Lassés du football insipide produit par les Pandas sous les ordres de Claude Makelele, l'ancien international français réduisant en outre significativement le temps de jeu des joueurs estampillés Aspire, les dirigeants d'Eupen semblaient avoir opté pour un retour à la formule de la période Jordi Condom en nommant Beñat San José à la tête de l'équipe. Champion du Chili et de Bolivie, le Basqu...

Lassés du football insipide produit par les Pandas sous les ordres de Claude Makelele, l'ancien international français réduisant en outre significativement le temps de jeu des joueurs estampillés Aspire, les dirigeants d'Eupen semblaient avoir opté pour un retour à la formule de la période Jordi Condom en nommant Beñat San José à la tête de l'équipe. Champion du Chili et de Bolivie, le Basque doit ramener un football attractif pratiqué par de jeunes talents sur la pelouse du Kehrweg. Deux semaines après la reprise, le temps de jeu des promesses de l'école Aspire se limite pourtant à un quart d'heure offert à Lazare Amani en fin de rencontre face à l'Antwerp. Par contre, l'équipe a pris des accents hispanophones très prononcés, avec un mercato qui fait la part belle aux joueurs ibères. En plus de Flavio Ciampichetti, buteur vétéran venu d'Amérique du Sud, Eupen s'est offert les services de Jon Bautista et Adrián Lapeña, deux jeunes joueurs de la Real Sociedad, club formateur de San José qui y a également entamé sa carrière de coach au sein de l'école des jeunes. La délégation ibère du Kehrweg a été complétée par Jordi Amat, défenseur fort d'une expérience de 123 matches de Liga et une cinquantaine de rencontres de Premier League. Le taulier espagnol, ancien international espoirs, doit aider les Germanophones à résoudre leurs problèmes défensifs, eux qui affichent déjà la pire défense du Royaume avec dix buts encaissés en 180 minutes. Très exposés sur phases arrêtées, les Pandas n'ont pas choisi la voie la plus facile en misant sur une filière du jeu espagnol qui n'a pas souvent porté ses fruits sur les pelouses de Pro League. Surtout, la logique du mercato semble difficile à cerner. Des joueurs allemands ou des paris issus des divisions inférieures, comme le buteur de Lommel Leonardo Rocha, complètent une constellation de joueurs sans lien apparent, et renforcent l'impression d'improvisation qui se dégage actuellement du marché eupenois.