Georges Leekens fut l'entraîneur, tant d'Anderlecht que de Bruges. Le Sporting, c'était en 1987. "J'avais 38 ans à l'époque. Je ne pense pas que j'étais trop jeune, mais j'ai sans doute pris Anderlecht en charge à un stade trop précoce. Je ne réalisais pas encore que d'autres paramètres que le football entraient en ligne de compte lorsqu'on juge un entraîneur. Bruxelles, c'est spécial. Et pas seulement pour son bilinguisme. Anderlecht aussi, c'es...

Georges Leekens fut l'entraîneur, tant d'Anderlecht que de Bruges. Le Sporting, c'était en 1987. "J'avais 38 ans à l'époque. Je ne pense pas que j'étais trop jeune, mais j'ai sans doute pris Anderlecht en charge à un stade trop précoce. Je ne réalisais pas encore que d'autres paramètres que le football entraient en ligne de compte lorsqu'on juge un entraîneur. Bruxelles, c'est spécial. Et pas seulement pour son bilinguisme. Anderlecht aussi, c'est spécial. C'est un grand club qui, pour la Belgique, était en avance sur son temps. A cette période-là, le Sporting avait beaucoup investi dans la reconstruction de son stade. Des joueurs importants comme Enzo Scifo et Franky Vercauteren étaient partis. Pour les remplacer, on avait fait appel à des jeunes: Filip De Wilde, Stephen Keshi, Charly Musonda, Patrick Vervoort, Georges Grün, Guy Marchoul, Henrik Andersen, Edi Krncevic, etc. Tous des bons joueurs, mais certains manquaient encore de planches. A long terme, la politique menée par Anderlecht a porté ses fruits, mais à ce moment-là, l'entraîneur n'avait sans doute pas les moyens de réaliser de grands résultats. En février, Raymond Goethals m'a succédé. Cette expérience anderlechtoise m'a appris beaucoup de choses". Deux ans plus tard, en 1989 et après un détour par Courtrai, Georges Leekens prit en mains les destinées du Club Brugeois. "J'habite à trois kilomètres du stade Jan Breydel et je connaissais mieux les habitudes de la maison brugeoise. Nous avons été champions dès la première année, malgré un départ très laborieux. En novembre, nous étions cinquièmes et éliminés de la Coupe de Belgique comme de la Coupe d'Europe. La crise couvait. Puis, nous avons aligné une longue série de matches victorieux. C'est à cette époque-là que Dany Verlinden a établi son fameux record mondial de 1.300 minutes sans se retourner. Dans l'équipe, il y avait Jan Ceulemans, Franky Van der Elst, Vital Borkelmans, Peter Crève, Frank Farina, Foeke Booy et Lorenzo Staelens que j'avais fait venir de Courtrai. C'était une équipe très physique, un peu comme aujourd'hui. C'est ce que les gens demandent là-bas. La deuxième saison, nous avons mieux joué, mais nous avons loupé le titre. Nous nous sommes consolés avec la Coupe de Belgique, contre le FC Malinois d' Aad de Mos".