Il y a une semaine, nous publiions une enquête sur Milan Rapaic en essayant de savoir pourquoi le Croate gaucher n'avait pas encore fait la différence pour le Standard. Le titre était " Doit mieux faire ". Apparemment, Rapaic a lu l'article (ou se l'est fait lire). Contre Genk, son goal marqué d'un drop shoot atomique dans la lucarne limbourgeoise a fait la différence. Il a mieux fait.
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Il y a une semaine, nous publiions une enquête sur Milan Rapaic en essayant de savoir pourquoi le Croate gaucher n'avait pas encore fait la différence pour le Standard. Le titre était " Doit mieux faire ". Apparemment, Rapaic a lu l'article (ou se l'est fait lire). Contre Genk, son goal marqué d'un drop shoot atomique dans la lucarne limbourgeoise a fait la différence. Il a mieux fait. Paradoxe : présent sur beaucoup de ballons, Rapaic a semblé plus à l'aise sur la pelouse de Sclessin en partie gelée que tous les autres acteurs du choc. Le principal pour le Standard est d'avoir gagné ce match. Il a eu plusieurs occasions, Genk aucune. Si les Rouches n'avaient pas gagné cette partie-là, ils auraient vraiment fait preuve d'incompétence... Evidemment, sur un mauvais terrain l'équipe qui défend est toujours avantagée car elle ne doit faire que détruire. Bref, on peut avancer sans trop se tromper que ce Standard-là aurait donné une correction encore plus rude à Genk sur un bon terrain. Le voilà méritoirement bien en selle pour une place européenne, qu'elle soit de Ligue des Champions ou de Coupe de l'UEFA. A ce stade-ci, et sans diminuer la très bonne organisation de Genk, le potentiel offensif en devenir d'Anderlecht et/ou le punch de Charleroi, le plus gros adversaire du Standard reste lui-même. Il y a parfois des démons difficiles à exorciser et pour les Rouches c'est celui de la régularité. Ce n'est pas une question de talent mais de confiance. Comme s'il y avait trop facilement des grains de sable qui enrayaient la mécanique. Bon signe : contre Genk, même si elle avait dû se passer du duo d'arrières ailes Eric Deflandre-Philippe Léonard, la défense remaniée a bien tenu le coup (évidemment à 11 contre 10 pendant une heure !). Et dans l'entrejeu, Sergio Conceiçao apporte effectivement plus à son équipe que sur le flanc. Loin de nous l'idée qu'il n'est pas excellent dans son rôle d'ailier, mais quand on a un Jonathan Walasiak sous la main, autant placer le Portugais dans l'axe. Son travail y sera moins facile (quand on a son dribble on se débrouille toujours sur une aile) mais, dans l'axe, il est plus où cela chauffe. Bref, le Standard semble enfin avoir trouvé son meilleur équilibre et les résultats sont là. Sans oublier que Dominique D'Onofrio pourrait bientôt compter sur des Wambi, Mohammed Tchité et Cédric Roussel en pleine forme. A Anderlecht Franky Vercauteren a remporté sa première victoire contre une demi-équipe de Mons, en poursuivant ses expériences basées sur des concepts plus offensifs que ceux d' Hugo Broos : trois attaquants et parfois trois défenseurs. Mais le coach bruxellois n'a pas encore trouvé la panacée. Ses attaquants se marchent sur les pieds et sa défense n'est pas fiable. Ce n'est pas en quelques semaines qu'on apprend à jouer à trois derrière. Autant rester à quatre... en insistant sur le marquage ! Et Franky continue d'essayer de faire jouer Nenad Jestrovic et Aruna Dindane ensemble dans une attaque à trois alors que, dans cette tactique, leur meilleure position est la même : en pointe. Alors, Vercauteren essaye des tas de formules mais s'il obtient beaucoup d'occasions de but, il n'a jamais que quatre points sur neuf. Avec le potentiel à sa disposition, Vercauteren aurait intérêt à placer le duo précité en pointe et de bien animer ses flancs. Outre Christian Wilhelmsson, il a aussi Christophe Grégoire et... Mbo Mpenza, qui pourrait bien refaire le coup de Rapaic prochainement suite aux questions que l'on pose à son sujet dans ce numéro. PS qui n'a rien à voir : On sait que le dirigeant des Zèbres Mogi Bayat a la tête près du bonnet et énormément d'imagination. Mais il a occulté une piste intéressante lors de l'annulation de Lierse-Charleroi en Coupe. Vis-à-vis de la Ville de Lierre, le Lierse a énormément de dettes et est même obligé de lui reverser automatiquement ce qu'il touche en droits de télévision tous les ans. Or, la semaine dernière, le versement d'environ 300.000 euros que la Ville attendait n'est pas venu. La somme est restée sur le compte du Lierse et quelques heures plus tard, la bourgmestre interdisait de jouer Lierse-Charleroi parce que le toit de la tribune présentait des dangers d'effondrement. Si la Ville voulait mettre son club sous pression, elle avait trouvé. par John BaeteVERCAUTEREN A REMPORTÉ SA PREMIÈRE VICTOIRE contre une demi-équipe de Mons en poursuivant ses expériences