Pas plus tard que l'été passé, l'avenir du football semblait pour le moins compromis à Molenbeek. Le 22 août, le Comité Exécutif de l'URBSFA entérinait la radiation de son club-phare, le RWDM. Une mesure aussitôt contestée par l'ancien joueur et dirigeant local, Johan Vermeersch, qui réclama en référé l'annulation de cette sentence ainsi que la permission de pouvoir repartir sur des bases saines en D3. Le 6 septembre, la justice débouta l'entrepreneur de Ternat, signant par là, de manière définitive, l'arrêt de mort du glorieux matricule 47.
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Pas plus tard que l'été passé, l'avenir du football semblait pour le moins compromis à Molenbeek. Le 22 août, le Comité Exécutif de l'URBSFA entérinait la radiation de son club-phare, le RWDM. Une mesure aussitôt contestée par l'ancien joueur et dirigeant local, Johan Vermeersch, qui réclama en référé l'annulation de cette sentence ainsi que la permission de pouvoir repartir sur des bases saines en D3. Le 6 septembre, la justice débouta l'entrepreneur de Ternat, signant par là, de manière définitive, l'arrêt de mort du glorieux matricule 47. Neuf jours plus tard à peine, le ballon rond reprenait toutefois à nouveau ses droits au stade Edmond Machtens, occupé pour la première fois en cette circonstance précise par le FC Strombeek, appelé à y donner la réplique au SV Roulers. Les banlieusards bruxellois, à l'étroit dans leurs installations du Singel, et qui avaient déjà approché à diverses reprises l'ancienne direction du RWDM aux fins d'un regroupement des forces, voyaient enfin un vieux rêve se concrétiser. Même si, dans l'aventure, le club allait y perdre à la fois de ses identité et substance.LiftingS'il a beau répondre toujours, actuellement, à son appellation d'origine, le FC Strombeek sera immanquablement rebaptisé la saison prochaine (voir cadre). Dans l'intervalle, il a d'ores et déjà subi un premier lifting, puisqu'en acceptant de s'ouvrir au professionnalisme, il s'est séparé de la plupart des composantes de son effectif de départ. Au sein du groupe actuel, seul David Lemmens fait figure de rescapé au même titre que les jeunes Laurent Longrie et Dennis Dessaer. Même le coach Danny Ost a dû céder le flambeau au routinier Harm Van Veldhoven.Avec le concours des ex-Molenbeekois Nicolas Timmermans, Afrim Salievski, Steve Barbé, Adrian Bakalli et Jonathan Butera auxquels se sont ajoutés déjà, à l'occasion du présent mercatoIvan Willockx, Sammy Greven, Olaf Vandael, Saïd Makasi, Petr Kupka, José Duarte et Aminu Sani, le propos du FC Strombeek actuel sera d'essayer de rafler la troisième tranche. Celle-ci débutera la deuxième semaine de février. D'ici là, d'autres joueurs devraient encore venir grossir l'effectif puisque des contacts sont en cours. "Nous aurons une équipe compétitive pour négocier le dernier tiers du championnat", observe Johan Vermeersch. "Si nous assurons notre montée par le biais du tour final cette année encore, ce serait formidable. A défaut, nous tenterons de rejoindre l'élite un an plus tard. Je reste intimement convaincu, en tout cas, qu'il y a de la place pour un deuxième club bruxellois, au côté d'Anderlecht, au plus haut niveau".SymbioseEn revanche, Johan Vermeersch met un sérieux bémol à la cohabitation de deux clubs au stade Edmond Machtens, faute d'infrastructures adaptées. Après avoir entrevu le pire avec la disparition du matricule 47, les autorités molenbeekoises devront peut-être composer non pas avec un seul mais avec deux pensionnaires à la rue Malis. Un groupe d'irréductibles supporters, regroupés autour de Rémy Poussart, veut effectivement mettre tout en oeuvre pour ressusciter le RWDM. Et ils ont obtenu gain de cause à l'URBSFA, récemment, puisqu'ils peuvent disposer du sigle à condition d'en modifier au moins une des composantes ou d'y effectuer un ajout. "Nous avons fait dix propositions de nom à l'Union Belge", observe Rémy Poussart. "L'une d'entre elles recueille tout particulièrement nos faveurs: celle de RWDM Brussels. Notre démarche auprès de la commune a été couronnée de succès également puisque celle-ci a donné son aval pour que nous occupions les installations en alternance avec le FC Strombeek actuel, et pour que nous y disposions de la moitié des bureaux. Sur le plan sportif, deux clubs de D3 sont désireux de nous céder leur matricule. L'idéal serait de redémarrer à ce niveau".Reste à voir si on en arrivera là. Jeudi passé, à l'initiative de l'échevin des Sports, Jamal Ikazban, les deux clans se sont réunis pour étudier les modalités d'une symbiose. Rémy Poussart tient absolument à conserver l'appellation RWDM dans le nom du nouveau club tout en souhaitant la réintégration de Marc Wuyts dans le staff technique. Johan Vermeersch, lui, réclame les pleins pouvoirs mais est prêt à intégrer Rémy Poussart dans l'organigramme du futur club unique. Sur ces bases, une nouvelle entrevue avec la commune aura lieu cette semaine encore. Bruno Govers