Marcel Proust, écrivain français, né et mort à Paris 1871-1922, Il a donné sur le fonctionnement de la mémoire une ouverture originale qu'il appelait " le ressouvenir inconscient ".
...

Marcel Proust, écrivain français, né et mort à Paris 1871-1922, Il a donné sur le fonctionnement de la mémoire une ouverture originale qu'il appelait " le ressouvenir inconscient ".International dans toutes les catégories d'âge, en compagnie d'un autre Thomas (Buffel), le jeune Bruxellois de Genk a déjà eu l'honneur d'une sélection chez les Diables Rouges : lors du match amical contre la France. Sur la touche pendant tout le premier tour après une opération aux adducteurs et aux abdominaux, il est revenu en force. Ses montées au jeu ont souvent été décisives. Contrairement à beaucoup d'autres footballeurs, Thomas Chatelle est issu d'un milieu intellectuel. Son père est ingénieur, et lui-même fut jadis un brillant élève du Collège Saint-Michel à Etterbeek. " Au début, ma maman comprenait difficilement que je ne fasse pas l'université ", dit-il. " Aujourd'hui, elle est contente que j'ai pu réaliser mon rêve ". Le Questionnaire de Proust était donc taillé pour lui. Il a répondu à toutes les questions de façon posée et réfléchie. Heureux et soulagé de rejouer. Je récolte les fruits de tout le travail effectué durant ma rééducation, mais aussi avant. Je souffrais d'une blessure qui, à l'origine, était chronique et qui s'est aggravée pendant la préparation. J'ai joué mon dernier match en 2004 contre Dortmund, en juillet, dans le cadre de la Coupe Intertoto. Puis, j'ai dû me résoudre à passer sur le billard. Logiquement, après ce genre d'opération, il faut compter six mois d'indisponibilité. Après quatre mois, je me réentraînais et après cinq mois, je rejouais. Pour en arriver là, j'ai dû passer par une rééducation intensive : quatre à cinq heures de kiné par jour. Certaines personnes s'imaginent que, la kiné, cela se limite à rester sur une table de massage et à se faire poser des électrodes sur les adducteurs et les abdominaux. Ce n'est pas du tout cela. C'est beaucoup de travail de force, de souplesse. Mais ces efforts ont payé. Aujourd'hui, j'ai le sentiment de récolter ce que j'ai semé. C'est une grande satisfaction. Depuis la reprise en 2005, je suis monté au jeu à trois reprises en qualité de remplaçant : deux fois en championnat et une fois en coupe. Chaque fois que je suis monté, j'ai fait la différence. Mercredi passé, contre le GBA, j'étais titulaire. Je suis revenu vite et bien dans le coup. Je suis très perfectionniste. Très ambitieux aussi. Et très généreux. Le côté perfectionniste peut également avoir des désagréments, en ce sens que j'ai parfois tendance à vouloir trop bien faire. J'accepte aussi très difficilement la défaite. Je suis assez râleur. Mais j'ai appris à tirer les leçons de certaines défaites afin de m'aiguiller sur la voie du succès. " Qui ose gagne ". Dans la vie comme en football, il faut oser. J'estime que la chance sourit aux audacieux. Et j'aime prendre mes responsabilités. Je suis très sensible, et cette sensibilité peut parfois se convertir en susceptibilité. Je suis très exigeant envers moi-même, mais aussi envers les autres. A priori, c'est une qualité, mais lorsque c'est exagéré, cela devient une faiblesse car je me rends compte que je ne peux pas toujours avoir les mêmes exigences vis-à-vis d'autrui que vis-à-vis de moi-même. Je suis au paradis lorsque je suis entouré par mes proches, ma famille, mes amis. Lorsque je peux partager un bon repas avec ceux que j'aime, j'essaie d'en profiter au maximum et c'est dans ces moments-là que je me sens le mieux. J'adore le cinéma, le théâtre et la lecture. Depuis deux ans, j'ai un abonnement au théâtre où je me rends avec ma copine, ma s£ur et mon beau-frère. Je ne lis pas énormément de livres, mais lorsque je me plonge dans un ouvrage qui me captive, je