José Mourinho est assis dans un fauteuil au centre de son bureau du centre d'entraînement de Cobham. Cela ne fait que trois mois qu'il a repris possession des lieux mais on a l'impression qu'il a toujours été là. Les murs sont tapissés de photos de tous ses triomphes : là on le voit avec la Ligue des Champions lorsqu'il était à Porto ; ici, avec ses enfants, fier et joyeux avec ses trois trophées glanés lors de sa deuxième saison glorieuse à l'Inter Milan. Sur la table à café, une pile de biographies en italien, portugais et japonais. Sous verre, trois unes de la Gazzetta dello sport, publiées après chacun de ses trophées de la campagne du triplé. Tout est fait pour intimider le visiteur et lui signifier qu'il est en présence d'un personnage rare. C'est un bureau qui convaincrait une cible potentielle qu'il est dans l'antre d'un manager capable de transformer ses rêves en réalité. C'est un bureau qui ferait réfléchir deux fois un agent venu demander une augmentation ou un transfert pour un de ses joueurs.
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José Mourinho est assis dans un fauteuil au centre de son bureau du centre d'entraînement de Cobham. Cela ne fait que trois mois qu'il a repris possession des lieux mais on a l'impression qu'il a toujours été là. Les murs sont tapissés de photos de tous ses triomphes : là on le voit avec la Ligue des Champions lorsqu'il était à Porto ; ici, avec ses enfants, fier et joyeux avec ses trois trophées glanés lors de sa deuxième saison glorieuse à l'Inter Milan. Sur la table à café, une pile de biographies en italien, portugais et japonais. Sous verre, trois unes de la Gazzetta dello sport, publiées après chacun de ses trophées de la campagne du triplé. Tout est fait pour intimider le visiteur et lui signifier qu'il est en présence d'un personnage rare. C'est un bureau qui convaincrait une cible potentielle qu'il est dans l'antre d'un manager capable de transformer ses rêves en réalité. C'est un bureau qui ferait réfléchir deux fois un agent venu demander une augmentation ou un transfert pour un de ses joueurs. On peut classer les entraîneurs en trois catégories. Il y a ceux, à l'instar de sir Alex Ferguson, qui sont vus comme des motivateurs extrêmes. " Il n'y a rien de mieux que d'entendre les mots - bien joué ", expliquait l'entraîneur écossais à la Harvard Business School, il y a quelques mois. " Ce sont les mots les plus importants jamais inventés dans le sport. " D'autres, comme Pep Guardiola font partie des managers amoureux du terrain. Ils n'aiment rien de mieux que se trouver, au soleil ou sous la pluie, à l'entraînement pour huiler, jour après jour, les automatismes et faire progresser les joueurs. Et puis, il y a les tacticiens - Rafael Benitez en est le meilleur exemple - qui voient le football comme un jeu d'échecs. José Mourinho n'entre dans aucune de ces catégories. " Tu dois avoir un peu de tout pour devenir un entraîneur de niveau mondial. Si tu es un grand motivateur qui ne comprend pas le jeu, tu n'es pas un grand entraîneur. Si tu es un grand tacticien mais qui n'arrive pas à avoir de l'empathie pour ses joueurs, tu n'arriveras à rien. Si tu ne sais pas comment entraîner et que tu ne possèdes pas une méthodologie claire pour faire progresser les joueurs, ça ne va pas non plus. Tu peux être entouré d'assistants expérimentés mais si tu ne domines pas chacun d'eux dans chaque aspect, tu es en danger. Si un entraîneur doit avoir un peu de tout, c'est la même chose pour les joueurs. Si un joueur n'est pas bon dans le trafic aérien ou n'est capable de jouer qu'avec un pied, il ne pourra pas devenir le meilleur. Comme un joueur a un don, un entraîneur doit avoir un don, quelque chose qui est en lui. " Mais quel est ce don ? Pour tous les joueurs avec lesquels