J'ai beau savoir que tout recommencera dès le 22 juillet, qu'une nouvelle saison de foot me replongera alors jusqu'au cou dans le mi-figue mi-raisin et que je l'aurai choisi, n'empêche... je salive à l'idée des deux mois qui s'annoncent : quelle qu'ait été la saison de foot du point de vue des résultats, la clôturer au moment même où le printemps se radine, c'est toujours un moment béni des dieux !
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J'ai beau savoir que tout recommencera dès le 22 juillet, qu'une nouvelle saison de foot me replongera alors jusqu'au cou dans le mi-figue mi-raisin et que je l'aurai choisi, n'empêche... je salive à l'idée des deux mois qui s'annoncent : quelle qu'ait été la saison de foot du point de vue des résultats, la clôturer au moment même où le printemps se radine, c'est toujours un moment béni des dieux ! Les mardis et jeudis soirs, au lieu de devoir filer dare-dare à l'entraînement avec un cervelas en bouche et une canette de Coke en poche, quand je me retrouverai en train de dîner peinard sur ma terrasse, je lèverai chaque fois mon verre à un instant d'éternité... Ouais. Enfin, presque chaque fois : car quand le vent vient du poulailler du voisin et me colporte aux narines les effluves de fientes de son armée de volatiles, je rencontre l'éternité plus difficilement ! A ces moments-là, j'écrase, même si mon envie serait davantage d'écraser les poules : je me ressers un verre, et je tente de me persuader que l'odorat n'est qu'une vue de l'esprit... Ecraser : quand tu coaches, faut savoir... rapport à l'arbitrage ! Si tu n'as pas au moins assimilé les rudiments du Zen sans peine, tu ne feras pas des vieux os sur la touche ! Mot d'ordre, leitmotiv, principe de base : t'auto-persuader sans cesse que tu n'es pas une victime, que les arbitres sont tous de braves mecs qui font ce qu'ils peuvent avec un règlement équivoque et foireux, qu'ils ne sont qu'un élément parmi d'autres dans l'aléatoire de ce foutu foot, et que tout finit pars'équilibrer comme l'ânonnent nos poncifs... Sans blague, quasi toujours, j'arrive à pareil Zen. Mais très rarement, je le confesse, je suis tombé dans l'exception qui confirmait ma règle : faut pas croire qu'alors j'en venais aux mains, mais je ne résistais pas au besoin d'exprimer ma désapprobation sur l'arbitrage. Je me rappelle, un jour, je me suis senti frustré d'un peno gros comme un building. L'un des miens a passé deux adversaires puis un troisième, ce qui lui ouvrait toute grande la frappe à 8 m du but : sauf que le gardien s'est rué comme FabienBarthez sur Mista,... sauf que mon attaquant s'est seulement vu sommé de se relever illico ! Ensuite, le match a tourné, et la défaite fut nette : bref, rien que du banal, du mille fois vu, du vécu cent fois... Sauf que l'arbitre de ce jour-là était bavard au-delà de la moyenne. Je concède que X, un de mes joueurs d'alors, était un rouspéteur d'élite, son gros défaut étant justement de refuser de s'initier au Zen sans peine. Mais que X soit ce jour-là tombé sur un arbitre aussi ricaneur que lui, et c'était bonjour la spirale : alors que le rôle d'un ref, s'il est de sanctionner les errements verbaux, n'est pas d'errer verbalement lui-même ! Rajouter l'huile sur le feu et la grossièreté sur la grossièreté, c'est pousser sciemment au pétage de plombs ceux qui succombent déjà plus facilement au dit pétage ! Je me rappelle que le ref avait aussi répliqué à Y (un tout doux, celui-là) réclamant telle faute non sifflée sur lui, qu'Y n'avait qu'à s'en prendre à l'attitude de son équipier X qui faisait chier depuis le début du match (sic) : c'était exiger d'Y un sacré sens de la solidarité ! Et je me souviens surtout que cet arbitre avait exprimé à mes joueurs son étonnement de les entendre ainsi râler,... alors qu'il les avait fait gagner (re sic) trois mois plus tôt lors de tel match : cette goutte-là me fit déborder ! Pas grave, c'est vieux, tout baigne, c'est la trêve, il fait beau ce soir sur ma terrasse, ça ne schlingue pas le poulailler, mes pensées vagabondent... Extra, les transferts sont déjà quasi bouclés... Me faut juste encore un joueur à vocation défensive... Rapide, technique, sec sur l'homme, souverain dans le trafic aérien, bon placement, bonne relance, sens du groupe, boute-en-train, pas cher et qui met dans la cagnotte... Si vous en connaissez un qui réponde à ce profil, merci de le signaler à la rédaction. par Bernard Jeunejean" TOUT BAIGNE, c'est la trêve, il fait beau ce soir sur ma terrasse, ça ne SCHLINGUE PAS LE POULAILLER "