Werner Helsen, responsable de l'entraînement et du suivi des arbitres FIFA et UEFA, accorde énormément d'importance à la diététique des arbitres de l'élite, pas seulement pour les matches et les entraînements mais au quotidien : " Sur une semaine, il faut ingérer 60 % d'hydrates de carbone, les fameux sucres lents. Ils constituent un fil rouge, pour éviter les pannes, notamment. Il faut aussi consommer 20 % de protéines et un maximum de 20 % de lipides. Enfin, il faut une alimentation variée en fruits et légumes ".
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Werner Helsen, responsable de l'entraînement et du suivi des arbitres FIFA et UEFA, accorde énormément d'importance à la diététique des arbitres de l'élite, pas seulement pour les matches et les entraînements mais au quotidien : " Sur une semaine, il faut ingérer 60 % d'hydrates de carbone, les fameux sucres lents. Ils constituent un fil rouge, pour éviter les pannes, notamment. Il faut aussi consommer 20 % de protéines et un maximum de 20 % de lipides. Enfin, il faut une alimentation variée en fruits et légumes ". Les footballeurs et les arbitres sont exposés au même problème : la déshydratation, puisque, pendant 45 minutes, ils ne peuvent pas étancher leur soif. " Pendant le Mondial, beaucoup de joueurs ont été victimes de crampes à cause de la canicule. Même Edwin Van der Sar, le gardien des Pays-Bas, en a souffert. Aucun arbitre, heureusement ! Le quatrième officiel devait veiller à ravitailler ses collègues. Certains ont parfois demandé une boisson aux équipes, en cours de match. On ne peut pas compenser la déshydratation encourue en un quart d'heure, sous peine d'avoir des crampes d'estomac. Il est donc important de boire beaucoup toute la journée, et pas seulement en prévision d'un match ou d'un entraînement. Un arbitre ou un joueur déshydraté s'expose aux blessures. Le sportif qui perd plus de 2 % d'eau voit aussi ses performances baisser sensiblement. Pendant le Mondial, compte tenu de la chaleur, nous avons souvent arrêté les entraînements pour que les arbitres puissent boire. De l'eau, à laquelle nous avions parfois ajouté du magnésium et du calcium ". Même en hiver, on s'expose à la déshydratation. Helsen : " Un collègue a effectué une étude comparative en Scandinavie, en Grande-Bretagne et dans le Sud de l'Europe. On pourrait croire que la déshydratation est pire au sud. C'est faux : on se rend moins bien compte qu'on transpire au Nord alors même qu'on enfile une couche supplémentaire de vêtements, ce qui augmente la sueur. Il y a une règle d'or, valable pour tous les sportifs : boire avant d'avoir soif. L'urine doit être transparente. Sinon, on ne boit pas assez ". Café, thé, alcool ont un effet diurétique. A l'hôtel qui accueillait les arbitres pendant le Mondial, il n'y avait pas trace d'alcool, même pas de bière. Werner Helsen : " Nous parlons de sportifs de haut niveau. De toute façon, je demande aux arbitres de s'abstenir du moindre verre d'alcool durant les 24 heures qui précèdent un match et aussi d'éviter le soleil, qui dessèche. Par contre, après un match, s'exposer au soleil détend les muscles. Savez-vous que Pierluigi Colina ne buvait jamais une goutte d'alcool ? Il était très pointilleux. Après un match de Ligue des Champions, les arbitres sont conviés à un repas, généralement dans un excellent restaurant. Pierluigi s'en tenait à un régime à base de pâtes et refusait tout plat qui dérogeait à son hygiène alimentaire ". Franck Debleeckere respecte ces règles. Il a aussi un truc : " Avant un match vespéral, je mange à midi mais j'ai souvent une fringale. Je mange une banane avant le match. Elle m'apporte des hydrates de carbone, du potassium, du magnésium, importants pour les muscles, et elle se digère facilement. A la mi-temps, il m'arrive de consommer une barre énergétique style powerbar. Bien sûr, je bois beaucoup d'eau, éventuellement une boisson énergétique ".