Urbain Braems, qui a entraîné Jean-Marie Pfaff à Beveren et Trabzonspor: "Plus d'un million de téléspectateurs, c'est fou. Il est unique. Je le retrouve tel quel à la télévision. Il adore sa famille. Ses filles le respectent. Il leur a accordé beaucoup de liberté sans perdre son autorité. Je pense qu'il a réussi à les mettre sur le bon chemin. Carmen est la femme idéale pour lui: elle sait relativiser les choses, elle a de l'humour, ils se complètent parfaitement. Jean-Marie se vend bien. Ce n'est pas évident. Il a peut-être été le meilleur Belge à l'étranger et en tout cas le plus sympathique. Numero Uno, El Sympatico. Tenez, voici une anecdote inédite: en Turquie, nous roulons ensemble vers la frontière géorgienne. Nous arrivons à Hopa, une base militaire. Les soldats effectuent leur drill mais l'officier l'interrompt et tous viennent demander un autographe à Jean-Marie! Ce qui le rend populaire, c'est sa spontanéité. Si un enfant inconnu s'approche de lui, il l'accueillera bien. Il établira un contact. Ceux qui se moquent de lui ou veulent le ridiculiser ne le connaissent pas bien ou en sont jaloux.
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Urbain Braems, qui a entraîné Jean-Marie Pfaff à Beveren et Trabzonspor: "Plus d'un million de téléspectateurs, c'est fou. Il est unique. Je le retrouve tel quel à la télévision. Il adore sa famille. Ses filles le respectent. Il leur a accordé beaucoup de liberté sans perdre son autorité. Je pense qu'il a réussi à les mettre sur le bon chemin. Carmen est la femme idéale pour lui: elle sait relativiser les choses, elle a de l'humour, ils se complètent parfaitement. Jean-Marie se vend bien. Ce n'est pas évident. Il a peut-être été le meilleur Belge à l'étranger et en tout cas le plus sympathique. Numero Uno, El Sympatico. Tenez, voici une anecdote inédite: en Turquie, nous roulons ensemble vers la frontière géorgienne. Nous arrivons à Hopa, une base militaire. Les soldats effectuent leur drill mais l'officier l'interrompt et tous viennent demander un autographe à Jean-Marie! Ce qui le rend populaire, c'est sa spontanéité. Si un enfant inconnu s'approche de lui, il l'accueillera bien. Il établira un contact. Ceux qui se moquent de lui ou veulent le ridiculiser ne le connaissent pas bien ou en sont jaloux. Jean-Marie a toujours été un modèle d'ambition et de courage. Il a tout fait pour atteindre l'élite. En Turquie, après la trêve hivernale, il courait plus de 3.000 mètres au test de Cooper. C'est étonnant pour un gardien, surtout en fin de carrière, mais Jean-Marie a tout fait pour son travail. Dommage qu'il n'ait pu réaliser un de ses grands rêves: entraîner les gardiens de l'équipe nationale"."Son rêve""Cinq minutes m'ont suffi", explique Leo Van der Elst, l'ancien coéquipier de Jean-Marie Pfaff en équipe nationale. "Je le connais et je n'ai pas besoin de regarder. éa ne m'intéresse pas non plus. L'audimat en dit long sur les spectateurs. Ceci dit, je pense qu'il réalise ainsi son rêve. Il a toujours eu envie de faire filmer sa vie. C'est une compensation. C'est un grand moment de sa vie. Il aime être le centre d'intérêt. éa saute aux yeux. La plupart des joueurs n'y voyaient aucun problème. Il est heureux quand on le remarque. Il faut toujours qu'il soit au premier rang. On l'a vu à notre retour du Mexique. Le joueur du Mondial n'était pas Jean-Marie mais Jan Ceulemans, mais Jean-Marie estimait avoir lui-même mené la Belgique en demi-finales. C'est à cette époque que j'ai organisé un quizz avec l'équipe. Si on l'avait joué individuellement, Jean-Marie aurait terminé dernier mais c'était en groupe et son équipe a gagné. Il a affirmé qu'il connaissait toutes les réponses. C'est typique"."Fou de caméra""Je n'ai jamais eu de problèmes avec lui mais je ne le voyais guère", affirme Luc Millecamps, un autre international. "Nous jouions aux cartes et sortions un peu. Jean-Marie préférait dormir seul et je ne l'ai jamais vu boire une bière. Tout le monde le sait: Jean-Marie recherche l'attention des média. Quand il voit une caméra, il est intenable. Il ferait n'importe quoi. En Espagne, il se levait très tôt pour lire les journaux. S'il y avait quelque chose de négatif sur lui, c'était: - Regarde, ce n'est pas vrai. Je ne suis pas comme ça. Qu'est-ce qu'ils écrivent? Mais quand on recherche la publicité, on doit accepter que certains points négatifs ressortent aussi. Jean-Marie plaît aux gens et sait faire de la pub. Se balader avec une publicité sur son col de chemise n'est pas donné à tout le monde. S'il le pouvait, il serait présent à dix manifestations en même temps. Il se fait payer, évidemment. Sa famille est comme