il a travaillé, c'est sa façon de communiquer avec eux qui le rend à part. " Tout le monde sait qu'il m'aimait, que j'étais son fils ", rappelle Didier Drogba, " Mais si je n'étais pas performant, je ne jouais pas. C'était sa signature. Même s'il t'apprécie dans la vie, si tu n'es pas performant, tu ne joues pas. Tu dois être le meilleur. Il utilise beaucoup de trucs pour booster ta confiance. Pendant un match, si tu marques deux buts, il va préférer aller vers un défenseur central et lui dire qu'il a été l'homme du match. Si tu marques deux buts, tu sais que tu as bien joué. Mais pour marquer ces buts, il doit y avoir quelqu'un derrière toi qui ne lâche et ne concède rien. Et lui sait cela. " Pour Petr Cech, un autre loyaliste, c'est sa façon d'adapter son discours à chaque joueur qui est le facteur-clé. " Il comprend que chaque personne est différente ", dit le gardien tchèque de Chelsea, " Chacun se sent comme un membre à part entière de l'équipe. Peu importe que tu joues 10 ou 40 matches. " Dans son autobiographie, Zlatan Ibrahimovic écrit que quand Mourinho a pris en charge l'Inter en 2008, il reçut un SMS de son nouvel entraîneur alors qu'il disputait l'EURO. Pour un joueur avec un tel ego, ce geste simple signifiait beaucoup. " Je le fais avec chacun ", explique Mourinho. " Quand j'arrive dans un club, je signe un contrat en mai et je ne rencontre les joueurs qu'en juillet. Pendant deux mois, je suis leur entraîneur mais je ne les connais pas. Je dois donc tenter de les connaître ; je dois commencer à communiquer avec eux. Ce que j'ai fait avec Zlatan à l'EURO lorsque j'ai rejoint l'Inter, je l'ai fait avec chacun d'eux. De la sorte, un premier contact est établi avant de les rencontrer personnellement et de travailler avec eux. C'est plus naturel. " A Porto, Chelsea, l'Inter ou le Real, il a construit un noyau de joueurs qui a éprouvé des difficultés à vivre sans lui. Drogba a demandé son départ lorsque Mourinho a été renvoyé de Chelsea en 2007. Ses joueurs de l'Inter ont lutté pendant des années pour retrouver leur forme du triplé. Il semble avoir une capacité unique à convaincre les joueurs de déplacer des montagnes pour lui, et pour lui seul ! " Il y a toujours quelques joueurs avec lesquels ça ne passe pas ", explique Mourinho, " mais avec la plupart d'entre eux, ou avec un très, très grand pourcentage, j'ai une relation à vie. Ils sont aussi loyaux envers moi que je ne le suis envers eux. Comment ai-je construit cette relation ? En étant honnête. Parfois c'est ne pas leur dire ce qu'ils veulent entendre. Je me suis même bien entendu avec des joueurs qui n'ont pas réussi sous mes ordres. La relation avec ces joueurs était fantastique parce qu'elle était toujours basée sur l'honnêteté et la communication. " Cela peut évidemment poser problème à ses successeurs. Sept entraîneurs se sont succédé à la tête de Chelsea après lui. Ils se sont tous plaints du fait que Mourinho était encore régulièrement en contact avec de nombreux joueurs. Une partie de son secret vient de l'ombre qu'il laisse. Le Portugais avait clairement préparé son discours lorsqu'il a pénétré dans la Harris Suite de Stamford Bridge le 10 juin dernier. Ce jour-là, on présentait son retour à Chelsea et en communicateur né, il devait s'attendre à ce que les premières questions ressemblent à celle-ci. " José, êtes-vous encore le Special One ? ". Question bien légitime car pour la première fois en une décennie, Mourinho avait perdu une partie de son lustre. Jusqu'à son passage au Real Madrid, sa carrière n'avait été qu'une suite de succès : Coupe de l'UEFA à Porto en 2003, Ligue des Champions la saison suivante, deux titres anglais avec Chelsea, deux Coupes de la Ligue, une Cup, avant un pauvre départ lors de la saison 2007-2008. En rejoignant