Le lundi 10 octobre, le match retour des barrages entre le Bhoutan et le Bangladesh a lieu à Thimphu. Tout est encore possible puisque le match aller s'est terminé sur un score nul et vierge. Le vainqueur sera qualifié pour le prochain tour des qualifications pour la Coupe d'Asie 2019 qui se tiendra aux Émirats Arabes Unis et rassemblera pour la première fois 24 pays.
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Le lundi 10 octobre, le match retour des barrages entre le Bhoutan et le Bangladesh a lieu à Thimphu. Tout est encore possible puisque le match aller s'est terminé sur un score nul et vierge. Le vainqueur sera qualifié pour le prochain tour des qualifications pour la Coupe d'Asie 2019 qui se tiendra aux Émirats Arabes Unis et rassemblera pour la première fois 24 pays. Depuis cet été, le Bangladesh est entraîné par Tom Saintfiet (43), né à Mol mais globe-trotter du football. La semaine dernière, il s'est rendu dans le nord-est du Bangladesh pour y visionner ses internationaux. " En soi, c'est facile ", dit-il. " Les matches de championnat sont regroupés dans des villes où toutes les équipes se rendent et disputent deux journées. Tous les internationaux évoluent au pays. En voyant deux matches par jour, je peux me faire une idée de leur talent en très peu de temps. " Et ce n'est pas terrible, surtout en matière d'attaquants. Tous les postes-clefs des différents clubs sont occupés par des étrangers et ce sont eux qui inscrivent pratiquement tous les buts. " Lors du match aller face au Bhoutan, nous avons tiré au but à vingt-deux reprises mais nous avons tout raté, même les occasions les plus nettes ", dit Saintfiet. " Résultat : nous avons fait 0-0. Le niveau du championnat est moyen et nous n'avons aucun joueur qui évolue à l'étranger. L'Afghanistan peut encore compter sur ses réfugiés, nous pas. De plus, le voyage au Bhoutan comporte quelques inconvénients. Le stade est situé à 2.400 mètres d'altitude, c'est le troisième stade national le plus haut au monde, et la pelouse est artificielle. Normalement, nous devrions arriver là huit jours avant le match mais nous n'avons pas de budget pour cela. Et arriver 24 heures avant pour éviter les inconvénients de l'altitude, c'est risqué. Nous ferons donc de notre mieux. " Il ne cache pas que les choses ne tournent pas comme il l'aurait souhaité. Le président de la fédération est un homme d'affaires compétent qui a de bonnes idées - il a été joueur et sélectionneur national - mais il est mal entouré. La structure est chaotique, le team manager, l'entraîneur des gardiens et l'entraîneur-adjoint ont été remplacés à la veille du stage sans que Saintfiet soit au courant. Quelques joueurs n'étaient pas disponibles parce qu'ils devaient aller jouer avec l'équipe de l'armée tandis que d'autres étaient partis à l'étranger avec leur club. " De plus, alors que je venais de donner ma parole, l'État Islamique a commis un attentat qui a fait 22 morts. Depuis, les mesures de sécurité sont très strictes. Je suis obligé de rester dans mon hôtel, surveillé par des agents en arme. Tous les déplacements au stade se font sous escorte policière. Je me déplace juste de l'hôtel au stade et vice-versa, rien d'autre. Ce sont des conditions de vie très difficiles, surtout pour quelqu'un qui vient d'être papa pour la première fois. " En principe, son contrat court jusqu'au 11 octobre mais le président souhaite qu'il reste deux ans de plus. En raison des conditions de vie, il risque de ne pas accepter. " Mon expérience ici n'est pas très concluante ", dit-il. " Peut-être devrais-je être plus sélectif à l'avenir. " PAR PETER T'KINT - PHOTO PG