Mardi, il était euphorique, après la qualification de Chelsea pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Une semaine plus tard, Claudio Ranieri est de nouveau dans les cordes. Samedi, à Middlesbrough, il a concédé un nul. Lundi, il a été battu par Aston Villa. Bilan : un sur six. Le titre est hors de portée et Manchester United peut même lui chiper la deuxième place.
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Mardi, il était euphorique, après la qualification de Chelsea pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Une semaine plus tard, Claudio Ranieri est de nouveau dans les cordes. Samedi, à Middlesbrough, il a concédé un nul. Lundi, il a été battu par Aston Villa. Bilan : un sur six. Le titre est hors de portée et Manchester United peut même lui chiper la deuxième place. Hier, Ranieri devait avoir un entretien décisif avec Peter Kenyon, le directeur. Entraîneur de Valence, de l'Atlético Madrid, de Cagliari, de Naples et de la Fiorentina, l'Italien n'a jamais été apprécié par les supporters de Chelsea, qui regrettent Gianluca Vialli. Les joueurs apprécient le professionnalisme de Ranieri. Les supporters, eux, fustigent sa mauvaise maîtrise de l'anglais. Ranieri s'est acharné. En 2002, il a prolongé de cinq ans son contrat et, l'été passé, le nouveau propriétaire russe de Chelsea, Roman Abramo-vitch, a délié les cordons de sa bourse. L'entraîneur a transféré des joueurs de qualité mais à des prix fous. Cela n'a pas empêché Arsenal d'aligner onze matches sans défaite face à son rival, en championnat. En plus, avant la double confrontation européenne contre Arsenal, la presse a révélé avec délectation les tractations de Sven-Goran Eriksson avec Chelsea. La même presse a opéré un virage à 180 degrés lors de la qualification de Chelsea. Ranieri doit donc discuter avec Kenyon, qui rêvait d'engager Eriksson. Il serait logique de garder l'ancien joueur de l'AS Rome, qui connaît désormais le championnat anglais, au bout de cinq ans, et aura encore une belle enveloppe pour les transferts. Comme Ranieri l'a souligné, Alex Ferguson a mis sept ans à former une équipe à United, lui n'a eu que sept mois. (P. T'Kint)DAVID BECKHAM peut compter sur le soutien de Sven- Goran Eriksson, suite aux révélations des tabloïdes. Le sélectionneur pense que le joueur est à même d'atteindre son niveau habituel. FRANCIS JEFFERS ne peut plus jouer pour Everton, suite à une dispute avec le manager Moyes. Arsenal l'avait loué jusqu'à la fin de la saison. MILWALL est fâché sur la FA, qui ne lui a donné que 21.000 billets pour la finale de la Cup, contre 28.000 à United. C'est la première finale de Milwall en 119 ans d'histoire. MANCHESTER CITY a joué le week-end dernier sans Kevin Keegan, son manager, souffrant du dos. L'ancien vice-premier russe, Vladimir Potonine, qui a fait fortune dans les télécommunications, investirait environ 50 millions dans le club. BUTEURS (au 12 avril) : 1. Henry (Arsenal) 25 buts ; 2. Shearer (Newcastle) 21 ; 3. Saha (Man. United) 19 ; 4. Van Nistelrooy (Man. United) 18 ; 5. Forssell (Birmingham) 16. P. T'Kint