Daniel Van Buyten : " Quand la France entame des qualifications, elle s'attend à terminer en tête de son groupe, au pire à la deuxième place. Avec la Belgique, on ne sait jamais faire un pronostic fiable. Mais c'est clair que je ne m'attendais pas à terminer aussi loin des meilleures équipes de notre groupe. Quand je vois le retard que nous avons accumulé par rapport à la Pologne et la Finlande, je me dis que ce n'est pas possible. C'est quoi pour un truc ? Nous sommes pour ainsi dire à la hauteur de l'Arménie et du Kazakhstan : il y a un gros prob...

Daniel Van Buyten : " Quand la France entame des qualifications, elle s'attend à terminer en tête de son groupe, au pire à la deuxième place. Avec la Belgique, on ne sait jamais faire un pronostic fiable. Mais c'est clair que je ne m'attendais pas à terminer aussi loin des meilleures équipes de notre groupe. Quand je vois le retard que nous avons accumulé par rapport à la Pologne et la Finlande, je me dis que ce n'est pas possible. C'est quoi pour un truc ? Nous sommes pour ainsi dire à la hauteur de l'Arménie et du Kazakhstan : il y a un gros problème. Je suis sûr que la Pologne et la Finlande ne sont pas plus fortes que la Belgique. Prends l'équipe de Pologne, poste par poste : nous sommes meilleurs partout. Sur le papier, en tout cas ! Rater l'EURO en Suisse après avoir loupé la Coupe du Monde en Allemagne, ça me rend malade. Nous aurions pu connaître deux expériences extraordinaires chez des voisins ". CE QUI A CLOCHÉ" Il y a des qualités mais il faut trouver la bonne équipe. Et ne pas rajeunir aveuglément dès que la Belgique a quelques points de retard sur les premiers du groupe. Il faut aussi faire quelque chose pour que les Diables recommencent à tout gagner à domicile. La Pologne a fait le plein chez elle, ça lui a permis de perdre des plumes en déplacement tout en restant en tête du groupe. Mais ça me paraît difficile de faire la même chose si nous restons au Stade Roi Baudouin. Les Belges n'aiment plus jouer là-bas. Je m'en suis encore mieux rendu compte lors de la préparation des matches pour lesquels j'étais le capitaine. Beaucoup de joueurs sont venus se confier chez moi. Ils sont perturbés par la grandeur de ce stade, par ses tribunes vides, par la distance physique vis-à-vis des supporters. Pour avoir de l'ambiance au Heysel pendant les mois d'hiver, il faut se lever tôt. Nous avons parfois l'impression de jouer à l'extérieur. Et il y a le problème du terrain. Contre la Pologne, nous avons joué sur une espèce de sable mouvant. Si on fait un sondage dans le noyau, 80 % des joueurs demanderont pour jouer à Bruges, à Genk, à Anderlecht ou à Sclessin. Ce sont peut-être des détails à première vue, mais j'estime qu'il faut mettre toutes les chances de son côté. Quand je suis allé jouer récemment avec le Bayern à Bielefeld, qui est une des plus petites équipes du championnat d'Allemagne, il y avait le feu dans le stade et nous avons gagné péniblement 0-1 alors que nous sommes beaucoup plus forts. J'ai bien l'intention d'en parler dès que possible à la Fédération. On nous a aménagé un superbe complexe d'entraînement à Tubize mais on a sauté l'étape la plus importante : nous offrir une bonne surface et un bon cadre pour nos matches ". LA PROLONGATION DE VANDEREYCKEN" Je n'ai rien à dire là-dessus ". Mais encore ? " Pas de commentaire ".