Après le partage contre l'Atalanta (2-2) du week-end précédent, ClaudioRanieri avait compris qu'il pouvait faire ses valises. La Juventus a beau ne pas avoir l'habitude de chasser son coach en cours de saison (le dernier avait été LuisCarniglia après 11 matches en 1969), la peur de perdre la troisième place qualificative pour les poules de la Ligue des Champions a fait flipper la direction. Le lendemain, Ranieri devenait le 11e entraîneur remercié cette saison en Serie A et cédait sa place à CiroFerrara. Sept rencontres sans victoire, l'équipe était en chute libre : la décision était inévitable.
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Après le partage contre l'Atalanta (2-2) du week-end précédent, ClaudioRanieri avait compris qu'il pouvait faire ses valises. La Juventus a beau ne pas avoir l'habitude de chasser son coach en cours de saison (le dernier avait été LuisCarniglia après 11 matches en 1969), la peur de perdre la troisième place qualificative pour les poules de la Ligue des Champions a fait flipper la direction. Le lendemain, Ranieri devenait le 11e entraîneur remercié cette saison en Serie A et cédait sa place à CiroFerrara. Sept rencontres sans victoire, l'équipe était en chute libre : la décision était inévitable. En fait, pendant ces deux saisons, Ranieri n'a pas si mal travaillé que cela : il a ramené sur la scène européenne la Juventus à peine revenue de la Serie B, a lancé quelques jeunes et certains comme GiorgioChiellini ont acquis le niveau international tout en changeant de position sur le terrain. Malgré les déclarations purement formelles, Ranieri et sa direction n'étaient plus sur la même longueur d'onde depuis plusieurs mois. Il semblait carrément impossible que les deux parties collaborent encore la saison prochaine. Par exemple, le coach réclamait un joueur du style PavelNedved et la direction lui a donné Diego, qui n'entrait pas dans son dispositif. Ranieri a demandé qu'on renforce le " parc milieux défensifs " et le club a engagé FabioCannavaro. Dans le vestiaire, un vide s'était créé entre Ranieri et les Samouraïs (c'est le surnom qui avait été donné aux joueurs qui avaient accepté de suivre le club en D2). Le 3 mai, apprenant à la mi-temps du match contre Lecce qu'il serait remplacé, MauroCamoranesi s'en est pris violemment à Ranieri en présence des joueurs et de certains dirigeants. En un mois, l'ailier écopait de sa troisième amende pour indiscipline... AlessandroDelPiero, qui devait aussi quitter le jeu au repos, n'a pas pété les plombs mais n'en pensait pas moins. GigiBuffon, qui a tenté de ramener Camoranesi à la raison, a aussi fait part de sa déception dans une interview. Auteur des deux buts des siens, Nedved est sorti du terrain en jetant son maillot au sol de rage. DavidTrezeguet complète le clan des déçus : après avoir été remballé par RaymondDomenech, il l'a été par Ranieri. Désormais, les Samouraïs n'ont plus d'excuse. MARCO VAN BASTEN n'apprécie pas que son nom figure sur la liste des possibles successeurs de Carlo Ancelotti à la tête du Milan. Ainsi voyant que des journalistes l'attendaient à la sortie d'un restaurant, le Néerlandais s'est enfui par les fenêtres de la cuisine. ZDENEK GRYGERA, le milieu tchèque de la Juventus, s'est occasionné une élongation à la cuisse gauche : saison terminée. FABIOLIVERANI, le meneur de jeu de Palerme, ne participera pas à la course pour la qualification européenne à cause d'une lésion au ménisque externe du genou gauche. LALAZIO a gagné son bras de fer avec l'UEFA, qui ne voulait pas qu'une rencontre soit disputée au Stadio Olimpico dix jours avant la finale de la Ligue des Champions. Le club romain a finalement rencontré la Reggina mercredi dernier sur son terrain et pas ailleurs comme le désirait la fédération européenne. SUPERCOUPE : il y a de grandes chances que la rencontre entre l'Inter et la Lazio ait lieu dans le célèbre Nid d'Oiseau de Pékin, le 8 août, soit juste un an après l'ouverture des Jeux 2008. Pour rappel, Washington, New York et Tripoli ont déjà accueilli cette rencontre. GABY MUNDINGAYI, toujours pas débarrassé de ses pépins musculaires, n'a pas été retenu contre Chievo. Anthony Vanden Borre est resté sur le banc contre Torino. Jean-François Gillet et Bari ont marqué un temps d'arrêt à Salernitana (3-2). NICOLAS RIBAUDO