A 47 ans, Felice Mazzu découvre l'élite du football belge qui, au regard de la qualité de son travail, de ses résultats et d'un long parcours, devait lui tendre un jour ses bras. Son prénom rappelle un ancien grand champion cycliste italien : Felice Gimondi (" J'aimerais réussir une aussi belle carrière sportive que lui mais mon prénom est un hommage à mon grand-père ", précise-t-il). Il était donc temps pour lui de franchir la ligne de départ de la D1 ; ce sera fait en 2013-14 avec, en poche, un contrat à période indéterminée.
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A 47 ans, Felice Mazzu découvre l'élite du football belge qui, au regard de la qualité de son travail, de ses résultats et d'un long parcours, devait lui tendre un jour ses bras. Son prénom rappelle un ancien grand champion cycliste italien : Felice Gimondi (" J'aimerais réussir une aussi belle carrière sportive que lui mais mon prénom est un hommage à mon grand-père ", précise-t-il). Il était donc temps pour lui de franchir la ligne de départ de la D1 ; ce sera fait en 2013-14 avec, en poche, un contrat à période indéterminée. " Au RCS Brainois, en P2, Mazzu m'a dit qu'il entraînerait un jour en D1 ", explique Jean-Louis Donnay, ancien journaliste au Soir, et ex-prédisent de ce club qui fête actuellement ses 100 ans d'existence. " Comme joueur, médian défensif, défenseur central ou back, j'ai joué jusqu'en Juniors chez les Zèbres ", explique Mazzu. " J'étais trop juste pour la D1 mais je me suis promis, c'est vrai, de tout faire pour coacher en D1. En tant que joueur, j'ai encore évolué à l'UJS Charleroi, au FC Jumet et à Moustier-sur-Sambre. " Il entame son parcours d'entraîneur à Nivelles où il coache les jeunes. Après cela, Mazzu passe quatre ans à Marchienne, en Promotion : deux comme adjoint de Jacques Urbain et deux autres en tant que T1. A Braine ensuite, où il succède à Christian Saint-Jean, Mazzu, travailleur, psychologue, pointilleux, attentif à ses relations avec la presse, répond à l'attente des dirigeants brainois et de leur centre de formation en lançant une ribambelle de jeunes en équipe première. " Ce furent six saisons fantastiques ", explique ce professeur d'éducation physique. " Nous avons décroché le titre en P2, joué les premiers rôles en P1. Braine a un magnifique centre de formation : en six ans, j'ai lancé 17 jeunes en équipe première. " Après une saison à Uccle-Léo (" J'ai beaucoup apprécié la personnalité du président Jacques Maricq "), c'est le temps d'un autre défi, à Tubize. Bras droit de Philippe Saint-Jean, il participe à la montée en D1, découvre l'élite aux côtés d'Albert Cartier. Ces deux coaches lui apportent beaucoup : Saint-Jean pour son approche mentale, son travail tactique avec l'apport de la vidéo ; Cartier pour sa gestion des personnalités et du vestiaire. Mazzu hérite du poste de T1 de Tubize en D2 : après un bon premier tour, les Brabançons vendent leurs meilleurs éléments. Le White Star Woluwé vient alors frapper à sa porte. C'est le début d'une grande aventure de trois ans : le titre en D3, une belle campagne en Coupe de Belgique ensuite, et enfin la première tranche du championnat de D2 cette saison. En octobre 2012, Mazzu est contacté par le Standard qui cherche le remplaçant de Ron Jans. " J'ai rencontré deux fois Roland Duchâtelet et Jean-François de Sart ", souligne Mazzu. " Il y avait une clause de départ s'élevant à 300.000 euros qui aurait permis au White Star d'effacer ses dettes fédérales et de payer le salaire des joueurs. Michel Farin n'a rien voulu entendre, les clubs n'ont pas accordé leurs violons et, de mon côte, je ne voulais pas que mon aventure se termine par une rupture de contrat. " La suite, hélas, est triste : de paradis, le stade Fallon se transforme en roman de hall de gare : plus de sous, liquidation, reprise par GDC, départ de quelques joueurs et de Mazzu qui voulait aller jusqu'au bout et prendre part au tour final avec son effectif. La nouvelle direction et Mazzu n'avaient pas les mêmes idées sportives. Une collaboration entre eux était impossible. C'est le foot mais, après trois magnifiques saisons, Mazzu méritait mieux qu'un adieu glacial. Charleroi constitue un nouveau défi de rêve pour celui qui y habite toujours. Il est chez lui. L'accueil du public, avant le coup d'envoi de Charleroi-Malines, a été chaleureux et il ajoute : " Les Zèbres ont évité les PO3 auxquels tout le monde les destinait. Ils se sont sauvés facilement et ont lutté jusqu'au bout pour la gagne en PO2. Il y a de la qualité et il s'agira de continuer dans cette voie avec, notamment, l'apport des jeunes. " PAR PIERRE BILIC" J'ai rencontré deux fois Roland Duchâtelet et Jean-François de Sart . "