Secteur encore en marge il y a quelque temps, les web-tv se développent lentement mais sûrement. Un des précurseurs a été E.K T.V., diffuseur de matches de l'équipe nationale de rugby et partenaire du RAEC Mons du temps où le club de foot côtoyait l'élite nationale. Racing Channel est moins connue mais elle existe elle aussi depuis plusieurs années. Son fond de commerce ? La course automobile b...

Secteur encore en marge il y a quelque temps, les web-tv se développent lentement mais sûrement. Un des précurseurs a été E.K T.V., diffuseur de matches de l'équipe nationale de rugby et partenaire du RAEC Mons du temps où le club de foot côtoyait l'élite nationale. Racing Channel est moins connue mais elle existe elle aussi depuis plusieurs années. Son fond de commerce ? La course automobile belge. " Notre public s'intéresse également au sport moto mais nous préférons ne pas nous disperser ", explique Philippe Henin, créateur et responsable du projet. Il y a quelques semaines, Racing Channel a intégré le groupe des 24 web-tv reconnues officiellement par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Un titre qui lui assure une légitimité et reconnaît le travail fourni par une équipe qui compte moins d'une vingtaine d'employés. " Et tous sont bénévoles. Nous n'avons pas les moyens de les payer ! " C'est d'ailleurs pour des raisons financières que le projet de Racing Channel a vu le jour sur le web. " Les chaînes privées ont arrêté de produire des émissions automobiles car elles coûtent trop cher. Vous devez investir 15.000 euros pour un programme diffusé en matinée ou en 2e partie de soirée et pour lesquels les publicités se négocient pour quelques centaines d'euros. " Le concepteur a puisé son modèle sur celui des...radios libres ! " Dans les années 80, chacun pouvait lancer sa radio. Puis, un régulateur est apparu et les stations officielles que l'on connaît aujourd'hui sont apparues. C'est le même avenir qui attend les web-tv. Les Etats-Unis sont beaucoup plus avancés que les Européens dans ce domaine. " En attendant, Racing Channel veut poursuivre son développement. " Nous avons d'abord mis l'accent sur nos moyens de production avant de chercher des vues. Nous sommes sur le bon chemin puisque nous avons noué des collaborations avec la RTBF ou encore RTL. Maintenant que nous dépendons du CSA, nous allons chercher à nous faire connaître davantage. "