A l'heure des récompenses, il ne faudra pas l'oublier. Alors que l'Inter est en passe de réaliser un triplé historique et peut-être de gagner la CL, les héros sont déjà reconnus : la classe de Wesley Sneijder , le réalisme de Diego Milito et l'intransigeance de Julio César . Mais pour le portier brésilien, la couronne de lauriers cache certaines épines.
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A l'heure des récompenses, il ne faudra pas l'oublier. Alors que l'Inter est en passe de réaliser un triplé historique et peut-être de gagner la CL, les héros sont déjà reconnus : la classe de Wesley Sneijder , le réalisme de Diego Milito et l'intransigeance de Julio César . Mais pour le portier brésilien, la couronne de lauriers cache certaines épines. Porté aux nues ces dernières saisons, bien installé à la troisième place du classement 2009 de l'IFFHS (Fédération Internationale de l'Histoire et des Statistiques du Football) des meilleurs gardiens derrière Iker Casillas et Gianluigi Buffon , élément le plus stable de l'édifice JoséMourinho et à la base des trois derniers titres, il a failli s'écraser à partir de la fin février. Le 24, en huitième de finale aller face à Chelsea, il se fait surprendre par un rebond sur un tir de Salomon Kalou ; même erreur, le 27 mars face à l'AS Rome et le 17 avril, deux points se perdent de sa faute face à la Fiorentina. Si l'AS Rome est revenue dans le parcours, elle le doit autant à sa série impressionnante qu'à la fébrilité étonnante du gardien de l'Inter, pourtant jusque-là impeccable. Et maintenant l'explication... Dans la nuit du 21 au 22 février, sa Lamborghini s'était encastrée dans un mur. Les circonstances du crash n'ont jamais été dévoilées mais à Milan, capitale de la mode et des fêtes, le gardien titulaire de l'équipe du Brésil passe pour un oiseau de nuit. Cette réputation n'a jamais joué contre lui. Mais avouez qu'un accident automobile aux petites heures de la nuit, à deux jours d'un match importantissime en Ligue des Champions, il y avait de quoi énerver le bouillant José ... Contre Chelsea, Julio César portait encore les traces de son accident : une forte contusion au visage engendrée par l'éclatement de l'airbag de son véhicule. Le malaise était à ce point profond que le président du club Massimo Moratti avait provoqué un entretien avec son gardien. En Italie, les gardiens font souvent la une... Même le plus constant, Edwin van der Sar avait connu une période délicate lorsqu'il évoluait à la Juventus. Dans la Botte, les avis divergent encore à ce propos... " En 1993, j'avais également eu un accident de la route. J'avais été touché à la clavicule et aux poumons et j'avais mis un an avant de retrouver mon niveau ", explique l'ancien portier de la Squadra Gianluca Pagliuca . " Un gardien doit accepter d'être moins bien à certains moments et ne pas le cacher ", a pour sa part dit Giovanni Galli , cet autre gardien de l'équipe nationale de la Fiorentina et du Milan AC. En ce qui concerne Julio Cesar, certains commençaient même à évoquer le syndrome Dida , son prédécesseur dans la cage de la Seleçao . Alors qu'il était impérial et au sommet de son art, le Milanista avait été touché par un fumigène en 2005 contre... l'Inter. Depuis, Dida a sombré corps et âme. C'aurait été dommage de se louper pour Cesar qui, à 30 ans, a atteint enfin la notoriété et dont la carrière fut linéaire. Après six ans à Flamengo et une première sélection brésilienne lors de la Copa America 2004, il prit le chemin de l'Italie. Parce que l'Inter avait déjà atteint son quota d'étrangers, les Nerazzurri le firent affilier durant un an au Chievo Vérone où il dut se contenter d'un rôle de remplaçant du vétéran Luca Marchegiani . Un an plus tard, une fois le ménage fait à l'Inter, il prit la direction de la Lombardie voisine. Arrivé comme substitut de Francesco Toldo , il ne lui fallut que quelques mois pour s'ériger en titulaire. Résultat : trois titres (plus un sur tapis vert) et une progression constante. " Il a un très bon positionnement, il est très vif et très rapidement dans les pieds de l'adversaire, et commande très bien sa défense ". Et quand le compliment vient de Dino Zoff , cela ressemble à un adoubement. " C'est un des joueurs qui a le plus progressé ces dernières années ", a d'ailleurs reconnu son remplaçant Toldo. L'Angleterre le découvrit un soir de huitième de finale contre Manchester United, la saison dernière. Il avait dégoûté les Red Devils et fut dès lors cité à Manchester, comme futur successeur de van der Sar, et à Arsenal. Début 2010, il rentra définitivement dans les c£urs des Nerazzurri lorsqu'il stoppa un penalty de Ronaldinho dans le derby milanais. Ce soir-là, à neuf contre 11, ce penalty arrêté servit de symbole, lors de la victoire 2-0. C'était juste avant le début des problèmes. Mais depuis, il y a eu sa dernière perf' à Barcelone... Bref, il est en train de récupérer son statut.