Alexandre Teklak (29 ans depuis la semaine dernière) étonne beaucoup de monde en ce moment. Replacé par Philippe Saint-Jean au centre de la défense, il a reconquis ses galons de titulaire et livre des prestations impeccables. Il n'est pas étranger au fait que l'Excelsior Mouscron n'ait pas encaissé le moindre but face à deux adversaires coriaces qui lui étaient proposés pour entamer le championnat : Anderlecht et Genk. Pour le défenseur d'origine carolorégienne, c'est presque une résurrection.
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Alexandre Teklak (29 ans depuis la semaine dernière) étonne beaucoup de monde en ce moment. Replacé par Philippe Saint-Jean au centre de la défense, il a reconquis ses galons de titulaire et livre des prestations impeccables. Il n'est pas étranger au fait que l'Excelsior Mouscron n'ait pas encaissé le moindre but face à deux adversaires coriaces qui lui étaient proposés pour entamer le championnat : Anderlecht et Genk. Pour le défenseur d'origine carolorégienne, c'est presque une résurrection. L'an passé, sous la houlette de Georges Leekens (l'entraîneur, pourtant, qui l'avait lancé en D1 chez les Zèbres), il avait connu une saison difficile. Il avait été contraint de s'asseoir sur le petit banc plus souvent qu'à son tour. Jadis, confronté à une telle situation, il aurait rué dans les brancards. Mais l'homme a mûri. Il a appris à relativiser. Il est toujours resté très calme. Et, aujourd'hui, sa patience (qu'il ne considère pourtant pas comme l'une de ses qualités premières) a été récompensée. Je suis heureux d'avoir retrouvé une place de titulaire mais je ne suis animé d'aucun sentiment de revanche. D'abord, ce serait lâche de vouloir se venger, après coup, d'un entraîneur qui a quitté le club. Ensuite, la naissance de mes deux enfants et certains événements que j'ai vécus m'ont fait prendre conscience qu'il y avait des choses bien plus importantes que le football dans la vie. Je suis déterminé. Sur le terrain comme dans la vie. Lorsque j'ai un objectif en tête, je fais le maximum pour l'atteindre. A la limite, cela peut aller jusqu'à l'entêtement. Je pense aussi être sensible et généreux. J'adore offrir des cadeaux et faire plaisir aux gens. Parfois, un simple geste suffit. Qu'y a-t-il de plus beau que le sourire d'un enfant ? Enfin, je suis d'un naturel assez méfiant. Je ne me confie pas volontiers au premier venu. Mais, lorsque j'accorde ma confiance, elle est totale... sauf si je découvre que j'ai été trahi. Là, je peux le prendre très mal. " Toujours aller de l'avant ". Cela correspond à mon caractère déterminé. Dans la vie, on est souvent amené à se battre et à franchir des obstacles. Je pense l'avoir fait. Je suis trop impatient. Il faut que tout aille vite. J'ai parfois, aussi, des sautes d'humeur. Elles sont sans doute liées à mon impatience. Mais je me suis calmé dans ce domaine. Je m'énerve moins facilement qu'autrefois. Il y en a trop pour les énumérer. Mon épouse me reproche parfois de manquer de concentration. Il m'arrive, en effet, d'être distrait. J'oublie facilement. En football, certains diront que je manque de technique et de qualités à la relance. Mais j'estime avoir les qualités voulues pour le poste que j'occupe : la rigueur, la détermination, les moyens d'adresser une petite passe simple. Il n'existe pas. Pour moi, ce serait un monde où la paix régnerait en toutes circonstances. J'en rêve. Cette perspective relève de l'utopie. J'adore assister à des concerts. C'est mon occupation préférée lorsque j'ai un week-end libre. Je joue moi-même dans un petit groupe de rock, avec mon frère et des amis, mais nous nous réunissons de plus en plus rarement. Lorsqu'on a fondé une famille, cela devient difficile de consacrer beaucoup de temps à ses hobbies. Mes temps libres vont