PAR BENEDICT VANCLOOSTER
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PAR BENEDICT VANCLOOSTERLe printemps ne compte plus cinq mais six grandes classiques. C'est du moins ce qu'ont annoncé les organisateurs de Gand-Wevelgem, puisque leur course a de nouveau lieu un dimanche, comme jusqu'au milieu des années 60. Une grande classique a besoin d'un parcours à l'avenant et Gand-Wevelgem a donc subi un lifting. Un crochet en France augmente encore la difficulté du tronçon vallonné : seize côtes attendent les coureurs, soit quatre fois plus que jadis ! L'organisation a raccourci de cinq kilomètres la distance entre le Mont Kemmel, la dernière ascension, et l'arrivée. " Ainsi, les attaquants ont leur chance, même si un sprinter qui a du coffre doit être capable de s'imposer sur ce parcours ", estime Hans De Clercq, ancien coureur devenu directeur de course. Initialement, le nouveau trajet devait atteindre 257 kilomètres mais il a été réduit à 219 à cause du Prix E3 de Harelbeke, qui a lieu la veille. " Nous ne voulions pas entrer en conflit avec les autres organisateurs ", explique De Clercq. " En raccourcissant notre parcours, nous permettons aux coureurs de participer aux deux épreuves. "Le peloton partage-t-il cet avis ? Aux yeux de beaucoup de coureurs, le Prix E3 est le dernier test grandeur nature avant le Tour des Flandres. Aligner deux courses à une semaine du Ronde est impensable. C'est pour cette raison que Harelbeke fait le plein des spécialistes des classiques cette année encore, tandis que De Clercq n'a encore pu annoncer avec certitude que Philippe Gilbert. Selon De Clercq, la presse exagère la rivalité qui règne entre Harelbeke et Wevelgem. " Je suis convaincu que nous aurons un brillant plateau de participants. En tant qu'épreuve du Pro Tour, nous obtenons de toute manière six équipes de cette catégorie qui ne participent pas au Prix E3 et aligneront donc leurs meilleurs éléments le dimanche. "De Clercq croit en l'avenir de Gand-Wevelgem le dimanche. Son budget, 500.000 euros, est à peine plus élevé que celui de Harelbeke mais Gand-Wevelgem est repris dans le Pro Tour et le Flanders Classics, qui chapeaute six classiques flamandes printanières. " L'union fait la force ", poursuit De Clercq. " Nous n'avions qu'une crainte, concernant la vente de nos forfaits VIP, un jour après Harelbeke mais nous en accueillons finalement 1.900 pour une journée complète. Cela fait 300 de moins que l'année dernière mais c'est compensé par la vente des billets pour notre réception du soir. "Le déplacement de la course du mercredi au dimanche se traduit aussi par un plus grand intérêt médiatique, surtout à l'étranger. " Nous ne pouvons accepter que douze photographes à moto alors que nous avons déjà reçu seize demandes. Gand-Wevelgem n'est plus considéré comme une épreuve intermédiaire, elle devient un objectif en soi. "