À quoi se résume votre quotidien ?

À m'occuper de ma petite fille, qui vient de naître. Avec l'arrêt de toutes les compétitions, je n'ai plus aucune activité professionnelle. Je suis logé à la même enseigne que des collègues comme Jonathan Anciaux, Lancelot Meulewaeter, Thibaut Rinchon,... Ce statut de pigiste tant décrié nous revient en pleine figure. Nous sommes tous déçus de cette situation.

Déçus et dégoûtés ?

Je n'irais pas jusque-là. Quand on s'est lancés dans la profession, on savait à quoi on s'engageait. Je n'ai pas envie de jouer les vierges effarouchées. Mais nous sommes quand même nombreux à réclamer un véritable statut depuis de nombreuses années. Le système s'est construit sur l'utilisation de pigistes qui n'ont aucune sécurité d'emploi.

Cette crise pourrait changer la situation à l'avenir ?

Très naïvement, j'espère que oui. Les gens doivent se poser les bonnes questions. C'est le message que je véhicule. Nous sommes trentenaires, jeunes parents. Du jour au lendemain, on se retrouve sans rien, avec le risque d'être confrontés à la précarité.

À quoi avez-vous droit actuellement ?

Je me renseigne au maximum et, vu que je suis indépendant, j'ai adressé une demande pour bénéficier du droit passerelle (1.291, 69 euros par mois, ndlr). Ce sera une petite poire pour la soif, car ce montant sera taxé. De ce que je lis sur les réseaux sociaux et les forums, il y a beaucoup d'incompréhension de la part des gens. L'aide de 5.000 euros pour l'horeca et le tourisme passe mal alors que tous les secteurs sont concernés par le confinement. C'est comme s'il y avait une forme d'arbitraire, avec deux poids, deux mesures. Dans notre profession, les journalistes ne sont pas les seuls à être touchés. Il y a les preneurs de son, les cadreurs, les maquilleuses,... En presse écrite, il suffit aussi d'ouvrir un quotidien pour voir que le nombre de pages a diminué.

Cette crise laissera des traces dans le secteur du journalisme. " Quentin Volvert

Quand espérez-vous reprendre votre activité ?

Comme c'est parti, je mise sur juillet. On serait dans la préparation de la prochaine saison... pour peu qu'elle recommence à ce moment ! L'aspect positif, c'est que plusieurs compétitions ont été reportées à l'année prochaine. On devrait retrouver du travail. On sait que, un an sur deux, l'été est moins chargé et il y a davantage de creux. Mais même dans ces moments, il reste des sujets à traiter. Or, ce n'est pas le cas maintenant. J'entends beaucoup de collègues qui envisagent une reconversion professionnelle. Cette crise laissera des traces.

À quoi se résume votre quotidien ? À m'occuper de ma petite fille, qui vient de naître. Avec l'arrêt de toutes les compétitions, je n'ai plus aucune activité professionnelle. Je suis logé à la même enseigne que des collègues comme Jonathan Anciaux, Lancelot Meulewaeter, Thibaut Rinchon,... Ce statut de pigiste tant décrié nous revient en pleine figure. Nous sommes tous déçus de cette situation. Déçus et dégoûtés ? Je n'irais pas jusque-là. Quand on s'est lancés dans la profession, on savait à quoi on s'engageait. Je n'ai pas envie de jouer les vierges effarouchées. Mais nous sommes quand même nombreux à réclamer un véritable statut depuis de nombreuses années. Le système s'est construit sur l'utilisation de pigistes qui n'ont aucune sécurité d'emploi. Cette crise pourrait changer la situation à l'avenir ? Très naïvement, j'espère que oui. Les gens doivent se poser les bonnes questions. C'est le message que je véhicule. Nous sommes trentenaires, jeunes parents. Du jour au lendemain, on se retrouve sans rien, avec le risque d'être confrontés à la précarité. À quoi avez-vous droit actuellement ? Je me renseigne au maximum et, vu que je suis indépendant, j'ai adressé une demande pour bénéficier du droit passerelle (1.291, 69 euros par mois, ndlr). Ce sera une petite poire pour la soif, car ce montant sera taxé. De ce que je lis sur les réseaux sociaux et les forums, il y a beaucoup d'incompréhension de la part des gens. L'aide de 5.000 euros pour l'horeca et le tourisme passe mal alors que tous les secteurs sont concernés par le confinement. C'est comme s'il y avait une forme d'arbitraire, avec deux poids, deux mesures. Dans notre profession, les journalistes ne sont pas les seuls à être touchés. Il y a les preneurs de son, les cadreurs, les maquilleuses,... En presse écrite, il suffit aussi d'ouvrir un quotidien pour voir que le nombre de pages a diminué. Quand espérez-vous reprendre votre activité ? Comme c'est parti, je mise sur juillet. On serait dans la préparation de la prochaine saison... pour peu qu'elle recommence à ce moment ! L'aspect positif, c'est que plusieurs compétitions ont été reportées à l'année prochaine. On devrait retrouver du travail. On sait que, un an sur deux, l'été est moins chargé et il y a davantage de creux. Mais même dans ces moments, il reste des sujets à traiter. Or, ce n'est pas le cas maintenant. J'entends beaucoup de collègues qui envisagent une reconversion professionnelle. Cette crise laissera des traces.