Fils de l'ancien joueur Arnor Gudjohnsen, Eidur, né le 15 septembre 1978, a passé les onze premières années de sa vie en Belgique. Il a grandi à Lokeren, son père ayant joué pour le Sporting local de 1978 à 1983, puis à Brussegem, une bourgade sise à dix kilomètres de Bruxelles, quand Arnor a porté le maillot d'Anderlecht, de 1983 à 1990.
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Fils de l'ancien joueur Arnor Gudjohnsen, Eidur, né le 15 septembre 1978, a passé les onze premières années de sa vie en Belgique. Il a grandi à Lokeren, son père ayant joué pour le Sporting local de 1978 à 1983, puis à Brussegem, une bourgade sise à dix kilomètres de Bruxelles, quand Arnor a porté le maillot d'Anderlecht, de 1983 à 1990. Il ne conserve que de bons souvenirs de cette période, marquée par le football. " Il paraît que, bébé, je dormais dans le bureau du manager, Aloys Derijcker, pendant les matches de Lokeren ", sourit Gudjohnsen. " Plus tard, je n'allais pas au lit avant d'avoir le short, le maillot et les chaussettes de mon père. A Anderlecht, il était mon héros. J'ai étudié les buts de mon père sur vidéo pendant des heures et j'ai suivi tous ses matches. Quand je n'étais pas dans la tribune, j'étais collé à la radio ou à la télévision. Les moments dont je me souviens ? La victoire 2-0 en C2 contre Barcelone en 1989, le deuxième match de barrage pour le titre en 1985-1986, 2-2 au Club Bruges, la superbe reprise de mon père contre ce même Club, son titre de Joueur de l'Année en 1987... Plus grand, je suis souvent entré dans le vestiaire d'Anderlecht, où j'ai rencontré des joueurs comme Luc Nilis et Marc Degryse. Au début, c'était fantastique mais je m'y suis rapidement habitué. Quelques années plus tard, en 1995, âgé de 17 ans, j'ai joué avec Nilis au PSV ! Il s'est senti très vieux, d'un coup ! (Il éclate de rire).Dès que j'avais un moment, je jouais au foot : pendant la récréation à l'école ou le soir, après mes devoirs. J'enfilais souvent les maillots que mon père avait échangés à l'occasion de ses matches européens, et notamment celui d'Hugo Sanchez. J'ai entamé ma carrière footballistique à Brussegem. Je me souviens de mon premier but, en diablotins ou en préminimes. Nous avons gagné 20-0 et j'ai inscrit le 19e but. Beaucoup d'autres ont suivi, notamment cinq contre Anderlecht, lors d'une éclatante victoire 1-5. Le lendemain, mon père a parlé du match à qui voulait l'entendre, au Sporting. Il semble qu'Anderlecht ait témoigné d'un certain intérêt mais mon père a préféré me laisser dans un environnement familier. Je culpabilise un peu de n'avoir plus conservé de contact avec mes amis d'enfance mais je vais certainement retourner à Brussegem un de ces jours. Revoir la maison où nous habitions mais sans sonner à la porte ! Puis faire un tour dans le quartier et rendre visite à un camarade qui y tient maintenant une pharmacie. Ce sera chouette. "