UN VENT DE FRAÎCHEUR

E rnesto "Che" Guevara disait que dans une révolution, on doit triompher ou mourir. Pas de juste milieu non plus dans le chamboulement tactique estival des Carolos. Comme prévu, Edward Still a imposé son 3-5-2. Et comme prévu, il a constaté que ça demanderait du travail. Rome ne s'est pas faite en un jour et Charleroi va devoir apprendre à grandir avec les ambitions tactiques de son nouveau coach. Sèchement battus 6-1 par les Israéliens du Maccabi Haïfa le 2 juillet dernier à Mierlo, aux Pays-Bas, les Zèbres sont depuis conscients du chemin qu'il reste à parcourir. Ils s'en sont encore rendus compte pendant 45 minutes contre ...

E rnesto "Che" Guevara disait que dans une révolution, on doit triompher ou mourir. Pas de juste milieu non plus dans le chamboulement tactique estival des Carolos. Comme prévu, Edward Still a imposé son 3-5-2. Et comme prévu, il a constaté que ça demanderait du travail. Rome ne s'est pas faite en un jour et Charleroi va devoir apprendre à grandir avec les ambitions tactiques de son nouveau coach. Sèchement battus 6-1 par les Israéliens du Maccabi Haïfa le 2 juillet dernier à Mierlo, aux Pays-Bas, les Zèbres sont depuis conscients du chemin qu'il reste à parcourir. Ils s'en sont encore rendus compte pendant 45 minutes contre Amiens le 7 juillet. Mené 3-0 à la mi-temps, avant de réagir en deuxième période (3-3, score final), Edward Still prenait pour lui les premières critiques sur la fragilité défensive d'une équipe amenée à vouloir presser haut son adversaire, quitte à s'exposer un peu plus régulièrement derrière. Si Dorian Dessoleil conserve son brassard de capitaine et son rôle de patron de l'arrière garde, son renouvellement n'en a pas moins logiquement été au centre des premières préoccupations estivales de Mehdi Bayat. En actant rapidement les arrivées de Stefan Knezevic ( voir Le nouveau) et Stelios Andreou puis d' Hervé Koffi dans les buts, Charleroi s'est offert du temps. Un gain précieux qui n'offre pas encore de garanties de complémentarité, mais a déjà permis de constater la motivation de transferts déjà considérés comme de vrais renforts dans l'attente d'un défenseur central gaucher. Moins gâté dans le sens des arrivées, et à moins qu'il ne s'agite dans le sens des départs d'ici au 1er septembre, le milieu de terrain apparaît déjà lui comme un chantier bien avancé. Pour son triangle médian, Still croit beaucoup en la complémentarité entre Marco Ilaimaharitra et Ryota Morioka, et compte sur le replacement d' Ali Gholizadeh dans l'axe pour apporter plus de verticalité. Sur une voie de garage du temps de Karim Belhocine, Gaëtan Hendrickx a profité de la préparation pour remonter dans la hiérarchie des milieux centraux appelés à jouer un rôle cette saison, mais devra composer avec un nouveau venu prometteur en la personne de l'Ivoirien Aboubakar Keita.Dans sa volonté manifeste de se porter vers l'avant, Edward Still comptera aussi beaucoup sur ses latéraux. À gauche, Joris Kayembe fait figure de partant certain pour le onze, tandis qu'à droite, le jeune Jackson Tchatchoua a tapé dans l'oeil de son nouveau coach ( voir Le talent). Devant, Shamar Nicholson est le seul vrai numéro 9 d'expérience, mais le Jamaïcain étant toujours coincé à la Gold Cup, c'est bien le revenant Chris Bédia qui devrait entamer la saison comme titulaire. Dans la tête de Still, le complément idéal à un attaquant de pointe robuste et fort dans les duels semble être son antithèse. Un profil plus rapide et technique pour lequel Anass Zaroury postule déjà. Transféré cet hiver, mais arrivé seulement cet été après une saison pleine avec Lommel en D1B (sept buts, quatre assists), il a tout pour devenir le nouveau chouchou des supporters zébrés.