Unique candidat aux élections à la présidence du Real Madrid, FlorentinoPerez a logiquement été élu en janvier dernier. Il avait déjà occupé le poste de 2000 à 2006, et avait lancé l'ère des galactiques, avec LuisFigo, ZinedineZidane, Ronaldo et DavidBeckham. Cette politique lui avait valu deux titres de champion (2001 et 2003) et une Ligue des Champions (2002, suivie par la Supercoupe d'Europe et la Coupe Intercontinentale. Malgré la crise économique, il entend rester fidèle à ses convictions. " Il faut investir pour recueillir les dividendes ", affirme-t-il. " Je reviens avec un projet sportif spectaculaire, qui vise à repositionner le Real Madrid à la place qu'il mérite, celle de plus grand club du monde. "
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Unique candidat aux élections à la présidence du Real Madrid, FlorentinoPerez a logiquement été élu en janvier dernier. Il avait déjà occupé le poste de 2000 à 2006, et avait lancé l'ère des galactiques, avec LuisFigo, ZinedineZidane, Ronaldo et DavidBeckham. Cette politique lui avait valu deux titres de champion (2001 et 2003) et une Ligue des Champions (2002, suivie par la Supercoupe d'Europe et la Coupe Intercontinentale. Malgré la crise économique, il entend rester fidèle à ses convictions. " Il faut investir pour recueillir les dividendes ", affirme-t-il. " Je reviens avec un projet sportif spectaculaire, qui vise à repositionner le Real Madrid à la place qu'il mérite, celle de plus grand club du monde. " Il n'a pas tardé à passer aux actes. Son premier geste a été de réengager l'Argentin JorgeValdano comme directeur technique et Zidane comme conseiller. Valdano a ensuite nommé comme entraîneur le discret Chilien ManuelPellegrini (55 ans). Après avoir entraîné en Amérique du Sud pendant 16 ans (Universidad de Chile, Palestino, O'Higgins et Universidad Catolica au Chili, LDU Quito en Equateur, San Lorenzo et River Plate en Argentine), il a débarqué à Villarreal en 2004 et a fait du sous-marin jaune un concurrent redouté en Ligue des Champions malgré un budget largement inférieur à celui des grosses cylindrées. Mais c'est au niveau des joueurs que le président a frappé fort. En attirant Kaká, le meneur de jeu du Milan AC, pour 65 millions il y a dix jours, il a réalisé le deuxième transfert le plus cher de l'histoire après celui de Zidane (75 millions en 2001). Kaká a signé pour six ans et percevra un salaire annuel de neuf millions nets. A la première époque galactique, les salaires étaient plafonnés à six millions... Ce transfert à peine officialisé, Perez s'est attaqué il y a une semaine à son deuxième gros poisson : le Portugais CristianoRonaldo. " Si le Real veut avoir notre perle, il lui en coûtera 80 millions de livres ", a d'emblée déclaré le directeur général de Manchester United, DavidGill. Soit environ 96 millions d'euros. " Tope là ! ", a répondu Perez qui n'a jamais été regardant à la dépense. Voilà, du coup, le record battu en matière de somme de transfert. P our son contrat, C. Ronaldo reçut une proposition de neuf millions nets par an ! " Ce n'est qu'un début ", affirma Perez. " Dans l'effectif 2009-2010, on trouvera les meilleurs joueurs du monde, entourés par des joueurs espagnols et des jeunes issus du centre de formation. "Son prochain objectif était l'engagement de DavidVilla, l'attaquant international espagnol de Valence. Selon la presse espagnole, le nouveau président du Real Madrid était prêt à débourser 37 millions pour acquérir ses services mais Valence en voulait 50. Dimanche dernier, la discussion était temporairement bloquée. On a un moment évoqué une chasse à LionelMessi, destinée à blesser l'ennemi héréditaire catalan comme Perez l'avait fait en engageant Figo, mais ce sera sans doute plus difficile. " Cela dit, je ne me souviens pas avoir signé un pacte de non-agression envers le Barça ", affirme Perez. Ces arrivées supposent forcément des départs. Ceux de FabioCannavaro (déjà recasé à