Lorsqu'on évoque la possibilité d'un investisseur étranger, beaucoup de personnes songent à DimitriPiterman. L'homme avait déjà été présenté comme un investisseur potentiel dans le passé. Qui est-il exactement ? Il s'est dévoilé û sans parler de Mouscron évidemment - lors d'une interview accordée, en septembre, à nos confrères espagnols de DonBalon. A la lecture de ses déclarations, et malgré l'amitié qui le lie à Jean- PierreDetremmerie, on peut déduire que son mode de pensée ne correspond pas tout à fait à la philosophie de l'Excelsior, et c'est un euphémisme.
...

Lorsqu'on évoque la possibilité d'un investisseur étranger, beaucoup de personnes songent à DimitriPiterman. L'homme avait déjà été présenté comme un investisseur potentiel dans le passé. Qui est-il exactement ? Il s'est dévoilé û sans parler de Mouscron évidemment - lors d'une interview accordée, en septembre, à nos confrères espagnols de DonBalon. A la lecture de ses déclarations, et malgré l'amitié qui le lie à Jean- PierreDetremmerie, on peut déduire que son mode de pensée ne correspond pas tout à fait à la philosophie de l'Excelsior, et c'est un euphémisme. A Alavés, il entame û après Santander û sa deuxième expérience dans le football professionnel espagnol. Il a acheté 51 % des actions du club, avec l'objectif d'en faire un grand d'Espagne. Lorsqu'on lui demande quelle est exactement sa nationalité, il répond : " Je suis en quarantaine. J'ai vécu 26 ans aux Etats-Unis. Les premières années de ma vie, je les ai passées en Ukraine. Je suis d'origine russe, mais je me considère comme américain. Je ne suis plus retourné en Ukraine depuis 1979 et j'ai effectué ma dernière visite à Moscou en 1989 ". Au sujet de la fidélité qu'il voue à un club : " Je me considère comme un président mercenaire. Les footballeurs sont également des mercenaires. Je suis toujours sceptique lorsque je vois un joueur embrasser l'écusson de son club sur un maillot. Si le Real Madrid frappe à sa porte, il part en courant. Pour les entraîneurs, c'est pareil. Je suis président, mais avec une conception différente de celle d'autres présidents, proches de leur club ". La différence, c'est l'éloignement. " Beaucoup de clubs sont en difficultés économiques alors qu'ils sont présidés par un homme de la région ", poursuit-il. " Selon le concept américain, une personne peut vivre à New York et posséder un club à San Francisco. Cette formule fonctionne. L'un de ces présidents a même remporté le SuperBowl, la grande finale du football américain ". Les gens de Vitoria craignent pour l'avenir du club après le départ de Dimitri Piterman. " Alavés a survécu pendant 90 ans et continuera à survivre après mon départ. Le club a été transformé en une société sportive. Certaines personnes ont eu du mal à accepter l'idée, mais quiconque peut désormais entrer au club et obtenir la possibilité de le gérer. Je suis optimiste de nature et je veux faire d'Alavés un grand club, qui joue la Coupe de l'UEFA ou la Ligue des Champions, comme La Corogne ". Que recherche Dimitri Piterman dans le football ? " Je recherche à la fois un bénéfice direct û économique par exemple û et un bénéfice indirect, comme la publicité personnelle ou la satisfaction de me retrouver dans une ambiance qui me motive ". Est-il riche ? " Je possède le nécessaire pour vivre confortablement sans devoir me préoccuper d'avoir assez d'argent pour manger le lendemain ". D'où lui vient cette fortune ? " Je n'ai pas de pétrole et je ne fais rien de louche. J'ai des affaires aux Etats-Unis qui fonctionnent bien, j'achète et je vends. A 30 ans, j'ai dû prendre une décision : continuer à grandir et à développer mes affaires, ou freiner. J'ai choisi de freiner. Toutes ces réunions m'ennuyaient. Jusqu'à 33 ans, j'ai fait de l'athlétisme au plus haut niveau ". Et la formation des jeunes ? " Je suis un homme du monde, et je me fiche de voir dix Africains ou dix joueurs de la région de Vitoria sur le terrain. La formation des jeunes nécessite un investissement préalable, qui n'est pas nécessaire lorsqu'on engage directement un joueur. Il y a un coût supplémentaire. On verra. Pour l'instant, ma priorité est de faire remonter Alavés en D1 ".