l'Inter, Mourinho était déterminé à montrer à Chelsea ce qui allait leur manquer. Il a conduit l'Inter au titre pour sa première saison en Serie A, et puis au triplé. Son parcours au Real fut plus complexe. C'est remarquable de voir que terminer 2e, 1er et 2e en atteignant les demi-finales de la Ligue des Champions trois ans d'affilée puisse constituer une déception, surtout à une époque où Barcelone représentait sans doute une des plus belles équipes de l'histoire. Mais ainsi va la vie à Bernabeu. Quand il a quitté le Real, pour la première fois de sa carrière, il devait faire face à des questions. Pas tant sur ses résultats que sur l'atmosphère qu'il laissait derrière lui. Les tensions croissantes entre Iker Casillas, Sergio Ramos et leur entraîneur devenaient visibles. Les supporters étaient divisés, certains soutenant Mourinho, les autres adoptant un point de vue plus ambivalent. Il lui a également été reproché d'avoir transformé la rivalité entre Madrid et Barcelone en quelque chose de vicié. Quand il commente son bilan madrilène, Mourinho préfère se concentrer sur sa deuxième saison lorsque son équipe devint la première à atteindre les 100 points et à inscrire 121 buts. " Real Madrid est, je suppose, le plus grand club au monde. C'est certainement celui avec la plus grande histoire, celui qui a compté les plus grands entraîneurs et les plus grands joueurs. Et qui est l'entraîneur de la meilleure équipe de l'histoire du Real Madrid ? Moi. 100 points, 121 buts, champion face au plus grand Barcelone de toute l'histoire. I am the one. L'année passée, nous n'avons rien gagné mais nous l'avons fait deux années durant. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour renverser la vapeur lors de cette dernière saison ; je n'ai donc rien à me reprocher. Les gens peuvent commenter mon histoire comme ils le veulent mais moi, je préfère avoir une autre vision. Je suis le champion du championnat de tous les records. C'est là que se situe ma place dans l'histoire du Real. " " J'ai toujours su que je reviendrais un jour en Angleterre. A Chelsea ? On n'est jamais sûr de rien mais j'en ai toujours eu l'espoir. Si tu peux tout mettre ensemble (le pays dans lequel tu aimes vivre et travailler, le club pour lequel tu as un profond sentiment), c'est mieux. Mais comme professionnel, tu dois être prêt à tout. Cela dépend toujours de l'opportunité. En ce moment, je voulais venir en Angleterre. Le poste d'entraîneur de Chelsea était vacant. C'est un heureux hasard mais cela reste un hasard. Mon chez moi se situe toujours au Portugal mais avec les expériences vécues en famille et l'évolution du temps, nous avons décidé que Londres constituait une bonne place pour vivre avec les enfants. Les gens te laissent vivre. Ils comprennent le football. Quand tu te balades dans la rue, que tu fais tes courses ou que tu manges au restaurant, la plupart comprennent que tu n'es plus un entraîneur mais un mari, un père ou un homme normal. On te laisse respirer. L'autre jour, mon fils jouait au football ; j'étais là et tout le monde me regardait comme étant un père comme un autre. En Italie ou en Espagne, c'est impossible. Les gens ont des difficultés, émotionnellement et culturellement, à faire la part des choses. Ils pensent que tu es entraîneur 24 h sur 24. Tu ne peux pas être un père, un mari ou un homme normal. Vous leur appartenez toute la journée, toute la semaine et ce n'est pas bon pour nous. " Le Mourinho qui est revenu en Premier League cet été a donc trouvé une nouvelle paix intérieure. C'est un homme changé. " Six ans, c'est long mais c'est encore plus long pour un entraîneur. C'est une vie. Je suis différent. Tu changes. J'ai passé six ans dans d'autres pays, différents en tous points de vue : de la vie sociale au plus petit détail