Au début, le ton était assez gentil et, avec le temps, on a l'impression que vous vous êtes de plus en plus lâché...

C'est un peu prétentieux d'affirmer ça mais cela correspond au moment où j'ai repris la séquence. J'ai moins de barrières et je ne me pose pas trop de questions. J'aime beaucoup ce que fait Julien Cazarre sur Canal+ dans J+1. Mais lui est humoriste et c'est beaucoup plus trash. En tant que journaliste, je m'impose quand même des limites et je veille à respecter les acteurs.
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C'est un peu prétentieux d'affirmer ça mais cela correspond au moment où j'ai repris la séquence. J'ai moins de barrières et je ne me pose pas trop de questions. J'aime beaucoup ce que fait Julien Cazarre sur Canal+ dans J+1. Mais lui est humoriste et c'est beaucoup plus trash. En tant que journaliste, je m'impose quand même des limites et je veille à respecter les acteurs. C'est un boulot très collectif car il dépend des assistants de rédaction. Ils s'occupent de référencer les images des matches et ils ont donc l'oeil sur des éléments qui sortent de l'ordinaire. Parfois, les monteurs attirent notre attention sur un son, etc. Mes idées arrivent assez vite et je fais confiance à ma première inspiration. Je ne suis pas du genre à me relire 20 fois. Parfois, je demande l'avis de l'éditeur car je n'ai pas envie d'aller trop loin. C'est l'avantage de travailler en équipe. Je rédige les textes et, quand Mathieu Istace arrive en fin de journée pour commenter avec moi, il jette son propre regard. Parfois, il a tendance à me freiner. C'est pareil avec Jonathan Anciaux, quand c'est lui qui prend le relais. Nous sommes complémentaires et ils apportent aussi leurs idées. Je pense que c'est une bonne chose car j'ai un humour très noir et cynique. Pour moi, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Si je n'avais pas ces tampons autour de moi, je crois que j'aurais déjà eu des problèmes. Je n'ai jamais eu de remarques : c'est ma fierté. Les joueurs et les entraîneurs savent qu'il faut prendre ça au 2e, voire 3e degré. J'en ai discuté avec Felice Mazzù, qui est devenu un client récurrent de la séquence, et il ne voit pas de problème. Nous ne sommes pas injurieux et nous n'attaquons pas les hommes. Il y a le " nondidju " inséré dans la bouche de Victor Valdés qui est devenu un gimmick. Je me suis inspiré d'un sketch des Snuls de Jannin et Libierski. Il y a eu aussi le joueur de Tubize qui n'arrêtait pas de répéter " Voilà " en interview : on les a comptés pour lui attribuer le record du monde. Gaspard Proust pour son humour noir, Groland pour l'esprit trivial. PAR SIMON BARZYCZAK " Felice Mazzù est devenu un bon client du Zapping de La Tribune et il le prend bien. " QUENTIN VOLVERT