Le rideau est tombé sur une saison plus que mouvementée au Tivoli. Après l'affaire du ballon crevé, le licenciement de StéphanePauwels, les divergences de vue avec Albert Cartier et le sac du local où était entreposé le matériel lors de la dernière journée de championnat, place à la reconstruction chez les Loups. Pourtant, si le ton est donné, rien ne sera simple. Les téléphones risquent de chauffer et les dossiers de s'empiler car la tâche s'annonce rude.
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Le rideau est tombé sur une saison plus que mouvementée au Tivoli. Après l'affaire du ballon crevé, le licenciement de StéphanePauwels, les divergences de vue avec Albert Cartier et le sac du local où était entreposé le matériel lors de la dernière journée de championnat, place à la reconstruction chez les Loups. Pourtant, si le ton est donné, rien ne sera simple. Les téléphones risquent de chauffer et les dossiers de s'empiler car la tâche s'annonce rude. Dans un premier temps, le club devra s'atteler à la mise en place d'une structure sportive. Celle-ci a déjà pris forme avec la nomination de Chris Benoît comme directeur technique et de Benjamin Goeders comme directeur marketing. Mais, comme annoncé par le président Filippo Gaone, on attend toujours celle d'un directeur général, censé chapeauter les deux personnes déjà nommées. La piste de David Delferière semble se refroidir. Le club prend maintenant le temps de trouver la personne adéquate. Si renouveau il y a, on semble également revenir à certaines habitudes balayées par le duo Pauwels-Cartier. Ainsi, l'ancien délégué et responsable du matériel, Carl Persenaire, poussé à la démission par Pauwels, revient à son poste. Le nom de l'entraîneur devrait quant à lui être dévoilé prochainement. Le dossier Cartier est désormais clos, les deux parties représentées par Mes Spreutels et Denis sont parvenues à un arrangement à l'amiable aboutissant au départ du Français sous d'autres cieux. Alors que la direction avait annoncé qu'elle n'attendait plus que le départ du Vosgien pour annoncer le nom de son successeur (censé attendre dans l'arrière-cour), il semblerait que plusieurs candidats soient encore en lice. " Nous voulons éplucher toutes les candidatures. Que ce soient les belges ou les étrangères. On va privilégier la mentalité et on veut évoluer dans la continuité du travail d' Ariel Jacobs ", explique Benoît. Pourtant, un nom se dégage de la masse : Philippe Hinschberger. Le Français a effectué sa carrière de joueur à Metz (428 matches), avant d'intégrer le staff technique du club lorrain, de rejoindre Sochaux comme adjoint, et de devenir T1 à Louhans-Cuiseaux (1998-2001), Niort (2001-2004) et Le Havre où il fut débarqué cette saison. Hinschberger se veut toutefois prudent : " Nous avons eu des contacts mais je dispose d'autres pistes en France. Néanmoins, entraîner un club de D1 étrangère n'est pas pour me déplaire. Cela pourrait me relancer après la saison difficile que j'ai vécue au Havre ". Autre point positif : il a déjà travaillé avec des jeunes puisqu'il s'occupait du centre de formation de Metz (ce qui ne peut que plaire au président Gaone). Il connaît aussi un peu la maison pour être un ami d'Albert Cartier même s'il avoue ne pas bien situer le niveau du football belge. La direction trouverait ainsi un successeur aux méthodes de son prédécesseur. " Peut être ai-je un caractère un peu moins rigide que celui de Cartier ", concède-t-il du bout des lèvres. Les autres noms évoqués ces dernières semaines ne font plus l'unanimité. L'arrivée de Daniel Leclercq, qui ne continuera pas à Valenciennes malgré la promotion en Ligue 2, n'est plus d'actualité. Enfin, la piste FrédéricTilmant est également éteinte. L'ancien joueur