Il y a un mois, Erik Wijmeersch jetait un pavé dans la mare en affirmant lors d'une conférence de presse retentissante que le Dr Renno Roelandt, vice-président du COIB et membre de l'Agence mondiale antidopage, l'avait aidé à se doper durant sa carrière. Un passage qui figure dans la biographie de l'ancien sprinter rédigée à l'aide d'un journaliste du Het Laatste Nieuws, Maarten Michielsens. Le Dr Roelandt se dit victime d'un coup monté.
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Il y a un mois, Erik Wijmeersch jetait un pavé dans la mare en affirmant lors d'une conférence de presse retentissante que le Dr Renno Roelandt, vice-président du COIB et membre de l'Agence mondiale antidopage, l'avait aidé à se doper durant sa carrière. Un passage qui figure dans la biographie de l'ancien sprinter rédigée à l'aide d'un journaliste du Het Laatste Nieuws, Maarten Michielsens. Le Dr Roelandt se dit victime d'un coup monté. Selon vous, on se serait servi de la presse pour vous nuire ?Grâce à tous ces bruits, Wijmeersch a assuré la promo de son livre. Aucun des arguments qu'il a présentés ne tient la route. Il a brandi des enregistrements audio censés prouver ma culpabilité. Tout cela dix ans après les faits, soi-disant parce qu'il avait peur ! Or, le COIB a écouté les bandes sans y trouver de comportements compromettants. Et le journaliste qui l'a aidé à tout dévoiler et qui a rédigé son livre vient d'être viré par Het Laatste Nieuws. Il est d'ailleurs venu pleurer pour qu'on ne lui enlève pas sa carte de presse... Comment allez-vous réagir ?Je compte l'attaquer en justice mais le fait qu'il ne travaille plus pour Het Laatste Nieuws complique la chose. J'ai exigé des excuses du journal mais sans obtenir de réponses. Pourtant, Het Laatste Nieuws n'a pas hésité à consacrer jusqu'à trois pages sur cette affaire. Signées par ce fameux journaliste qui n'a pris aucune précaution dans ses articles : pour lui, j'étais le coupable. Il n'a même pas daigné employer le conditionnel dans ses formulations. Et c'est lui qui a prévenu le COIB et le ministre des Sports, qui m'ont directement demandé de démissionner ! Mais j'ai demandé un délai pour me défendre. Vous êtes victime d'un acharnement médiatique ? Oui. C'est encore ce journaliste qui m'avait mis en cause lors de la demi-finale des JO entre les Diablotins et le Nigeria - NDLR : Roelandt avait été accusé d'avoir tenu des propos racistes. J'ai rencontré beaucoup de problèmes à cause de cette histoire. Certains ont fait pression pour que je démissionne. En juin, il était aussi venu m'interviewer. Il m'avait demandé si je pensais que le cyclisme devait être supprimé des JO, ce à quoi j'avais répondu que je n'avais pas assez d'éléments pour juger. Le lendemain, il me faisait dire dans son article que le cyclisme n'avait plus sa place aux JO ! Mais je ne suis pas le seul à avoir connu ce genre de problèmes : Patrick Lefevere est aussi en procès contre lui pour diffamation.