Il y a un an, la France, championne du monde, se frottait les mains: des investisseurs des quatre coins du globe se pressaient au portillon, et le contrat TV, revu à la hausse, allait rapporter 1,153 milliard par an pendant quatre saisons aux clubs. Les généreux donateurs? beIN Sports, une filiale d' Al Jazeera...

Il y a un an, la France, championne du monde, se frottait les mains: des investisseurs des quatre coins du globe se pressaient au portillon, et le contrat TV, revu à la hausse, allait rapporter 1,153 milliard par an pendant quatre saisons aux clubs. Les généreux donateurs? beIN Sports, une filiale d' Al Jazeera Sports, présente sur le marché français depuis 2012, Mediapro (une firme espagnole financée par des Chinois) et Free, du groupe Iliad (télécommunications), détenteur des droits digitaux. beIN paie 325 millions pour deux matches par week-end, Mediapro 828,6 millions et Free 41,8 millions par an. Résultat? 291 transferts entrants l'été dernier, 268 sortants. Les rentrées en Ligue 1? 380 millions. Les dépenses? 447 millions. Six mois plus tard, c'est le fiasco. En plus du Covid et de l'absence de public, Mediapro n'est plus en mesure d'assurer ses obligations et a annoncé la fin de Téléfoot, sa nouvelle chaîne. Canal +, partenaire du championnat depuis 1984, a acheté deux matches par semaine à beIN, mais a depuis rendu le lot: trop cher. Jusqu'au 7 février, les matches sont retransmis en direct. La Ligue Pro espère trouver un nouveau contrat TV d'ici là, pour 600 millions, la moitié du contrat précédent, mais le montant risque d'être encore moins élevé. On en voit les conséquences sur le marché des transferts. La Ligue 1 enregistre très peu de mouvements et personne ne sort le chéquier. Idem en Ligue 2. Les clubs auraient même convenu avec les joueurs de diminuer les salaires de ces derniers.