footballistique. Cela te change. En espérant que cela soit en bien. " Voilà pour la théorie. Car dans la pratique, il n'a pas fallu longtemps avant de revoir le bon vieux José. " Chelsea pensait que le fair-play financier n'était pas que des paroles. Nous avons essayé de travailler avec des jeunes et de donner de la stabilité à l'équipe avec des joueurs plus âgés. Quand j'étais à Chelsea au début du règne d'Abramovitch, bien sûr que nous avons eu besoin d'investir massivement en joueurs. Nous l'avons fait et chacun a alors dit que nous étions dans l'obligation de gagner. Tout simplement car nous avions investi plus d'argent que les autres. Aujourd'hui, les autres investissent beaucoup d'argent mais je ne lis nulle part que Tottenham doit remporter le championnat parce qu'ils ont dépensé plus de 100 millions d'euros, ou que City doit de nouveau remporter le titre, ou que le PSG doit devenir champion d'Europe. Ce n'est que quand cette situation me touche que les gens tiennent ces discours. Avec les autres ? On ne dit rien ! " Dire que Tottenham et Manchester City ont dépensé tellement d'argent qu'on devrait attendre d'eux qu'ils remportent la Premier League est une stratégie verbale. Pourtant, Mourinho ne l'admet pas. " Me comporter de façon honnête et fuir l'hypocrisie est la seule chose que je fais délibérément. Je ne joue pas un jeu hypocrite et je ne tombe pas dans le politiquement correct. Mais je ne fais pas non plus de stratégie verbale. Je dis ce que je pense devoir dire et si certains pensent qu'il s'agit de stratégie, tant pis. Je ne pense pas que ces joutes verbales ont un quelconque impact. Je ne vois pas cela comme un avantage ou un désavantage. Tu as une conférence de presse ou une interview avant une rencontre. Si tu penses qu'il faut jouer un rôle, fais-le. Mais si tu penses que tu dois être honnête et dire ce que tu penses, fais le. Moi, je préfère cette voie. Après, si c'est interprété de telle ou telle manière ou que cela provoque une réaction, ce n'est pas mon intention. " Il y a, dit-il, deux mythes à son sujet qu'il trouve " marrant ". Le premier est cette idée qui consiste à dire qu'il est un entraîneur de court terme. Ce qui va à l'encontre de la perception anglaise qui s'appuie sur les modèles Wenger ou Ferguson pour penser que c'est dans la stabilité que réside le succès. Mourinho est davantage vu comme quelqu'un qui brille fortement mais brièvement. Il est resté à Chelsea trois ans, à l'Inter deux ans et au Real trois ans. " Regardez l'équipe de Chelsea des huit dernières années. Je n'ai été présent que trois ans et demi mais durant huit saisons, c'était mon équipe. Evidemment il y avait de nouveaux visages chaque saison, c'est normal mais l'équipe qui a remporté trois championnats (2005, 2006 et 2010) reposait sur les mêmes joueurs. Regardez le Real Madrid de cette saison : vous remplacez Mesut Özil par Gareth Bale et vous obtenez la même équipe que la mienne. L'Inter est resté la même équipe deux ans après mon départ jusqu'au moment où ils ont décidé de vendre les gros salaires. " Cela nous amène au deuxième mythe qui le vexe : l'idée que ses équipes sont laides à voir jouer, stériles et que lui-même est un coach défensif et prudent. " Je ne comprends pas qu'on fasse de moi un entraîneur défensif. Mes équipes sont celles qui détiennent tous les records de buts inscrits. Le Real Madrid était-elle une équipe défensive ? Nous avons marqué 121 buts et pris 100 points. Mon Chelsea était-il défensif ? Mais il détient toujours le record de points pris en Premier League. Parfois, il suffit de répéter un mensonge pour amener les gens à le considérer comme véridique. Mes équipes sont des grandes équipes. Est-ce que ce sont des équipes offensives ? Elles sont en tous cas construites pour gagner. Et