C'est l'histoire d'une résurrection. Celle d'un joueur, porté aux nues après sa première saison en Ligue 1. Celle d'un attaquant que deux clubs (Lille et Toulouse) se sont arrachés. Celle d'un gars qui, après avoir donné sa parole à Lille, avait filé à Toulouse, alléché par la perspective de disputer la Ligue des Champions. Mais voilà André-Pierre Gignac a connu, sur les bords de la Garonne, une première année bien loin de ses espérances. La Ligue des Champions a tourné court (Toulouse a été éliminé lors des tours préliminaires par Liverpool), le club s'est battu contre la relégation jusqu'à la dernière journée et celui qui venait de Lorient n'a jamais trouvé ses marques, se retrouvant sur le banc...

C'est l'histoire d'une résurrection. Celle d'un joueur, porté aux nues après sa première saison en Ligue 1. Celle d'un attaquant que deux clubs (Lille et Toulouse) se sont arrachés. Celle d'un gars qui, après avoir donné sa parole à Lille, avait filé à Toulouse, alléché par la perspective de disputer la Ligue des Champions. Mais voilà André-Pierre Gignac a connu, sur les bords de la Garonne, une première année bien loin de ses espérances. La Ligue des Champions a tourné court (Toulouse a été éliminé lors des tours préliminaires par Liverpool), le club s'est battu contre la relégation jusqu'à la dernière journée et celui qui venait de Lorient n'a jamais trouvé ses marques, se retrouvant sur le banc plus souvent qu'à son tour. On l'avait déjà rangé dans la case des espoirs déçus. Et pourtant, un an plus tard, le revoilà. Il a déjà planté dix buts (dont un doublé contre Saint-Etienne ce week-end), battant son record de Lorient (9 lors de sa première saison) et a retrouvé la confiance (c'est le joueur de L1 qui a le plus frappé au but). " Je suis arrivé à Toulouse dans la peau d'un titulaire. Le club avait déboursé 5 millions d'euros mais c'est Johan Elmander qui avait la préférence dans l'axe. A partir de là, j'ai lâché mentalement. A l'entraînement, je bâclais mon travail. Tout allait mal ", explique Gignac. Le public du Stadium le prit en grippe et il fallut le départ du buteur suédois pour Bolton pour enfin voir le vrai visage de celui qui est issu du peuple gitan (comme Jacques Abardonado, son cousin) et qui vécut dans une roulotte. " Le rôle du nouvel entraîneur, Alain Casanova, qui succéda à l'intersaison à Elie Baup, a été déterminant. Dès le premier jour, il a eu les bons mots. J'ai adhéré à son discours car j'avais besoin de me remettre en selle ", rajoute-t-il. Formé à Martigues avant de rejoindre Lorient, il se fit remarquer lors de sa première titularisation en Ligue 1 en plantant trois buts à Nantes. Gignac, c'est le prototype de l'attaquant moderne : solide physiquement, mobile, rapide, combatif, technique, capable de jouer en pivot (bon sens de la remise) ou dans la profondeur. Il avait d'ailleurs attiré l'£il de Raymond Domenech lors de sa première saison lorientaise. JEAN-LOUIS AKPA-AKPRO, l'attaquant français qui évoluait au Brussels la saison passée, a signé un contrat d'un an et demi à Grimsby Town (D4 anglaise). NICOLAS DOUCHEZ, le gardien de Rennes, est en lutte avec le médian de Lorient Fabrice Abriel et le vétéran de Nice, Olivier Echouafni (36 ans) pour le titre de joueur du mois de novembre. SANTOS MIRASIERRA, le supporter marseillais lourdement sanctionné par la justice espagnole, a été libéré sous caution (6.000 euros). CRIS ETJUNINHO, les deux Brésiliens de Lyon, ont reçu une amende de l'UEFA de 10.000 et 15.000 euros pour avoir affirmé avoir délibérément reçu un avertissement lors du match contre la Fiorentina. RAYMOND DOMENECH a reçu un soutien surprenant puisqu'il vient du comédien Jean-Pierre Bacri qui dans So Foot a déclaré : " Domenech, c'est quand même bien le même mec qui amène la France en finale de la Coupe du Monde, c'est bien ça ? Et Gourcuff, c'est pas ma mère qui l'a sélectionné ? (...) J'aime bien son coaching quand il sort Benzema à la mi-temps, qu' Anelka rentre et qu'on marque deux buts. Tout d'un coup, ça fait réfléchir Benzema, qui est un petit peu enfant gâté, qui s'aperçoit que tout n'est pas rose. " KEVIN MIRALLAS est monté au jeu à la 60e alors que Toulouse menait déjà 3-1 contre Saint-Etienne. Luigi Pieroni (Valenciennes, non retenu) et Eden Hazard (Lille, sur le banc) n'ont pas participé aux succès de leurs équipes. STéPHANE VANDE VELDE