le lis à fond et je le termine. J'aime me tenir au courant de l'actualité. Je lis les journaux, pas uniquement sportifs. La politique m'intéresse aussi. Pascaline. C'est le prénom, peu courant, de ma copine. Je trouve que c'est un très beau prénom. Le bleu. Le bleu du ciel, le bleu de l'océan : c'est merveilleux. Le bleu est aussi, par hasard, la couleur de Genk. La rose. Ce n'est pas très original, mais c'est une très jolie fleur. Les félins en général : les léopards, les guépards, les tigres. Je suis fasciné par leur élégance dans la course et la chasse, par leur souplesse, par leur façon de bondir. La vita è bella m'a fort impressionné. J'ai trouvé géniale la manière de parler d'un thème aussi fort que les camps de concentration en parvenant à y mêler une dose d'humour. Dans le même film, on retrouve de la tragédie et de la comédie, on pleure et on rit. Il fallait trouver le bon équilibre pour ne pas tomber dans le vulgaire ou la moquerie, et c'est parfaitement réussi. Parmi les films un peu plus anciens, j'ai aussi beaucoup aimé Itinéraire d'un enfant gâté. Lorsque j'étais plus petit, je me souviens avoir adoré Jean de Florette et Manon des Sources : des films magnifiques. Ceux qui interprétaient les rôles majeurs dans les films précités : Roberto Benigni, qui est producteur et acteur dans La vita è bella Richard Anconina, dans Itinéraired'unenfant gâté. Daniel Auteuil, dans Jean de Florette et Manon des Sources. En dehors de cela, Benoît Poelvoorde me fait bien rire. Même si on le voit peut-être un peu trop aujourd'hui. Dans le genre comique, j'ai récemment regardé une émission consacrée à la carrière de Louis de Funès, et je me suis rendu compte de tout le boulot qu'a demandé le tournage de ses films, alors qu'on pourrait s'imaginer qu'il se contentait de quelques grimaces pour mettre en valeur un talent naturel. J'ai beaucoup aimé deux livres d'Eric-Emmanuel Schmidt : La part de l'autre, qui traite des deux facettes d'Adolf Hitler et laisse sous-entendre que, s'il avait été admis dans l'école de peinture à laquelle il se destinait, il ne serait pas devenu le monstre qu'on connaît. Et L'Evangile selon Pilate, qui traite également du bien et du mal : c'est l'histoire de Jésus, vue d'un autre £il. Outre Eric-Emmanuel Schmidt, j'aime aussi Marc Lévy. Les Enfoirés : ces artistes qui se rassemblent autour de Jean-Jacques Goldman pour monter un grand spectacle au profit des Restos du C£ur, et qui reprennent des chansons souvent françaises. J'écoute parfois des groupes anglophones, mais je préfère la chanson française, parfois assez ancienne comme Joe Dassin ou Michel Sardou. Plus moderne aussi, comme Axelle Red. Eric Castel. Un footballeur de BD dont j'ai lu beaucoup d'albums lorsque j'étais plus jeune. Il me faisait rêver. Je me souviens d'un épisode où il affrontait Anderlecht avec le maillot de Barcelone. Martin Luther King et Mère Teresa. Hitler et Staline. Deux personnages qui ont perpétré des massacres énormes. La Résistance pendant la Deuxième Guerre mondiale. Mon grand-père a fait partie de la Résistance. Il a été interné dans des camps de concentration. Il en est heureusement sorti, mais confronté à son expérience, j'ai toujours gardé une admiration pour tous ceux qui se sont battus pour la liberté de leur pays. J'ai beaucoup d'admiration pour S£ur Emmanuelle et, en général, pour les gens qui consacrent toute leur vie à une cause. J'admire aussi Jacques Delors : il a été très important dans la construction de l'Europe. Je mentionnerai également Mohammed Ali : il a joué un grand rôle dans la lutte contre le racisme aux Etats-Unis. Je l'ai très peu connu, mais au travers des reportages qui lui ont été consacrés, j'ai pu constater qu'il a utilisé son image pour défendre des causes magnifiques. George W. Bush m'a fort agacé par certaines décisions en matière de politique extérieure. Sa manière unilatérale