Qui va priver Rafael Nadal d'un neuvième succès, qui serait le cinquième d'affilée, à Paris ? La question est difficile. Nadal lui-même, peut-être ? L'Espagnol, spécialiste de la terre battue, présente des statistiques brillantes mais il semble moins dominant que les saisons précédentes sur son revêtement préféré. À Monte Carlo, il a été balayé en deux sets par son compatriote David Ferrer (ATP 5), à Barcelone, Nicolas Almagro (ATP 24) a pris sa mesure en trois sets. Ce n'est pas de bon augure même s'il vient de remporter le tournoi de Madrid pour la quatrième fois, grâce à l'abandon pour blessure de Kei Nishikori, une des révélations de la saison et le premier Japonais ...

Qui va priver Rafael Nadal d'un neuvième succès, qui serait le cinquième d'affilée, à Paris ? La question est difficile. Nadal lui-même, peut-être ? L'Espagnol, spécialiste de la terre battue, présente des statistiques brillantes mais il semble moins dominant que les saisons précédentes sur son revêtement préféré. À Monte Carlo, il a été balayé en deux sets par son compatriote David Ferrer (ATP 5), à Barcelone, Nicolas Almagro (ATP 24) a pris sa mesure en trois sets. Ce n'est pas de bon augure même s'il vient de remporter le tournoi de Madrid pour la quatrième fois, grâce à l'abandon pour blessure de Kei Nishikori, une des révélations de la saison et le premier Japonais à figurer dans le top dix. Novak Djokovic, le numéro deux, peut-il rêver d'une première Coupe des Mousquetaires ? En 2011, le Serbe avait toutes les clefs en mains. À l'entame du tournoi, il restait sur 43 victoires d'affilée mais en demi-finales, il s'est heurté à un Roger Federer démonté. L'année suivante, il s'est qualifié pour la finale mais ses nerfs l'ont lâché. La saison passée, en demi-finales, il a été confronté à Rafael Nadal, pour la troisième fois. Il a combattu pendant cinq sets, il a eu sa chance mais... Nadal et Paris semblent inaccessibles à Djokovic, qui entame le tournoi avec quelques soucis. À Monaco, le Serbe est apparu avec un tape impressionnant au bras droit, en demi-finale contre Roger Federer. Il a renoncé à Madrid, un des principaux rendez-vous avant Roland-Garros. " Je ne dois pas subir d'opération, ce qui constitue une bonne nouvelle. Une petite pause devrait suffire à me libérer de la douleur, d'après les médecins. " Stanislas Wawrinka peut-il constituer une menace pour Nadal ? En Australie, le Suisse est enfin sorti de l'ombre de Federer et il a signé un parcours impressionnant. Il a remporté son premier grand chelem après avoir pris la mesure de Tommy Robredo (ATP 18), de Djokovic, de Tomas Berdych (ATP 6) et de Nadal. En avril 2013, Wawrinka a commencé à travailler avec Magnus Norman, l'ancien numéro deux qui a mené Robin Söderling en finale à Paris en 2009 et, depuis, sa progression est spectaculaire. Jusque-là, son palmarès était maigrichon, avec trois succès seulement depuis 2006, mais son compteur est maintenant à sept : Oeiras, sur terre battue, Chennay, l'Open d'Australie et Monte Carlo, après des victoires contre Milos Raonic (10), David Ferrer (6) et Federer. Du rang 17, il est passé au numéro trois. " Je dois l'essentiel de mon succès à mon entraîneur. Il m'insuffle beaucoup d'assurance. Parfois, des détails, comme l'adaptation de mon coup droit, ont un impact énorme ", a confié Wawrinka au site ATPWorldTour.com. Nadal, Djokovic, Wawrinka - surpris à Madrid par le qualifierDominic Thiem - ou Federer, quadruple finaliste à Paris et vainqueur surprise en 2009 ? C'est peu probable. Il a atteint la finale de Monte Carlo, en battant notamment Jo-Wilfried Tsonga (12) et Djokovic, mais il a déclaré forfait à Madrid pour assister à l'accouchement de Mirka. Le numéro quatre mondial a peu joué ces dernières semaines, il est devenu père de deux autres jumeaux, Leo et Lenny, et n'a rejoint Rome qu'en dernière minute. " J'ai hésité mais Mirka m'a dit que je devais jouer. " Le voyage a été court : il a été battu au premier tour contre Jeremy Chardy et est retourné chez lui. " C'est plus amusant que de gagner un tournoi. " PAR CHRIS TETAERT