la Juventus), JulienFaubert et JerzyDudek sont déjà effectifs, étant donné qu'ils arrivaient en fin de contrat et n'ont pas été reconduits. Mais Perez essaiera également de vendre JavierSaviola, GabrielHeinze, Pepe, ArjenRobben, WesleySneijder, RafaelvanderVaart, RoystonDrenthe, JaviGarcia, MiguelTorres, MichelSalgado, ChristophMetzelder, FernandoGago et Guti, bien que ce dernier ait signé un contrat à vie. Soit pas moins de 16 joueurs, priés de plier bagage pour un montant estimé à 100 millions. Raul devrait rester à condition qu'il assume son nouveau rôle au sein de l'équipe et qu'il accepte de ne pas être titulaire à tous les matches. Perez, qui n'a pas toujours eu des relations très amicales avec l'avant à qui il reproche d'avoir refusé de céder ses droits à l'image au club, estime que le nouveau directeur technique Valdano est la personne idéale pour le convaincre de sa nouvelle situation dans le vestiaire. " Si Raul affirme être le symbole de l'identité madrilène, qu'il le démontre et qu'il ne crée pas de problèmes lors de l'arrivée des stars que nous allons engager et qui risquent de le reléguer sur le banc ", clame l'entourage de Perez. C'est depuis Recife, où l'équipe nationale brésilienne préparait la Coupe des Confédérations, que Kaká (27 ans) a annoncé la nouvelle. " Une crise économique inattendue a frappé le monde du football, et le Milan AC n'y a pas échappé ", a-t-il expliqué. " Le meilleur moyen d'aider le club était, peut-être, d'accepter ce transfert. En ce qui me concerne, je considère ce passage au Real Madrid comme un nouveau défi. A 27 ans, ce n'est sans doute pas une mauvaise chose de se fixer de nouveaux objectifs. "Le nom de Kaká est associé au Real Madrid depuis plusieurs années. En 2006 déjà, RamonCalderon avait mené sa campagne électorale en promettant les transferts du Bésilien, de CescFabregas et de Robben. Il n'a finalement pu faire signer que l'ailier néerlandais, et encore, pas tout de suite. Un an plus tard, le nom de Kaká fut à nouveau cité avec insistance en relation avec la Maison- Blanche. Et pour cause, le joueur était alors au sommet : en 2007, il a conduit le Milan AC à sa septième Coupe d'Europe des Clubs champions, et fut élu Ballon d'Or et Joueur FIFA de l'Année. Lors du mercato hivernal de janvier 2009, c'est Manchester City qui avait fait de l'engagement de Kaká un objectif. Le club de VincentKompany avait fait une première offre de 100 millions, qu'il a surélevée à 130 millions. Une somme astronomique, que le Milan AC - en proie à des problèmes financiers - aurait été bien en peine de refuser, mais c'est le joueur lui-même qui déclina l'offre. Malgré le contrat de cinq ans qui l'attendait, et qui lui aurait garanti 82,5 millions nets, et l'apparition de son père et représentant BoscoLeite qui a fait croire que l'opération se réaliserait, Kaká n'a pas été convaincu par le projet sportif qui lui a été proposé par un club qui tente seulement de se faire une place parmi les grands de la PremierLeague. Le Milan AC savait, à ce moment-là, qu'il ne pourrait plus jamais espérer une telle somme. On aurait pu comprendre une telle offre en 2007, lorsque le Brésilien était le roi du monde, mais plus en 2009. L'étoile du joueur a un peu pâli en deux ans : en 2007-2008, il n'avait pas été capable d'éviter l'élimination des Rossoneri en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, ni de propulser le club au-delà de la 5e place en championnat, ce qui avait valu au Milan AC de disputer la Coupe de l'UEFA cette saison-ci. En outre, l'arrivée d'autres joueurs médiatiques comme Pato, Ronaldinho et Beckham a relégué Kaká, si pas dans l'ombre, du moins au second plan. Les liens affectifs entre le joueur et les supporters milanais sont cependant toujours restés très forts. En janvier, lorsque les pourparlers avec Manchester City battaient leur plein, ils ont violemment manifesté leur désapprobation. Et aujourd'hui, on chuchote que si le transfert