normalement, tu gagnes en développant un football dominant. Tu dois être dominant si tu veux plus souvent gagner que perdre. Parfois, il y a des matches qui restent dans la mémoire collective et lors desquels tu as été plus défensif qu'à la normale. Ma carrière en compte quelques-uns car j'ai dû jouer quelques matches à 10 contre 11. Quand j'ai rencontré Barcelone avec l'Inter, en demi-finales de la Ligue des Champions en 2010, j'ai dû jouer contre la meilleure équipe du monde à 10 pendant 65 minutes. Dans ces conditions, j'ai dû défendre, oui. Les gens se souviennent d'un Samuel Eto'o évoluant au poste d'arrière droit. Mais quand tu es à 10 contre 11 en demi-finale de Ligue des Champions pendant une heure, tu es obligé de défendre. Les gens oublient que deux semaines auparavant, nous avions battu Barcelone 3-1. On aurait pu en mettre quatre ou cinq ce soir-là. A mon égard, les gens retiennent ce qu'ils veulent bien et oublient le reste. " " J'ai grandi pas à pas. Tout a été naturel. J'ai quitté l'université, j'ai commencé par entraîner des jeunes, je suis devenu assistant au Portugal puis à l'étranger avant de devenir entraîneur principal au Portugal. Après quelques années, j'ai goûté à l'Angleterre, puis à l'Italie, puis à l'Espagne. Chaque arrêt m'a préparé à la prochaine étape. J'ai accumulé de l'expérience petit à petit. " A l'âge de 50 ans, Mourinho admet qu'il a fait tout ce qu'il voulait faire. Maintenant, il doit trouver de nouveaux objectifs, de nouveaux buts. C'est ce qui l'a ramené à Chelsea. " J'ai gagné toutes les compétitions que je voulais gagner, travaillé dans les pays où je voulais travailler. Je suis toujours ambitieux mais c'est une autre forme d'ambition. Je n'ai pas de nouveau championnat à découvrir et remporter, je les ai tous remportés. Je pense que je suis un meilleur entraîneur aujourd'hui. Chaque championnat que j'ai côtoyé est différent. La culture est différente mais également les médias ou les fans, l'approche tactique ou la mentalité des autres équipes. Je n'ai jamais perdu ma méthodologie, mon identité mais j'ai dû m'adapter à des situations différentes. Je n'ai pas pu toujours développer le jeu que je voulais. Parfois je devais mettre sur pied le système qui collait le mieux aux qualités de mes joueurs. Cela t'aide à grandir. Contrairement à un joueur où l'âge commence à poser problème, l'expérience est très importante pour un entraîneur. Quand tu ne travailles que dans un pays, tu n'as pas besoin de t'adapter ni de réfléchir beaucoup. Par contre, quand tu bouges, tu n'es jamais dans la comfort zone. Tu n'es dans le confort que quand tu peux contrôler tout l'environnement d'un club. Moi je n'ai acquis ce confort que quand je quittais un club. A chaque fois que chaque chose commençait à me paraître familière, je décidais de partir. " Désormais, fini donc de bouger tous les trois ans. " La seule chose plus importante que le football, c'est ma famille. Mes enfants arrivent à un âge où ce n'est pas facile pour eux. Ils ont besoin de stabilité. J'ai fait déménager ma famille du Portugal à l'Angleterre, de l'Angleterre à l'Italie, de l'Italie à l'Espagne et de l'Espagne à l'Angleterre. Toutes ces expériences ont soudé notre famille. Il a fallu tout reconstruire à chaque fois. Nouveaux professeurs, nouvelle maison, nouveaux voisins, nouvelle école. Mais à un moment, tu dois te poser. " PAR RORY SMITH À LONDRES" Si tu es un grand motivateur qui ne comprend pas le jeu, tu n'es pas un grand entraîneur " " En Espagne et en Italie, les gens pensent que tu es entraîneur 24 h sur 24. Tu ne peux pas être un père, un mari ou un homme normal. " " Quand Tottenham dépense 100 millions, personne ne leur demande de remporter le titre " " Je ne comprends pas qu'on fasse de moi un entraîneur défensif. "