Le mercredi 1er mars, à 100 jours exactement du début de la Coupe du Monde en Allemagne, pratiquement tous les pays qualifiés en ont profité pour parfaire leur préparation. Deux résultats sont assez surprenants : la défaite de la France à domicile contre la Slovaquie (la première de l'ère RaymondDomenech lors de la 18e rencontre) et la déroute du pays organisateur en Italie (4-1). D'autres nations ont programmé des matches pour préparer les éliminatoires de l'Euro 2008 qui commencent déjà en août prochain.
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Le mercredi 1er mars, à 100 jours exactement du début de la Coupe du Monde en Allemagne, pratiquement tous les pays qualifiés en ont profité pour parfaire leur préparation. Deux résultats sont assez surprenants : la défaite de la France à domicile contre la Slovaquie (la première de l'ère RaymondDomenech lors de la 18e rencontre) et la déroute du pays organisateur en Italie (4-1). D'autres nations ont programmé des matches pour préparer les éliminatoires de l'Euro 2008 qui commencent déjà en août prochain. C'était évidemment le cas du Luxembourg et de la Belgique qui avaient décidé de se rencontrer au Grand Duché. René Vandereycken en a profité pour effectuer une première prise de contact mais d'un point de vue strictement sportif, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Il est vrai que le match en lui-même passait au second plan dans ce cas précis. Le plus important était de tisser des contacts humains intéressants et de ce point de vue-là, tout s'est, paraît-il, remarquablement passé. Le match, interrompu à 24 minutes de la fin pour les raisons que tout le monde connaît, n'a pas atteint un niveau exceptionnel, loin s'en faut. Le coach fédéral estime qu'il y a eu beaucoup de choses positives et il est normal de tenir de tels propos à l'issue de sa première rencontre à la tête d'une équipe. Le choix de l'adversaire était justifié par l'entraîneur, qui déclare que plusieurs équipes de ce niveau figurent dans notre poule qualificative. Mais en analysant les résultants des quatre dernières années, le Luxembourg (et ceci étant écrit avec tout le respect que je dois à mon ancien coéquipier Guy Hellers) est inférieur à tous nos adversaires de groupe. Même si il faut bien évidemment laisser le temps au temps - et que je ne m'attendais pas à une meilleure prestation de nos Diables-, la prestation n'a pas été aussi positive que certains veulent le faire croire. Faisons parler les chiffres. Vu le peu d'intérêt de la demi deuxième mi-temps disputée dans des conditions très difficiles, je me contenterai de détailler les 43 premières minutes, moment choisi par Erwin Vandenbergh pour ouvrir la marque. Jusque-là, le terrain était tout à fait jouable et les chiffres sont éloquents : -1 tir cadré pour 2 à nos voisins, -4 corners partout, -pas un seul coup franc axial, -plus de 60 pertes de balle de nos joueurs, -nos attaquants ont été signalés neuf fois hors-jeu contre un adversaire qui ne le pratiquait pas, -jamais plus de 5 passes consécutives sauf quand nos défenseurs conservaient le ballon face à un pressing inexistant. Finalement, on a trouvé la profondeur presque exclusivement sur de très longs ballons venant le plus souvent de Philippe Léonard. La construction dans le milieu du jeu a été quasi inexistante. La prestation des néophytes a été positive mais il faudra, comme toute l'équipe, les revoir contre une opposition plus consistante. Bref, laissons le nouveau sélectionneur travailler et trouver les meilleures solutions pour que la Belgique soit prête lors du premier match officiel. Ce qu'on lui demande, c'est de gagner. Et il l'a fait. La manière viendra peut-être plus tard ! Étienne Delangre