Citius, Altius, Fortius. Les hôteliers sud-coréens ont surtout retenu le deuxième mot - plus haut - de la devise olympique formulée en 1894 par Pierre de Coubertin. Un Canadien a avalé son café de travers en découvrant le coût d'une modeste chambre d'hôtel à Gangneung, la ville la plus proche des sites olympiques, sur ATPI Sport Events : 445 euros la nuitée. " En juin, la même chambre coûte 40 euros, le prix moyen pour cette région ", écrit Korea Exposé, un magazine en ligne très critique.
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Citius, Altius, Fortius. Les hôteliers sud-coréens ont surtout retenu le deuxième mot - plus haut - de la devise olympique formulée en 1894 par Pierre de Coubertin. Un Canadien a avalé son café de travers en découvrant le coût d'une modeste chambre d'hôtel à Gangneung, la ville la plus proche des sites olympiques, sur ATPI Sport Events : 445 euros la nuitée. " En juin, la même chambre coûte 40 euros, le prix moyen pour cette région ", écrit Korea Exposé, un magazine en ligne très critique. Il y a moins cher. Isfield Hospitality, une société cypriote, propose des petites chambres à l'université de PyeongChang pour 158 euros par nuit ou dans des motels pour 254 euros. Mais il y a un os : " Quand nous avons contacté personnellement ces hébergements, en coréen, les prix étaient nettement plus bas. Conclusion : les étrangers paient de toute façon beaucoup plus ", poursuit Korea Exposé. Les touristes étrangers se plaignent depuis longtemps de la méconnaissance de l'anglais sur la presqu'île et les déplacements de l'Incheon International Airport à PyeongChang ou Gangneung relèvent de l'expédition. Le Nouvel-An coréen se fête une semaine après l'ouverture des Jeux, le 9 février, alors que les Coréens du Sud n'ont pu réserver leurs billets pour le KTX, le TGV local, qu'à partir du 17 janvier. Les visiteurs olympiques ont dû patienter un jour de plus, une éternité pour les réservations en ligne. " Dans le passé, tout était vendu en l'espace d'une demi-heure. Les étrangers n'obtiendront sans doute pas de billets de train ", relève The Korea Herald. Le 9 janvier, le comité d'organisation a annoncé qu'il n'avait écoulé que 170.000 des 320.000 billets accessibles aux visiteurs étrangers, soit 53 %. Une des raisons ? La décision de la NHL de ne déléguer aucun joueur au tournoi de hockey sur glace, qui attire généralement la grande foule. Les Canadiens et les Américains n'ont pas envie de voir un tournoi médiocre. 30 % des billets (1.070.000) cherchent encore acquéreurs. " Franchement, je ne m'attends pas à ce qu'il y ait beaucoup de spectateurs ", a déclaré Gian-Franco Kasper, le président de la fédération internationale de ski. " Les Coréens du Sud ne s'intéressent qu'aux disciplines dans lesquelles ils sont bons, comme le patinage et le shorttrack. Ça n'est pas un drame car les Jeux d'Hiver sont avant tout un événement télévisé. " On peut le comprendre : la température dans les deux villes olympiques avoisinera les - 5 degrés et le comité a renoncé à poser un toit au stade olympique de PyeongChang, pour des raisons budgétaires. On peut espérer que la flamme olympique dégage un peu de chaleur, pour autant que la Corée du Sud ait retenu la leçon de 1988 : un essaim de pigeons s'était engouffré dans la flamme...