Estadio Centenario de Montevideo, 6 juin 2009, l'Uruguay reçoit le Brésil dans un match de qualif' pour la Coupe du Monde sud-africaine. A la 65e minute, alors que le marquoir affiche déjà 0-3 pour les Auriverdes, Ramires Santos do Nascimento réalise son rêve de gosse en foulant la pelouse pour la première fois avec le maillot de la Seleçao sur les épaules.
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Estadio Centenario de Montevideo, 6 juin 2009, l'Uruguay reçoit le Brésil dans un match de qualif' pour la Coupe du Monde sud-africaine. A la 65e minute, alors que le marquoir affiche déjà 0-3 pour les Auriverdes, Ramires Santos do Nascimento réalise son rêve de gosse en foulant la pelouse pour la première fois avec le maillot de la Seleçao sur les épaules. Le mois de juin est chargé pour le Brésil puisque vient ensuite la Coupe des Confédérations. Cinq rencontres et autant de victoires plus tard, les Sud-Américains ramènent le trophée pour la troisième fois à la maison. Titularisé quatre fois par Dunga, coach national de l'époque, Ramires décroche son premier tournoi international après seulement 7 sélections. Né à Rio de Janeiro, le 24 mars 1987, Ramires est repéré à 17 ans par Joinville, équipe de l'Etat de Santa Catarina, dans le sud du pays. Un an plus tard, il fait ses premières apparitions en équipe Première au latéral droit. Rapidement repositionné dans l'entrejeu, il se fait remarquer par Cruzeiro Belo Horizonte, qui met 200.000 euros sur la table pour s'assurer ses services. Un coup dans le mille de la part des dirigeants. Son envie et son endurance séduisent les supporters qui le surnomment Queniano Azul, le Kenyan bleu. Titulaire indiscutable, il décroche sa sélection pour les JO de Pékin suite au forfait de Robinho. Il dispute quatre matches en Asie et revient au Brésil avec la médaille de bronze. Deux titres de champion de l'Etat du Minas Gerais plus tard, il fait le pas vers l'Europe, en 2009. C'est le Benfica Lisbonne qui a flairé le bon coup n'hésite pas à claquer 7,5 millions d'euros pour ce box-to-box. Auréolé de son récent statut d'international, le Brésilien ne manque pas ses débuts. Il marque lors de ses trois premières rencontres pour les Aigles et son statut de titulaire ne souffre d'aucune discussion. Aux côtés des Aimar, Cardozo, Saviola, David Luiz et autre Di Maria, il réalise une saison pleine, ajoutant le championnat portugais et la Coupe de la Ligue à son palmarès. C'est donc logiquement que Dunga l'emmène dans ses valises pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud. L'ancien capitaine de la Seleçao lui préfère toutefois Elano et Felipe Melo lors des matches de poules et Ramires doit se contenter d'entrées au jeu en fin de partie. Finalement titularisé contre le Chili en huitièmes, il sort une grosse prestation et délivre même un assist à Robinho avant d'écoper de son second carton jaune de la compétition, synonyme de suspension. C'est donc impuissant qu'il assiste à l'élimination du Brésil en quarts contre les Pays-Bas. Malgré ce tournoi en demi-teinte, ses performances tout au long de la saison ont attiré l'attention. La liste des acquéreurs potentiels est longue comme le bras : Barcelone, le Bayern, Chelsea, la Fiorentina, l'Inter, Manchester City, Marseille et le Real Madrid sont sur le coup. Séduit par le discours de Carlo Ancelotti, le médian opte pour Chelsea où il paraphe un contrat de 4 ans. Il n'oublie pas le Portugal pour autant : " Je garderai toujours Benfica en mémoire. Et qui sait, à l'avenir, si j'en ai la chance, j'aimerai revenir ", déclare-t-il. Le début de saison est encourageant pour les Blues qui dominent la Premier League. L'intégration de Ramires, facilitée par la présence de son compatriote Alex, se déroule sans encombre et il gagne rapidement un autre surnom : Rambo, pour sa force et son habileté à détruire ses adversaires un à un, à l'image du personnage interprété par Sylvester Stallone. Mais la suite n'est pas du même acabit, les hommes d' Abramovitch terminent le championnat second derrière Man U. Ramires se console quelque peu en recevant la récompense du goal de Chelsea de l'année grâce à son superbe but inscrit contre Man City mais les Blues finissent la saison sans le moindre trophée. Et ce n'est pas mieux en équipe nationale. Le Brésil se crashe à la Copa America, éliminé en quarts par le Paraguay et Mano Menezes, le nouveau sélectionneur national lui en tient rigueur et ne fait plus appel à lui depuis août 2011. " Le coach fait ses choix. Mais je livre de belles prestations avec mon équipe et c'est le plus important. J'ai une bonne relation avec Menezes ", minimise-t-il. Il faut dire que l'homme n'est pas du genre à faire des remous. La saison en cours est compliquée pour Chelsea. A tel point qu' André Villas-Boas, le nouvel entraîneur, est remis en cause. Buteur contre Wolverhampton début janvier, Ramires a immédiatement dédié son goal à Special Two. " Je trouve injuste qu'il soit désigné seul responsable des mauvais résultats de l'équipe. Ce geste est un symbole qui affirme notre total engagement pour amener Chelsea aux sommets en 2012 ". Un mec réglo ce Ramires. PAR JULES MONNIER - PHOTO: IMAGEGLOBE Son surnom lui vient de sa force et de son habileté à détruire ses adversaires un à un.