La semaine dernière, le magazine flamand P-magazine a publié un reportage paru fin novembre 2009 dans l'hebdomadaire allemand Focus. Peu avant la publication, la police allemande avait révélé qu'elle traquait le plus grand scandale de paris et de corruption de l'histoire du football européen. Focus avait eu un entretien avec un Serbe de 39 ans qui se décrivait comme un " partenaire d'affaires intime " d' Ante Sapina, le cerveau croate qui se trouve derrière le nouveau scandale. Celui-ci tirait déjà les ficelles du premier scandale, l'affaire ...

La semaine dernière, le magazine flamand P-magazine a publié un reportage paru fin novembre 2009 dans l'hebdomadaire allemand Focus. Peu avant la publication, la police allemande avait révélé qu'elle traquait le plus grand scandale de paris et de corruption de l'histoire du football européen. Focus avait eu un entretien avec un Serbe de 39 ans qui se décrivait comme un " partenaire d'affaires intime " d' Ante Sapina, le cerveau croate qui se trouve derrière le nouveau scandale. Celui-ci tirait déjà les ficelles du premier scandale, l'affaire Robert Hoyzer, du nom d'un arbitre allemand qui a été condamné à deux ans et demi de prison en 2005 pour avoir falsifié des matches sur ordre de Sapina. Le Serbe, un parieur professionnel, explique comment Sapina a peaufiné son système, depuis sa première condamnation, afin de corrompre des joueurs et des arbitres et d'engranger d'énormes bénéfices sur les paris, en contournant tous les systèmes de contrôle des fédérations nationales et internationales de football. " Ce qui éclate maintenant n'est que la partie émergée de l'iceberg ", commente le parieur professionnel. Les matches manipulés à l'étranger ? " On est loin de tout savoir ", poursuit-il, citant l'exemple d'un match truqué que ni l'UEFA ni la police n'ont encore détecté : le match de notre D1, Gand-Lokeren, du 3 février 2007. La partie s'est achevée sur le score de 3-1 et trois points auraient été arrangés : l'équipe locale devait gagner, l'avantage devait être de deux buts au moins et il fallait plus de trois goals durant la joute. Le Serbe dévoile encore " qu'il est plus facile de réaliser des affaires avec des équipes moyennes alignant trois ou quatre Yougos. " Depuis quelques années, Lokeren satisfait à ces conditions. L'homme s'est déplacé expressément en Belgique pour assister au match. La presse belge a ensuite évoqué une rencontre à deux visages. La première mi-temps : " Gand n'était pas dans un bon jour et a perdu un nombre étonnant de ballons ". La deuxième : " Après la pause, Gand a montré son vrai visage. Lokeren n'était plus nulle part ". Le Gantois Guillaume Gillet s'est publiquement étonné de la facilité avec laquelle il a pu inscrire deux buts dans le quart d'heure final. Le bras droit de Sapina a vu le même match. Il déclare dans Focus : " Certains joueurs étaient tellement mauvais qu'ils auraient dû avoir honte mais nous étions évidemment enchantés. " Le cartel aurait gagné un million d'euros grâce à ce match falsifié. Pour rappel, voici la technique de ce match tel que paru dans Sport/Foot Magazine : Gand : Martinovic 5 ; Gillet 8, Smoje 6, Svetlicic 5, Lombaerts 6 ; De Beule 6 (84e Noukeu), Pavlovic 6, Stoica 7, Rudi 4 (46e Ruiz/7) ; Olufadé 5, Foley 4. Lokeren : Lazic 5 ; Panandetiguiri 5, Bouabe 6 (75e Vukomanovic), Chavez 6, El Mouataz 5 ; Dufer 5, Mbayo 7, Hasi 5, Kristinsson (14e Camara Mbaye/5), Filipovic 6 ; Tambwe 5. Les buts : 25e Tambwe (0-1), 51e Olufadé (1-1), 80e Gillet (2-1), 87e Gillet (3-1). par jan hauspie"Est-il réellement si facile de truquer des matches avec des équipes moyennes alignant trois ou quatre Yougos ?"