emblématique du club restera adjoint la saison prochaine. Il faudra aussi reconstruire une équipe entière. La confiance du président fut mise à mal par le comportement des joueurs agacés qu'on les mène en bateau, lors de la fin de championnat. Résultat : la plupart d'entre eux ne reprendront pas les entraînements au Tivoli. Pour le moment, il ne reste plus que quatre cadres sous contrat : Olivier Guilmot, Fadel Brahami, Laurent Montoya et George Blay. A ces noms, il convient d'ajouter celui de Silvio Proto qui pourrait bien encore se retrouver à La Louvière, à la vitesse à laquelle les négociations avancent. " S'il n'y a personne qui vient, il pourrait très bien continuer à La Louvière. Il est encore sous contrat un an ", explique son manager Pietro Alatta. Ce qui ne ferait les affaires de personne, le club ne touchant aucun euro de transfert puisque Proto serait en fin de contrat en juin 2006 et le gardien se voyant dans l'obligation de rempiler une saison supplémentaire alors que son esprit est déjà dans un autre club. Mais ce scénario est loin de se préciser. Dans ce dossier, il semble que La Louvière se soit replacé au centre des négociations. Ainsi, la clause de 625.000 euros serait arrivée à terme fin mai. Ce que nie Pietro Alatta : " Cette clause existe toujours. Il n'y a aucune raison pour qu'elle tombe en mai alors que son contrat court encore jusque juin 2006. Cependant, si on sait s'arranger avec le club pour qu'il y trouve son compte et que Silvio parte pour un montant supérieur, il n'y a aucune raison de faire valoir cette clause ". En attendant, les négociations pataugent. " Nous sommes à l'écoute de beaucoup de monde et nous gardons encore beaucoup de cartes en main mais pour le moment, il n'y a rien qui bouge. Anderlecht ? Si vraiment les Bruxellois le veulent, ils le prendront que ce soit avec ou sans moi. Mais je ne comprends pas pourquoi ils font une fixation sur ma présence. Est-ce que c'est parce que je fais trop bien mon travail ? Avant de me juger, qu'ils se regardent d'abord dans le miroir. Je pense qu'ils veulent mettre la faute sur moi car ils savent qu'ils ne peuvent pas prendre Proto avant d'avoir vendu un de leurs gardiens. Ce qu'ils n'arrivent pas à faire... Je le répète, si vraiment, ils veulent Proto, la première chose à faire, c'est de passer par lui. Après, il me soumettra bien l'offre ", rajoute Alatta. Le gardien a confirmé qu'il n'avait pas reçu personnellement d'offre d'Anderlecht et qu'il serait prêt à négocier sur ce dossier en l'absence de son manager. En attendant, le club du président Gaone attend avant de se chercher un nouveau gardien car il est déjà assuré, qu'en cas de départ de Proto, les Loups iront dénicher un dernier rempart, laissant encore le jeune Michaël Cordier grandir à l'ombre d'un aîné. Des autres joueurs, il ne reste plus grand-chose : Marc Clamy, Yero Dia et Matthieu Maton resteront au club alors que Yannick Vervalle (Mons) et Rogerio (Beer Sheeva) sont de retour de prêt. Exit donc Yannick Zambernardi, Wagneau Eloi, Mario Espartero, Gunter Van Handenhoven, Geoffray Toyes, Rafik Djebbour et Gregory Campi. Un doute subsiste pour Nasser Dainèche. Pour remplacer tout ce contingent, Chris Benoît multiplie les voyages. Il était au Maroc le week-end passé et a déjà officialisé la venue de Trésor Luntala (Visé) et de César Oulai (1 saison avec 2 ans en option). Plus que jamais, La Louvière misera donc sur les jeunes. Julien Pinelli, Quantin Durieux et Rony Baynon passeront du statut de semi-pro à celui de pro alors que Laurent Kwembeke, Dimitri Leurquin, Blaise Ngoma-Muanda ont reçu leur premier contrat semi-pro. Stéphane Vande Velde" Anderlecht ne peut PAS PRENDRE PROTO avant d'avoir vendu un de leurs gardiens " (Pietro Alatta)