Gâtés que nous fûmes, lors des huit quarts de Champions League ! 24 buts (honnête moyenne !) et non des moindres : Lionel Messi évidemment, mais aussi Zlatan Ibrahimovic, Arjen Robben ou Nani nous ont refilé de ces réalisations que le jargon classe de fort belle facture ! Plaisirs en bonus : aucun qualifié n'a émergé via ces flippants tirs au but, et un seul doit sa qualification à l'iniquité de cette prépondérance des buts inscrits à l'extérieur. Ainsi le Bayern est-il dès maintenant le chançard de l'édition 2009/10, lui qui avait déjà écarté la Fiorentina en huitièmes de semblable façon, après avoir terminé son groupe à six points de Bordeaux. Un Bayern contre lequel Lyon semble partir à égalité de chances, ne serait-ce que parce qu' ...

Gâtés que nous fûmes, lors des huit quarts de Champions League ! 24 buts (honnête moyenne !) et non des moindres : Lionel Messi évidemment, mais aussi Zlatan Ibrahimovic, Arjen Robben ou Nani nous ont refilé de ces réalisations que le jargon classe de fort belle facture ! Plaisirs en bonus : aucun qualifié n'a émergé via ces flippants tirs au but, et un seul doit sa qualification à l'iniquité de cette prépondérance des buts inscrits à l'extérieur. Ainsi le Bayern est-il dès maintenant le chançard de l'édition 2009/10, lui qui avait déjà écarté la Fiorentina en huitièmes de semblable façon, après avoir terminé son groupe à six points de Bordeaux. Un Bayern contre lequel Lyon semble partir à égalité de chances, ne serait-ce que parce qu' Hugo Lloris, capable de décourager Robben, est bien meilleur gardien de but que ce bizarre Hans-Jörg Butt... A Manchester, le tournant fut sans doute l'exclusion de Rafaelda Silva à la 50' pour second carton jaune aussi bête que le premier : la présence du teenager brésilien au coup d'envoi (au lieu de Gary Neville) était étonnante, comme celle de Darron Gibson (au lieu de Paul Scholes). Car autant Alex Ferguson donne généralement du temps de jeu aux jeunes dès que les circonstances lui permettent d'oser, autant il paraissait jusqu'ici se fier à sa vieille garde lors des rendez-vous capitaux... Sir Alex s'en mord peut-être aujourd'hui les doigts, mais ne l'avouera jamais et il a bien raison, pas d'automutilation dans les médias, les légendes comme lui doivent le rester toujours ! La gaffe me fait d'ailleurs surtout mal pour ledit Rafael qui me plaisait bien : look de petit ange crollé mais petit contre-attaquant teigneux, déjà supérieur de ce point de vue à John O'Shea plus si jeune et à Neville vraiment vieux... Tant qu'on en est à Rafael, un mot de son double : pas de son double carton malheureux, ni de son double génétique (son jumeau Fabio da Silva est lui aussi baby-Mancunien), mais de son double en âge : Edwin Van der Sar (qui retrouvait pour la circonstance Louis van Gaal quinze saisons après leur gloire européenne commune avec Ajax) aura bientôt deux fois vingt ans et c'est un phénomène. Je l'avais cru sur le déclin lorsqu'en 2001, il abandonna la Juventus pour Fulham et les pépettes de Mohamed Al Fayed. Je m'étais trompé, ça fait cinq saisons qu'il brille à Manchester, et quatre que Tomasz Kuszczak (pourtant premier Polonais à son poste) n'arrive pas à lui piquer le titulariat ! Bien que plus âgé, van der Sar n'a toujours rien de moins que Gigi Buffon ou Iker Casillas, si ce n'est qu'il piffe moins qu'eux la pipolisation. Les footeux bataves se rendent-il compte de ce qui va leur manquer en juin en Afrique du Sud, suite au renoncement de van der Sar en équipe nationale ? Mais qu'attend ce peuple pour défiler suppliant par dizaines de milliers, d'Amsterdam à La Haye, brandissant des banderoles idolâtres et scandant des Edwin-terug ! ? Que dire encore de ces quarts ? Que les stats/UEFA révèlent un temps de jeu effectif alentour des 60 minutes : ça fait plus de 30 sans football, chiffre intéressant à comparer aux 31 fautes sifflées en moyenne ! Et qu'on regrettera surtout Man U parce qu'il semblait le plus apte à pouvoir à la fois donner du spectacle et concurrencer Barcelone au final. Au lieu de ça, les Catalans tombent en demi-finales sur un Inter Milan souvent pénible à regarder, assoupissant et archi-fermé,... reste à souhaiter que l'opposition radicale de styles débouche sur un match ouvert, ça arrive ! Les deux clubs s'étaient déjà rencontrés en phase de groupes : 0-0 à San Siro, 2-0 au retour pour un Barça... qui avait laissé Messi au repos ! Cette fois, le p'tit génie va retrouver toute une clique de compatriotes intéristes sur sa route, en même temps que Diego Milito recroisera son frangin Gabi, que Daniel Alvès livrera duel à Douglas Maicon pour la place de back droit auriverde, que Thiago Motta et Samuel Eto'o retrouveront un Nou Camp qu'ils n'ont pas vraiment quitté contents ; au contraire de José Mourinho qui y fut jadis jeune adjoint heureux... de van Gaal ! Le monde est petit, celui des stars aussi. par bernard jeunejean"Mais qu'attend le peuple hollandais pour défiler en brandissant des banderoles idolâtres et scandant des Edwin-terug ! ?"