Personne ne les connait et pourtant, la nouvelle référence du football sud-américain vient d'Equateur. En remportant son troisième trophée continental en deux ans, LDU Quito n'est plus une surprise. Alors que l'on pensait sa victoire en Copa Libertadores en 2008 sans lendemain, l'équipe dirigée par Jorge Fossati a fait le doublé en s'adjugeant un an plus tard la Copa Sudamericana, cette compétition relevée qui, comme la Libertadores regroupe les meilleurs clu...

Personne ne les connait et pourtant, la nouvelle référence du football sud-américain vient d'Equateur. En remportant son troisième trophée continental en deux ans, LDU Quito n'est plus une surprise. Alors que l'on pensait sa victoire en Copa Libertadores en 2008 sans lendemain, l'équipe dirigée par Jorge Fossati a fait le doublé en s'adjugeant un an plus tard la Copa Sudamericana, cette compétition relevée qui, comme la Libertadores regroupe les meilleurs clubs d'Amérique du Sud et de la CONCACAF mais qui vit encore dans l'ombre de son aînée. La différence ? La Libertadores se déroule de janvier à juillet et a une vieille histoire alors que la Sudamericana prend place entre août et décembre et ne date que de 2002. Mais malgré cette mainmise, La Liga Deportiva Universitaria de Quito ne bénéficie pas de beaucoup de publicité. On a davantage parlé de l'exploit raté de peu par Fluminense, qui s'était incliné lors de la finale aller 5-1 en Equateur avant de renverser la vapeur au Maracana 3-0 (les Brésiliens ont même eu le 4-0, synonyme de victoire, plusieurs fois au bout des pieds) que du vainqueur. LDU Quito peut compter sur l'expérience de certains joueurs, comme l'Equatorien Ulysses De La Cruz (ex-Aston Villa) ou de l'attaquant argentin Claudio Bieler (meilleur réalisateur du tournoi). Fondé en 1918 par un groupe d'universitaires, LDU Quito a grandi dans l'ombre d'autres grands clubs équatoriens (Emelec, Barcelona of Guayaquil, Nacional), tombant même en D2 à deux reprises. Remonté à l'étage supérieur en 2001, LDU Quito a alors pris son envol et s'est forgé un nom. Au pays d'abord. Les titres de 2003, 2005 et 2007 avaient éveillé certaines curiosités mais c'est la victoire en Libertadores 2008 qui allait enflammer la nation. Los Albos devenaient en effet le premier club équatorien à inscrire son nom au trophée. Quito se fit ensuite connaître en atteignant la finale de la Coupe intercontinentale (battu par Manchester United 1-0) et en s'emparant de la Supercoupe sud-américaine. Avant de décrocher la timbale une nouvelle fois cette semaine. Aujourd'hui, LDU Quito est le club le plus populaire du pays et ce facteur est certainement à la base de son succès actuel. Les adversaires redoutent en effet l'ambiance de l' Estadio Casa Blanca, le plus moderne du pays, construit en 1997 et pouvant contenir 55.000 spectateurs. L'ambiance a même reçu un surnom : La muerte blanca. Pour l'entraîneur uruguayen Fossati, c'est le point d'orgue d'une carrière qui le conduira désormais au Brésil car son succès en Sudamericana lui a permis d'attirer la convoitise d'International Porto Alegre qu'il entrainera dès le mois de janvier. STéPHANE VANDE VELDE