à mon épouse et à mes enfants. Je collectionne aussi les objets liés à Tintin. Pour mon anniversaire, mon épouse m'a d'ailleurs offert une sculpture représentant un album d'Hergé. Comme tous les pères de famille : ceux de mes enfants, Alexandra et Youri. Et celui de mon épouse, Cathy. Le prénom d'Alexandra était déjà celui de ma grand-mère paternelle, qui était russe. Mon grand-père, lui, s'appelait déjà Alexandre, comme moi. Mais avec l'orthographe polonaise. Le prénom de Youri plaisait beaucoup à mon épouse. C'est une pure coïncidence s'il est aussi à consonance russe, mais ce n'est pas plus mal. Le vert. Peut-être parce que c'est la couleur de l'espérance. La maxime " Vert, j'espère " correspond bien à mon tempérament. Le vert me rappelle, aussi, les maillots de clubs mythiques comme le Celtic et Saint-Etienne, deux équipes que j'ai adorées dans mon enfance. Moi-même, je n'ai pourtant jamais joué en vert. Peut-être La Louvière après Mouscron, qui sait ? ( ilrit) Mon épouse adore les lys blancs. Lorsque je lui offre un bouquet, c'est généralement vers cette fleur-là que je m'oriente. Personnellement, je n'ai pas vraiment de fleur préférée. D'ailleurs, j'ai plus l'habitude de recevoir des critiques que des fleurs ( ilsemarreencore). Le chien. Pour sa fidélité. Tous les films liés à la mafia : Scarface, Les Affranchis, Visual Suspect. Robert De Niro, Al Pacino. Les acteurs qui ont une gueule, qui ont du charisme. Au premier coup d'£il, on voit que le rôle qu'ils incarnent est taillé pour eux. Parmi les acteurs français, j'apprécie beaucoup Roger Hanin. J'ai beaucoup aimé un best-seller de l'auteur brésilien Paulo Coelho : L'Alchimiste. Il m'avait été conseillé par l'épouse de Marco Casto. Après l'avoir lu, on relativise beaucoup de choses. J'apprécie aussi les ouvrages historiques, comme JFK, très instructif sur le complot dont l'ancien président des Etats-Unis a été victime. En général, je me régale des romans d'Agatha Christie et de Stephen King. Lorsque j'étais plus jeune, j'aimais me plonger dans les livres. Aujourd'hui, le temps me manque et mon caractère impatient me rattrape parfois : je veux trop rapidement connaître l'épilogue. Les groupes de rock des années 70 : Led Zeppelin, Pink Floyd, Deep Purple, Yes, AC/DC. Un peu plus tard, j'ai aussi apprécié la mouvance des années 90, incarnée par Nirvana. En général, le style de musique que diffuse régulièrement la chaîne Classic 21. Par contre, je n'aime pas trop la techno et tout ce que l'on qualifie de musique moderne. Tous les héros de bande dessinée. Boule et Bill, où le chien me fait beaucoup rire. LesTuniques Bleues, avec leur fameux caporal Blutch. Et surtout Tintin, pour son côté aventurier. Hergé était, dans son genre, un précurseur. On a marché sur la lune relate la conquête spatiale bien avant les premiers pas de Neil Armstrong, le 21 juillet 1969. Je suis accro, j'ai une collection impressionnante de BD à la maison. Ceux issus des dessins animés japonais. J'ai horreur de cela : c'est trop agressif. Le Général Eisenhower. Lorsque j'étais petit, mes parents m'emmenaient parfois en France, chez mon parrain. Sur la route, en revenant, on croisait des bunkers. Cela m'a amené à m'intéresser à tout ce qui a trait au débarquement en Normandie. J'ai posé beaucoup de questions à mon père. Plus tard, j'ai approfondi mes connaissances en lisant et en surfant sur Internet. Le commandant en chef des armées alliées a permis de libérer l'Europe en prenant des décisions difficiles. Adolf Hitler, pour des raisons évidentes. Et, un peu plus près de nous, Nicolae Ceaucescu. En général, tous les dictateurs, mais ces deux-là me viennent plus particulièrement à l'esprit. Ils ont fait énormément de mal. Tous les gens qui font du bien autour d'eux. Cela peut être des hommes très médiatisés, comme