Après quatre défaites consécutives, Mouscron a enfin ramené un point d'un déplacement. Gil Vandenbrouck a-t-il trouvé le remède pour guérir ses joueurs du mal du voyage dont ils souffraient depuis le mois d'août ? " En fait, Gil Vandenbrouck n'a pas pu dispenser le dernier entraînement, vendredi ", révèle PacoSanchez. " Malade, il a simplement donné la théorie. Il nous a demandé de nous méfier des contre-attaques bruxelloises, de nous appuyer offensivement sur Bertin Tomou et d'essayer de marquer sur phase arrêtée. Les consignes ont été respectées, sauf dans les cinq premières minutes : un changement d'homme n'a pas été effectué correctement. Une fois de plus, on a encaissé très tôt. Cela m'énerve... "
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Après quatre défaites consécutives, Mouscron a enfin ramené un point d'un déplacement. Gil Vandenbrouck a-t-il trouvé le remède pour guérir ses joueurs du mal du voyage dont ils souffraient depuis le mois d'août ? " En fait, Gil Vandenbrouck n'a pas pu dispenser le dernier entraînement, vendredi ", révèle PacoSanchez. " Malade, il a simplement donné la théorie. Il nous a demandé de nous méfier des contre-attaques bruxelloises, de nous appuyer offensivement sur Bertin Tomou et d'essayer de marquer sur phase arrêtée. Les consignes ont été respectées, sauf dans les cinq premières minutes : un changement d'homme n'a pas été effectué correctement. Une fois de plus, on a encaissé très tôt. Cela m'énerve... " Toujours pas rétabli samedi soir, Vandenbrouck avait laissé à Claude Verspaille le soin de coacher l'équipe. " On a joué pour Gil ", affirme AlexandreTeklak. " Nous sommes restés bien organisés. Il faut dire qu'on avait, cette fois, affaire à un adversaire de notre calibre ". Le FC Brussels, c'est clair, n'est pas le Club Bruges. " Chacun a pris conscience qu'on ne pouvait pas continuer à encaisser des scores fleuves ", estime Steve Dugardein. " 6-2 puis 5-1, cela fait tache ", " C'est même carrément ridicule ", renchérit Sanchez qui, malgré son jeune âge, n'hésite pas à le faire savoir lorsqu'il n'est pas content. A Bruges, les Hurlus avaient eu droit à des circonstances atténuantes. Lorsqu'on est mené 3-1 et réduit à 10 contre 11, on ne revient pas. Enfin, en principe. Car, le même week-end, le FC Brussels a égalisé à 3-3 à La Gantoise alors qu'il était aussi mené 3-1 et réduit à 10 contre 11, et Charleroi a égalisé à 1-1 au Germinal Beerschot alors qu'il était mené 1-0 et réduit à... 8 contre 10 ! Les Hurlus afficheraient-ils moins de caractère que les Bruxellois ou les Carolos ? " J'en ai bien l'impression ", regrette Sanchez. Les Hurlus gagneraient-ils trop peu de duels ? Cette hypothèse ne résiste pas aux statistiques : à Bruges, ils avaient commis plus de fautes que le Club (17 contre 13) et tous les cartons (jaunes et rouge) avaient été pour eux. " Le problème c'est qu'on prend souvent des cartons inutiles pour des fautes commises en milieu de terrain ou des rouspétances lorsque le score est acquis, et rarement pour des fautes utiles, lorsqu'on empêche un adversaire de filer vers le but ", explique Teklak. Teklak connaît bien la maison mouscronnoise. Il y habite depuis 1999, avec seulement un exode d'un an à La Louvière. " Depuis toujours, j'ai connu un Excelsior plus à l'aise au Canonnier qu'à l'extérieur. En déplacement, on forge souvent des résultats grâce au caractère, au bloc équipe. Et c'est peut-être là que le bât blesse ". L'Excelsior, toujours plus à l'aise à domicile qu'à l'extérieur ? Faux ! Lors du deuxième tour de la saison dernière, à l'époque de Paul Put dont la recette avait ensuite été réutilisée par Vandenbrouck, c'est à l'extérieur que les Hurlus avaient assuré leur maintien et s'étaient frayé un chemin vers la finale de la Coupe de Belgique. En gardant le zéro derrière, ce qui leur avait permis de s'imposer à Beveren, à Charleroi et au Brussels, notamment. Mais Teklak n'était pas là pour témoigner. MarkVolders évoque l'absence d'un vrai patron sur le terrain. " A Bruges, à 3-1, il aurait fallu quelqu'un qui prenne les choses en mains et ordonne à tout le monde de fermer le verrou derrière. Au lieu de cela, la moitié de l'équipe a voulu attaquer et l'autre moitié a songé à défendre. Conséquence : les lignes se sont étirées ". " Or, sur un terrain aussi large que celui de Bruges, il est très important de réduire les distances entre les lignes ", confirme Teklak. Au contraire de Teklak, Volders découvre l'Excelsior. Mais ses constatations des premiers jours ne sont pas celles des jours suivants. " Avant le déplacement au Germinal Beerschot, j'avais été frappé par la résignation qui régnait dans l'effectif ", se souvient-il. " C'était comme si on partait battus d'avance. Mais je n'ai plus constaté cela avant le départ pour Bruges. Ce raisonnement-là ne tient donc pas la route. Par contre, il y a une constante : les débuts de match sont toujours très difficiles. Tant à Bruxelles qu'à Mons, à Anvers ou à Bruges, on a encaissé un ou deux buts dans le premier quart d'heure. Les buts ne résultaient pas de grosses erreurs individuelles. Simplement, d'un mauvais positionnement ou d'un peu de laxisme. Mais le laxisme se paie cash en déplacement. En raison des blessures, la défense a été souvent chamboulée, ce qui ne favorise pas les automatismes. Elle est aussi très jeune. Geoffray Toyes est le plus expérimenté, et ce n'est sans doute pas un hasard s'il est le plus régulier dans le secteur arrière. Vous me direz que 3-1 ou 5-1, cela fait toujours zéro point. Mais, s'il y a un joueur pour qui c'est dur d'encaisser 11 buts en deux matches, c'est le gardien de but ". " Jusqu'à présent, ces contre-performances à l'extérieur n'ont pas trop porté à conséquence car on a toujours réussi à gagner à domicile. Mais j'ai peur de ce qui se passera le jour où on ne gagnera plus chez nous ", avertit Teklak... DANIEL DEVOS