PSG-Lyon me fait repenser au choc tenu par les Parisiens à domicile contre l'OM. A dix, très bien organisés, ils ont bloqué les Marseillais et gagné 2-1 grâce à une solidarité et un bloc équipe irréprochable. Leur coach Vahid Halihodzic ne prône que ça : il ne veut voir personne au-dessus de la mêlée. Pauleta marque, par exemple, mais il défend aussi. Le début de saison a été dur pour les Parisiens et le coach a eu quelques conflits avec les joueurs : il est sympa mais il est veut être le maître absolu. Le collectif doit lui obéir au doigt et à l'oeil Il ne fait pas régner la terreur...

PSG-Lyon me fait repenser au choc tenu par les Parisiens à domicile contre l'OM. A dix, très bien organisés, ils ont bloqué les Marseillais et gagné 2-1 grâce à une solidarité et un bloc équipe irréprochable. Leur coach Vahid Halihodzic ne prône que ça : il ne veut voir personne au-dessus de la mêlée. Pauleta marque, par exemple, mais il défend aussi. Le début de saison a été dur pour les Parisiens et le coach a eu quelques conflits avec les joueurs : il est sympa mais il est veut être le maître absolu. Le collectif doit lui obéir au doigt et à l'oeil Il ne fait pas régner la terreur mais il faut lui obéir. Contre Lyon, le PSG aura affaire à forte partie car il joue très vite et trouve facilement la profondeur. Et avec Paul Le Guen, sa défense est également devenue quasi imperméable : ils jouent toujours debout, ils ne font pratiquement pas de fautes. On se réjouit de voir Barça-Real Madrid. Cela fait très longtemps que les Catalans n'ont plus abordé ce choc dans la peau de favoris. Ils sont proches de la perfection : ils monopolisent le ballon, ont peu de déchets, de la vitesse et un génie créatif en la personne de Ronaldinho. Ils ont toujours beaucoup d'occasions et pas mal de possibilités de remplacements de haut niveau. Le fabuleux Suédois Henrik Larsson est souvent sur le banc au départ par exemple. Et contrairement au Real, le Barça a solidifié sa défense, notamment grâce à son stopper Puyol venu de l'aile droite. Frank Rijkaard a vite trouvé un excellent équilibre que le Real recherche encore. Avant il marquait mais encaissait. Aujourd'hui, il encaisse et marque moins aussi... Le noyau est un peu mieux balancé et il y a beaucoup de joueurs derrière le ballon. Même Zizou fait un geste défensif de temps à autre. Manchester United-Charlton, c'est peut être encore l'occasion de voir Wayne Rooney venir du banc dans ce club où le turnover n'est jamais un vain mot. Mais je n'ai pas compris pourquoi Rooney était si longtemps resté sur le banc contre Manchester City alors que Ruud van Nistelrooij était suspendu ! J'ai l'impression que ManU a perdu un peu de frivolité, de capacité d'accélération. Il y a toujours Ryan Giggs et Cristiano Ronaldo mais ils ont du mal à être créatifs pendant 90 minutes. Sans doute parce que le milieu de terrain a perdu en transférant coup sur coup David Beckham et Nicky Butt ? Mais Alex Ferguson est peut-être aussi en train de construire une équipe qui va à nouveau devenir très forte ? On verra. Les tests se succèdent pour le Wolfsburg d'Eric Gerets. Après Stuttgart, Hambourg où le nouveau coach Thomas Doll a effectué un gros travail de remise en place sur le jeu de position. Il exige une couverture mutuelle de tous les joueurs, à la fois en profondeur et en largeur sur le terrain. L'équipe a bien réagi au début mais après trois succès, la pression s'est un peu relâchée. Or, pour assurer en Bundelsiga, il faut être très rigoureux. Par Jean-François Remy Journaliste à Be tv