lui. Avant, quand il se rendait quelque part, la moitié de sa famille le suivait. Ils sont populaires. Ils n'ont aucune retenue. Tout est permis. Ils acceptent tout quand ça rapporte de l'argent"."Ils sont beaux""La famille Pfaff doit son succès à sa beauté", explique Eddy Vergeylen, président du KVO Ostende, dont Jean-Marie a été l'entraîneur 100 jours. "La mère, les filles, Jean-Marie, même s'il a grossi, tous sont beaux. On le trouve un peu naïf mais ça fait son charme. Il parvient à mettre en avant ce côté simple et naïf qui plaît à tant de gens, surtout en Flandre. Si les gens veulent du pain et des jeux, il faut leur en donner... Jean-Marie a une valeur commerciale. Ce feuilleton le prouve. Des gens en rigolent mais quand ils le voient, ils se comportent comme s'ils se trouvaient devant un dieu. C'était pareil au club. Je le vois encore entrer dans notre club des seniors. Il a commencé à parler de sa mère et de lui-même. Un phénomène! La presse a fait de lui ce qu'il est. On a cultivé l'image d'un pauvre gars qui est devenu le meilleur gardien du monde, à force de travail. Les Pfaff forment une bonne famille. Je le respecte. Il a bien élevé ses enfants. Kelly et les autres sont venus au club. Ce sont des gens simples. Je me souviens d'un soir de pluie à Lommel. Jean-Marie a perdu son premier match. Kelly m'a dit: - Président, il faut donner une chance à notre papa! Laissez-lui du temps. La solidarité de ses enfants est admirable. Je suis incapable d'avoir quelque chose contre les Pfaff". "Il est émotionnel""J'entraîne les Réserves de Beveren", explique Toon Pfaff, son frère. "Je ne peux pas regarder en direct mais j'enregistre. Ils ne jouent pas,: ils sont comme ça. S'ils acceptent l'intrusion de caméras dans leur vie, c'est leur choix. Jean-Marie rêvait d'un film sur sa vie. Il revit grâce à ce projet. Sa famille s'en accommode bien: nul ne cache ses sentiments, on ne doit rien filtrer. C'est passionnant. On m'en parle partout, en me demandant quand je passerai. Dès que mon employeur me permettra de faire de la publicité! Nous nous téléphonons mais je n'ai pas le temps d'y aller. Je travaille toute la journée, je suis à Beveren six jours sur sept. Mon frère a déclaré qu'il voulait être entraîneur. Il y a aussi Paris-Dakar. Mais entraîneur? Il a fait du bon travail mais n'a pas obtenu de résultats. Je pense qu'il est meilleur sur le plan commercial. L'accident de moto sur lequel Kelly s'est épanchée m'a touché. éa vous fait comprendre à quel point tout peut vite basculer. On peut en rire mais Jean-Marie a vécu pas mal de choses. N'oubliez pas qu'il a été impliqué dans un accident mortel en Allemagne. C'est un drame pour un homme aussi émotionnel.Chacun mène sa vie comme il l'entend. Comme toutes les vedettes, il voulait toujours que tout tourne autour de lui. Il a eu de mauvais moments. J'étais dans la défense lors de ce match de Coupe contre Lokeren, lors de l'incident avec le juge de ligne Thirion. Il ne l'a pas frappé mais il a quand même été suspendu trois mois. Il est resté inactif six mois, puisque la saison s'achevait. Il s'est battu pour revenir, comme après ses blessures car son corps a payé un lourd tribut au sport: le nez, les genoux, l'aine" "Rien n'a changé""J'ai regardé quelques fois par curiosité. Ma femme aime bien", avoue Wilfried Van Moer, ex-voisin et coéquipier de Jean-Marie. "Je n'aime pas ces émissions-là. Cependant, je lis ce que le journal en raconte. On retrouve dans cette série le Jean-Marie qu'on connaît. L'audimat ne me surprend donc pas. J'ai quand même l'impression que Jean-Marie joue un rôle: il est assez malin pour estimer la valeur commerciale de cette série. Je sais combien il gagne et la série pourrait être diffusée en Allemagne. Je ne le vois pas devenir entraîneur. Une fonction commerciale lui convient mieux. C'est manifeste, quand même! Mes parents tenaient un café à Beveren. La caravane des Pfaff était à 100 mètres de là, sur un terrain où nous jouions au foot, avec Toon et Jean-Baptist, ses frères aînés. Si je ne me trompe pas, Jean-Marie a quatre soeurs et cinq frères. Les gens entraient et sortaient. éa n'a pas changé: trois enfants et leurs partenaires, les petits-enfants, le chien, le grand-père. Jean-Marie aime être entouré. Ceci dit, c'était un tout grand gardien, un des meilleurs au monde, sérieux, bourré de classe. Il ne faisait pas de conneries dans le but. Il continue à profiter de sa carrière. Il en retire le maximum. Même s'il a échoué comme entraîneur et dans les affaires mais il en est capable".Peter T'Kint et Christian Vandenabeele"Il a échoué dans les affaires et comme entraîneur mais retire le max de sa carrière"