La Maison Blanche vit des moments agités depuis la démission surprise du président FlorentinoPerez. Malgré les nombreux démentis, le départ du Roi Midas, c'était le surnom de l'ex-numéro un, cachait un certain malaise entre la direction et le noyau. Ce n'était pas un hasard si, lors de son discours d'intronisation, le nouveau patron, Fernando Martin, insista sur le fait que les joueurs devaient faire preu...

La Maison Blanche vit des moments agités depuis la démission surprise du président FlorentinoPerez. Malgré les nombreux démentis, le départ du Roi Midas, c'était le surnom de l'ex-numéro un, cachait un certain malaise entre la direction et le noyau. Ce n'était pas un hasard si, lors de son discours d'intronisation, le nouveau patron, Fernando Martin, insista sur le fait que les joueurs devaient faire preuve de plus d'humilité. C'est précisément le vendredi 4 mars, la veille du derby contre l'Atletico, que JuanRamonLopez Caro annonçait qu'il ne retiendrait pas Ronaldo dans sa sélection. Le jeune coach a donc trouvé le courage de couper une aussi grosse tête juste au moment où Perez jetait l'éponge : drôle de coïncidence. Jusqu'alors le Brésilien avait pris part à 17 rencontres de championnat et était toujours parti titulaire. Cette mise à l'écart avait tout d'une vengeance ou du moins un avertissement visant à faire payer au joueur des déclarations où il avait ouvertement critiqué le manque d'amour des supporters à son égard (ce n'est pas le penalty raté à la 90e à Valence qui va arranger les choses). Evidemment, le coach s'est empressé de couper court aux supputations, affirmant qu'il désirait " laisser le joueur se reposer en vue de la rencontre de Ligue des Champions contre Arsenal. Repos d'autant plus nécessaire que Ronaldo avait participé au match de son équipe nationale à Moscou et qu'il n'avait pas pu s'entraîner une seule fois ". Directement après l'annonce de l'exclusion de Ronaldo, Guti, le vice-capitaine, est venu au secours de son équipier précisant que : " Ronnie est le goleador le plus fort du monde ". Déclarations de circonstances, surtout si l'on en croit le quotidien Sport, qui décrivait la semaine dernière un vestiaire madrilène en pleine guerre civile. Guti et Ronaldo en seraient même venus aux mains après le match aller de Ligue des Champions contre Arsenal. Avant qu'on puisse les séparer, le Brésilien avait shooté son vice-capitaine, le blessant à la jambe gauche. Touché au quadriceps, Guti a dû déclarer forfait pour le déplacement à Majorque et pour le match de l'équipe nationale contre la Côte d'Ivoire. Afin d'éviter un divorce méchant, Ronaldo a été réintégré dans le noyau mais, il est clair que le joueur est sur la ligne de départ. NICOLAS RIBAUDO