d'imposer ses vues ne me plaît pas. Plus près de chez nous, le leader de l'ex-Vlaams Blok, désormais Vlaams Belang, Philippe De Winter, m'agace également. C'est triste d'encore retrouver des personnages pareils dans le monde politique belge. J'ai l'impression qu'en Flandre, on a encore tendance à fortement banaliser ce genre de personnage. Le droit de vote des femmes. C'est fou lorsqu'on y pense, mais même chez nous, il n'a été inscrit dans la constitution qu'il y a un peu plus d'un demi-siècle. Dans certains pays, il n'est toujours pas acquis. J'apprécie aussi le décret, récent, visant à limiter la subvention des partis qui ont un programme à connotation raciste. Une réforme que certains souhaiteraient ardemment mais qui, je l'espère, ne verra jamais le jour : la division de la Belgique. Le manque de sincérité. Et le fait de ne pas oser affirmer sa personnalité. De plus en plus, dans la société actuelle, on a peur d'aller à l'encontre de certaines opinions ou de certaines idées toutes faites. On se contente de suivre le mouvement et de se fondre dans le moule. Quelqu'un qui aurait été au bout de ses rêves et de ses capacités. La carrière d'un sportif est courte, mais elle ouvre aussi pas mal de portes. J'espère que je pourrai utiliser plus tard l'expérience que j'aurai acquise dans le monde du football. J'ignore encore si je le ferai au sein même du monde du football ou en dehors, car j'ai aussi envie de découvrir d'autres choses, mais j'espère réussir ma reconversion. J'ai déjà créé ma société, TC Promotion, qui me permet de gérer mon image, alors qu'habituellement, lorsqu'un joueur signe un contrat, il accepte généralement à ce que son image appartienne à son club. En faisant cela, j'ai déjà un peu anticipé sur mon après carrière : j'apprends à gérer mon patrimoine et ce qui en découlera. Pouvoir jouer d'un instrument de musique, comme le violon ou le piano. Etre un virtuose. Je n'ai jamais fait de solfège, mais je suis admiratif devant le talent des grands musiciens. En tant que footballeur, on apporte de la joie aux gens en tapant dans un ballon. Eux le font en interprétant certains morceaux. J'ai été louveteau, jadis. J'appréciais énormément le moment où quelqu'un prenait une guitare et où l'on se mettait à chanter. Une ambiance s'installait instantanément. J'adore cette forme de convivialité. L'important n'est pas " où ", mais " avec qui ". Et là, je réponds : avec ma femme, avec ma famille. A part cela, j'adore Bruxelles. C'est le centre de l'Europe. Culturellement, il y a énormément d'activités. On est près de tout et je suis très attaché à cette ville. Le charme, le naturel, la douceur. L'honnêteté. La fidélité. La gourmandise. Le lièvre préparé par ma maman : avec de la sauce moutarde, des airelles et de la purée. Un délice. L'eau. J'en bois énormément. Je partagerais. D'abord avec mes proches, puis avec ceux qui en ont besoin. Je créerais sans doute une fondation. Et j'offrirais une Ferrari à mon père. C'est la voiture de ses rêves. Lorsque j'étais petit, je lui avais promis qu'un jour, je lui en offrirai une. Perdre l'espoir. En l'homme, en la vie. Devenir fataliste. L'homme a besoin de rêver, d'avoir des ambitions, d'apporter du bonheur. Lorsqu'il n'a plus cela, c'est la fin. Entouré des miens. Et le plus paisiblement possible. Mais malheureusement, on ne choisit pas. Je lui poserais immédiatement certaines questions. Du style : Pourquoi toutes ces injustices ? Pourquoi certains naissent-ils avec un handicap ou sont-ils victimes de graves maladies ? Pourquoi d'autres naissent-ils dans un pays en proie à la famine ou à la violence ? Je lui demanderais aussi pourquoi il laisse toutes sortes de choses se passer sans essayer d'intervenir. L'homme est libre de faire le bien ou le mal, mais il faudrait davantage le guider. Daniel Devos" Si j'étais très riche, J'OFFRIRAIS UNE FERRARI à mon père "