim Bosna refusait de me libérer. La mort dans l'âme, j'ai donc attendu la fin de la saison passée pour pouvoir me mettre en quête d'un nouveau club. Pendant ces longs mois, j'étais au plus bas au niveau du moral. J'avais également pris du poids et j'étais affaibli. Je n'étais plus nulle part. Quand je repensais à mon parcours, ça me faisait mal. J'avais joué en D1 et je me suis retrouvé du jour au lendemain presque à la rue à cause d'une trahison... Cet entraîneur avait foutu ma vie en l'air. Mais bon, pour l'instant, je me sens bien en Belgique et j'espère obtenir un transfert dans un club de D1, ce qui est logique. C'est frustrant de savoir qu'on a atteint un très bon niveau et de se retrouver en D3. C'est la vie. Je ne compte sûrement pas laisser tomber les bras mais au contraire, travailler un maximum. J'ai l'impression que mon talent a un peu été gâché. On verra bien. Je n'ai pas peur pour l'avenir. Je suis sur de moi et de mes capacités ! ". Tim Baete" Quand Galatasaray a remporté la Coupe de l'UEFA, je jouais avec la Réserve mais m'entraînais avec la Première "