Christian Wilhelmsson et Caroline Hakansson

Christian Wilhelmsson (23 ans) : Certainement. Nous devons être ouverts aux autres. Sur ce plan, Caroline et moi sommes pareils. Nous sommes très ouverts, je pense. Evidemment, c'est aussi lié aux prestations sur le terrain. Si ça ne marche pas en foot, la vie privée est aussi moins agréable. J'ai été blessé pour plusieurs semaines mais je n'ai pas manqué de travail car il y avait beaucoup à faire à la maison : de nouveaux rideaux, une autre table de salon... J'aimerais installer un bar dans notre living.
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Christian Wilhelmsson (23 ans) : Certainement. Nous devons être ouverts aux autres. Sur ce plan, Caroline et moi sommes pareils. Nous sommes très ouverts, je pense. Evidemment, c'est aussi lié aux prestations sur le terrain. Si ça ne marche pas en foot, la vie privée est aussi moins agréable. J'ai été blessé pour plusieurs semaines mais je n'ai pas manqué de travail car il y avait beaucoup à faire à la maison : de nouveaux rideaux, une autre table de salon... J'aimerais installer un bar dans notre living. De ce point de vue, la vie en Belgique est déjà plus simple qu'en Norvège car là, il n'y a pas de repas chaud à midi. Caroline et moi allons souvent au restaurant, ici. Les plats de viande sont particulièrement savoureux. Comme les frites, évidemment. Je ne dois pas surveiller ma ligne car je perds facilement du poids. Je ne suis d'ailleurs pas un gros mangeur. Souvent, Caroline insiste pour que je mange davantage. Le seul plat suédois que nous cuisinons parfois, ce sont nos traditionnelles petites boulettes de viande. Pas vraiment. Plutôt les contacts familiaux. Caroline regrette sa maman (il rit et Caroline opine du chef). Mais ça change. Je me suis exilé en Norvège à l'âge de 17 ans. Je suis parti seul. J'ai appris à être indépendant. J'avoue quand même que mes six premiers mois à Stabaek ont été très pénibles. Depuis peu, nous avons une connexion Internet, ce qui facilite nos contacts avec la Suède. Nous avons également une antenne parabolique, pour capter les chaînes suédoises. Nous suivons donc de près ce qui se passe au pays. Nous nous sommes beaucoup intéressés à l'assassinat d'Anna Lindh. Ça nous arrive, comme à tout le monde, mais je pense que c'est sain pour une relation : ça met de l'animation. C'est généralement à propos de bêtises : parce que je ne suis pas assez souvent à la maison ou que je passe trop de temps devant l'ordinateur. Caroline explose et là, je sais que j'ai intérêt à me taire. Parfois, elle peut m'ennuyer pendant deux jours. Ensuite, j'effectue le premier pas pour nous réconcilier. Je trouve ridicule de se disputer pendant des jours à cause d'un détail. Au début, c'était pénible. Je veux être Wilhelmsson. Peut-être qu'un jour, on demandera à Beckham pourquoi il imite Wilhelmsson (il rit) ! Je ne peux m'en cacher : j'apprécie l'intérêt des médias. Il ne me cause pas de problème. ( Caroline : " Je raffole de Beckham ! Christian est mon David à moi "). J'aime également le luxe. J'adore m'acheter de beaux vêtements, j'ai envie d'avoir une belle maison et récemment, j'ai commandé une Mercedes CLK pour remplacer ma Renault Megane. Je me sens tout simplement mieux dans ma peau si je suis bien habillé et que j'ai des objets de luxe. On le remarque quand j'arrive au club. (Caroline : " Je pense que Christian trouve le luxe plus important que moi ".) Non. Pour l'instant, je me concentre sur le seul football. J'ai toujours adoré les animaux. Gamin, je jouais avec les chiens et les lapins. J'ai un perroquet, Cognac, qui peut vous saluer en anglais et qui parle quelques mots de suédois. Pour le moment, il écoute la radio flamande, donc qui sait : il va peut-être bientôt s'exprimer en néerlandais ! Ma s£ur étudie la zoologie en Suède. Nous avons évoqué la possibilité d'ouvrir une réserve animale en Afrique, au terme de ma carrière. J'ai l'argent et elle a le diplôme nécessaire alors que moi je n'ai terminé mes humanités. C'est idéal, non ? Caroline Hakansson (19 ans) : Nous venons de fêter notre troisième anniversaire. Christian et moi avons grandi dans le même petit village, sur la côte sud du pays. Nous avons fréquenté la même école mais il a cinq ans de plus que moi. Je savais évidemment qu'il était footballeur professionnel. Il était alors à Malmö. Nous n'avons jamais été de vrais amis. C'est finalement une connaissance commune qui nous a présentés. ( Christian : " Nos premiers contacts ont eu lieu par Internet et par téléphone. C'est une relation très moderne, non ?") Ensuite, Christian a évolué en Norvège et il m'a invité à l'y rejoindre quelques jours. Tout s'est parfaitement agencé, même si je ne suis pas allée vivre avec lui là-bas, car mes études me retenaient en Suède. Cette période a été difficile. Nous nous voyions fort peu. Je devais effectuer un voyage en bus de onze heures pour le voir. Oh, seulement mes humanités, mais j'ai appris l'allemand, ce qui me permet de comprendre un peu de néerlandais ici. Je vais suivre des cours de français avec Christian. Le club en a pris l'initiative pour les étrangers. J'ai dû terminer mon job de vacances. J'étais vendeuse dans une boutique de vêtements, ce qui me plaisait beaucoup. En fait, c'est la première fois que Christian et moi vivons ensemble. Jusqu'à présent, ça me plaît, je dois dire. Il est très ouvert, très attentif. Il s'intéresse à tout le monde. Son défaut, c'est la nonchalance avec laquelle il gère son temps. Il lui arrive d'oublier des rendez-vous ou d'arriver en retard. Je n'aime pas non plus qu'il passe trop de temps sur Internet ou à la Playstation, c'est vrai. Je m'occupe du ménage et je fais du shopping pendant mes loisirs. Non, plus avec Christian, car il souffre au bout de cinq minutes. ( Christian : " Oui, mes pieds et mes genoux deviennent douloureux ". Tous deux éclatent de rire). Je me promène avec Linda, la femme de Bengt Saeternes, qui est également suédoise. Ensemble, nous découvrons la Belgique. Oui ! J'ai toujours joué au football. Je vais bientôt m'inscrire dans une équipe internationale de Bruxelles, ce qui déplaît fortement à Christian (elle grimace en sa direction). De ce point de vue, nous allons bien ensemble. Il pense au football 24 heures sur 24 et j'aime ça aussi, donc ça va. Je n'en discute pas avec lui car il est professionnel. Quel conseil pourrais-je bien lui donner ? J'essaie surtout de l'écouter. Après un match médiocre, il peut être de mauvaise humeur. ( Christian : " C'est vrai. Je n'arrive pas à m'endormir ". ) (En ch£ur). Oui, nous écoutons de tout ! (Christian : " Mais pas du jazz, ça me rend dingue "). Pour le moment, en voiture, nous écoutons Roxette . (Christian : " Ou le CD que j'ai réalisé, dont le titre est : Övergrym, c'est-à-dire mieux que mieux "). Nous regardons régulièrement des films. Nous avons une belle collection de DVD. Mon préféré, c'est ThePatriot. ( Christian : " Le mien, c'est Scarface. Je raffole des films de gangsters. Si je n'étais pas devenu footballeur, je serais sans doute gangster ").