Nelson Mandela qui a mis sa vie en danger pour défendre une noble cause, ou Martin Luther King qui s'est battu pour défendre la cause des hommes de couleur, mais aussi des gens plus anonymes qui se soucient du bien-être des autres. Il y en a beaucoup, ce serait leur faire trop d'honneur de les citer. En général, tous les gens qui prennent des décisions à contresens. Ceux qui sont pourris par le système et sont prêts à tout pour atteindre le pouvoir. Ceux qui ont de l'argent à ne plus savoir qu'en faire et gardent tout pour eux alors qu'ils rencontrent tant de misère autour d'eux. Les accords de Kyoto. On ne se soucie pas assez des problèmes d'environnement. J'ai vu deux photos d'un même glacier, prises à dix ans d'intervalle : c'est effrayant. On ne prend pas assez conscience que c'est notre capital naturel qu'on dilapide. Quel héritage va-t-on léguer aux générations futures ? Ces générations futures, ne l'oublions pas, ce sont nos enfants et les enfants de nos enfants. Je me demande dans quel monde ils vont vivre. La mise en vente libre du cannabis. Certains trouveront cela futile. Moi pas. On ouvre la porte à la dérive. Un gamin commencera par les drogues douces, et enchaînera par les drogues dures. Je suis effrayé lorsque je vois un gosse de 14 ou 15 ans qui fume un joint. Et je n'ose imaginer ma réaction si je découvrais, plus tard, l'un de mes enfants qui toucherait à cela. J'ai horreur de me sentir leurré. Etre trompé par quelqu'un en qui l'on pensait pouvoir faire confiance, il n'y a rien de pire. Je n'aime pas, non plus, l'égocentrisme de certaines personnes qui se croient être le nombril du monde et qui n'ont que le moi à la bouche. Personne en particulier. Je me sens bien dans ma peau. Un bon père de famille. J'espère l'être déjà, mais je peux encore m'améliorer. Je suis très attentif au fait d'offrir une bonne éducation à mes enfants. On n'est pas mal en Belgique. Lorsqu'on a un peu voyagé, et pas nécessairement à l'autre bout de la planète, on se rend compte qu'on jouit malgré tout d'un certain confort, ici. Il ne manque souvent que le soleil. Pour aller le chercher, il faut descendre vers le sud. Mon rêve serait de m'établir un jour dans le sud de la France, dans un coin merveilleux de Provence, des Bouches du Rhône ou du Var. Je m'y rends déjà souvent en vacances et j'en reviens toujours charmé. Le don de soi. Se sacrifier pour le bien des autres, ce n'est pas donné à tout le monde. Ceux qui en sont capables méritent tous les éloges. La fidélité. Sans cela, on ne peut rien construire. L'écoute, la disponibilité, la générosité. La fidélité, encore et toujours. Les vrais amis sont ceux qui restent à vos côtés en toutes circonstances, dans les bons comme dans les mauvais moments. Et qui ne rechignent pas à vous donner un coup de main lorsque vous avez besoin d'eux. Je ne parle pas uniquement d'aide matérielle. Cela peut aussi être une aide morale. Je suis fort tolérant. Je pardonne beaucoup de choses. J'essayerais d'abord d'aider mes proches. Et, si mes moyens me le permettaient, j'essayerais ensuite d'aider tous ceux qui sont dans le besoin. On ne peut pas rester insensible à la situation que vivent certains pays du tiers monde. Mais la tâche m'apparaît tellement ample que sa réussite relève aussi de l'utopie. Seul, on ne peut rien faire. Je ne le dirai pas. J'ai peur d'attirer la poisse. Merci de m'accueillir. Merci, aussi, d'avoir protégé ma famille. D'avoir donné la santé à mes proches. D'avoir été là, tout simplement. Pas nécessairement pour moi, mais surtout pour eux. Oui, j'ai la foi, et je suis persuadé que dans certaines circonstances que j'ai vécues, le bon Dieu m'a aidé. Daniel Devos" QUEL HéRITAGE va-t-on léguer aux générations futures ?"" Le paradis terrestre n'existe pas. C'EST UN MONDE UTOPIQUE "