du joueur n'a été officialisé que la semaine dernière, c'est à la demande de SilvioBerlusconi qui souhaitait conserver sa cote de popularité au plus haut le week-end des élections européennes. A côté des pro Kaká, il y a les hésitants comme RaulVarela, journaliste à RadioMarc : " Loin de moi l'idée de décrier Kaká. Ballon d'Or européen, Joueur FIFA de l'Année : son palmarès plaide pour lui. Mais je ne pense pas, pour autant, qu'il incarne le Messie susceptible de hisser le Real Madrid à la hauteur de Barcelone. Depuis deux ans, il est en vacances à Milan. Entouré de vétérans trentenaires, il a dû accepter la prise de pouvoir du voisin intériste et semble s'ennuyer lorsqu'il endosse la vareuse auriverde de la Seleçao. Depuis qu'il a conquis ses lettres de noblesse en 2007, il a été dépassé par au moins une demi-douzaine de footballeurs, tant sur le plan médiatique que sur celui du rendement. Citons pêle-mêle StevenGerrard, Ronaldo, FrankLampard, Fabregas, ZlatanIbrahimovic ou même Villa, le footballeur espagnol à la mode, sans parler des joyaux catalans comme Xavi, AndrésIniesta ou Messi. Selon moi, si Perez a voulu l'engager, c'est davantage pour démontrer aux socios qu'il est plus efficace que son prédécesseur Calderon, qui avait essayé en vain d'attirer le joueur brésilien, que par nécessité sportive. " Cristiano Ronaldo, lui, n'a pas souhaité s'exprimer aussi longtemps qu'il n'avait pas apposé sa signature au bas du juteux contrat qui l'attend. Mais, de par le monde, les réactions ne se sont pas fait attendre. A commencer par celle de MichelPlatini, le président de l'UEFA, qui a jugé indécent de dépenser une telle somme pour un joueur de football en ces temps de crise économique. Chacun y va de son avis sur la question. " Aucun joueur ne vaut 96 millions ", estime le vice-président du FC Barcelone, JaumeFerrer. Un autre dirigeant blaugrana, Xavier Sala i Martin, renchérit : " J'ignore où Perez est allé chercher les 300 millions qu'il a promis d'investir. Il prétend qu'il les récupérera en vendant des maillots, mais pour cela, il devra en vendre 30 millions. Impossible ! " Tout le monde n'est pas de cet avis. " 96 millions, c'est un prix juste par rapport à ce que Cristiano a déjà démontré sur les terrains ", estime l'autre joueur portugais de ManU, Nani. " Mais son départ n'est pas irréparable pour les RedDevils. " Mais il rend triste jusqu'au Premier ministre britannique GordonBrown : " La PremierLeague a perdu l'un des joueurs les plus brillants du monde. Je pense que les Anglais auront de la peine en ne le voyant plus sur les pelouses. " " Ce chiffre de 96 millions est déjà entré dans l'histoire, mais il démontre que mon club a bien évalué le potentiel de Cristiano ", estime Pepe, le joueur portugais du Real. " Cristiano se plaira beaucoup dans la Liga ", pense Deco, le joueur portugais de Chelsea. " Il voudra être à la hauteur de la somme déboursée pour acquérir ses services, ce sera un autre défi pour lui. " " C'est le meilleur joueur du monde et il élèvera encore son niveau de jeu au Real ", prédit BrunoAlvés, joueur de Porto. " A eux deux, Kaká et Ronaldo hisseront le niveau de la Liga vers des sommets jamais atteints ", renchérit AlvaroArbeloa, joueur espagnol de Liverpool. Comme Kaká, Cristiano Ronaldo fait partie des objectifs du Real depuis longtemps. On peut même remonter à 2003, où il était courtisé par... les deux clubs madrilènes. Car l'Atletico était également entré dans la danse. Mais le Real avait choisi de débaucher Beckham à Manchester pour 35 millions. Avec la moitié de cet argent, soit 18 millions, les RedDevils ont acquis la jeune perle portugaise au Sporting Lisbonne. Six ans plus tard, ils le revendent cinq fois le prix d'achat. L'opération marketing a déjà été enclenchée du côté de Madrid. On prête l'intention à Ronaldo d'endosser le n°9 au Real. La marque déposée CR7 aura bientôt une petite s£ur : CR9. par daniel devos (avec esm) - photos: reporters