Milan Jovanovic l'a annoncé à Pierre Bilic dimanche dernier (voir plus loin dans ) : " Je veux quitter le Standard et si je ne trouve pas de solution, j'arrête ma carrière... " Entre la volonté du joueur de partir et la réalité du marché, il y a plusieurs éléments à retenir. Tout d'abord, le Serbe est redevable d'un an de contrat à Luciano D'Onofrio et ce dernier est plutôt favorable à le garder qu'à le vendre à un tarif inintéressant. Jova est entre deux eaux : il peut continuer à rendre de gros services au Standard et n'a sans doute pas la grosse pointure européenne quand on étudie ses statistiques ou son état de convalescent. Mais ce n'est pas parce qu'un grand club n'est pas prêt à donner au Standard la ...

Milan Jovanovic l'a annoncé à Pierre Bilic dimanche dernier (voir plus loin dans ) : " Je veux quitter le Standard et si je ne trouve pas de solution, j'arrête ma carrière... " Entre la volonté du joueur de partir et la réalité du marché, il y a plusieurs éléments à retenir. Tout d'abord, le Serbe est redevable d'un an de contrat à Luciano D'Onofrio et ce dernier est plutôt favorable à le garder qu'à le vendre à un tarif inintéressant. Jova est entre deux eaux : il peut continuer à rendre de gros services au Standard et n'a sans doute pas la grosse pointure européenne quand on étudie ses statistiques ou son état de convalescent. Mais ce n'est pas parce qu'un grand club n'est pas prêt à donner au Standard la somme idéale qu'il envisage pour Jova, que ce dernier doit accepter de ne pas voir son contrat au moins se doubler ailleurs. D'où sa volonté de mettre la pression sur un Standard qui peut s'inquiéter un peu : Jova a du caractère. Si on n'en a pas, on ne peut pas réussir, comme lui, à jouer toute la saison sous infiltration à cause de muscles adducteurs en compote. A Anderlecht, il y a aussi un joueur qui veut partir à tout prix : Silvio Proto. Son agent est anglais et ne désespère pas de lui trouver un club dans les Iles car la volonté du Louviérois de jouer à tout prix ne va pas s'accommoder de jouer pour un sous-fifre. Est-ce du domaine du rêve d'imaginer que les deux grands clubs belges fassent échange de bons procédés ? Le Standard n'a qu'un bon gardien routinier pour l'instant : AragonEspinoza. Et Anderlecht sait que, malgré ses transferts, sa seule véritable option au centre-avant est Nicolas Frutos... qui a déjà commencé la reprise en se blessant. Depuis les transferts de MéméTchité vers Anderlecht et de Dieumerci Mbokani vers le Standard au cours des deux dernières saisons, on a l'impression qu'une certaine habitude s'est installée. En plus, on sait pertinemment que Luciano D'Onofrio et Roger Vanden Stock s'entendent de mieux en mieux et qu'ensemble, ce sont les deux hommes les plus forts du foot belge. Rien ne se fait sans leur accord mutuel ni leur aval. Prenez le choix d' Ivan De Witte - le président de La Gantoise - comme homme fort de la Ligue Pro, le nouvel accord de télévision ou le deal trouvé avec l'Union belge pour la sélection olympique (deux joueurs d'Anderlecht et deux du Standard et basta !) alors qu'il faudra ferrailler en Ligue des Champions... Jusqu'à présent, les transferts entre les Rouches et les Mauves ont bien fonctionné. Mémé Tchité a aidé Anderlecht à remporter son dernier titre de champion, a été élu Footballeur Pro de l'année 2007 et s'est envolé pour l'Espagne. Et Mbokani a renvoyé l'ascenseur au Standard cette année. Il n'y a qu'une chose qui empêcherait l'histoire de se répéter : la volonté de D'Onofrio de conserver son équipe championne. Le Standard a déjà troqué Michel Preud'homme pour Laszlo Bölöni : c'est un assez gros changement alors que le club veut tabler sur la participation à la phase des poules de la Ligue des Champions... où une dernière place lui procurerait au minimum six millions d'euros. NB qui n'a rien à voir avec ce qui précède : Quelle belle victoire de l'Espagne et de la créativité footballistique. Le vieil Aragones mérite une statue pour le respect qu'il a manifesté au football et au génie de ses joueurs. Il a construit une vraie équipe dont le seul but était de faire courir le ballon et de créer des beaux mouvements. Le succès était au bout du chemin face à une Allemagne manquant de finesse et de légèreté. Tous les artifices de son coach pour masquer le problème du manque de créativité allemand ont été vains. Et parfois pathétiques tant on s'éloignait du football : alpinisme, basket, etc. Mais ne rions pas des Allemands : nos Diables vont devoir se farcir les Espagnols et les Turcs en qualifs du Mondial. Madre de Dios ! PAR JOHN BAETE