L'équipe représentée ci-contre a une certaine allure. Expérience derrière ( Van Steenberghe, Ernst, Olivieri, Siquet), force de travail au milieu ( Haydock, Belabed), technique, vivacité et puissance devant ( Kenmogne, Thompson). Le point communde tous ces joueurs ? Arriver en fin de contrat à La Louvière. Combien seront encore au Tivoli la saison prochaine? C'est l'inconnue totale. Et il y en a encore d'autres qui ignorent de quoi leur avenir sera fait. Au total, 17 hommes!
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L'équipe représentée ci-contre a une certaine allure. Expérience derrière ( Van Steenberghe, Ernst, Olivieri, Siquet), force de travail au milieu ( Haydock, Belabed), technique, vivacité et puissance devant ( Kenmogne, Thompson). Le point communde tous ces joueurs ? Arriver en fin de contrat à La Louvière. Combien seront encore au Tivoli la saison prochaine? C'est l'inconnue totale. Et il y en a encore d'autres qui ignorent de quoi leur avenir sera fait. Au total, 17 hommes! Parmi ces footballeurs en sursis, on distingue ceux dont le contrat mentionne une option de prolongation, et les autres pour lesquels aucune option n'est prévue (voir cadre). Une option signifie qu'au cas où les joueurs concernés rempileraient à La Louvière, ce serait à des conditions financières et pour une durée définies au moment où ils ont rejoint le club. Pas question, pour eux, de demander la lune dans quelques semaines. Ils savent à quoi s'en tenir. Manu Karagiannis et Claude-Arnaud Rivenet en ont déjà fait l'expérience, l'été dernier. Ils ont toujours dit qu'ils ne demandaient qu'un salaire raisonnable, mais au Tivoli, on continue d'affirmer que leurs contrats étaient impayables. Le manager, Roland Louf, prévient: "La Louvière ne sera plus le club où un professionnel peut espérer finir tranquillement sa carrière avec un contrat de quatre ou cinq ans et un tout gros salaire. Cette époque-là est révolue. Oui aux salaires corrects, non aux salaires hors normes. Désormais, c'est le club qui fixe les conditions financières. Si on n'est pas d'accord, on va voir ailleurs". Le budget des Loups diminuera une nouvelle fois, la saison prochaine. L'an dernier,quatre millions d'euros avaient été dépensés. Pour le championnat en cours, on tourne autour des trois millions. Cette diminution s'explique par la baisse (- 25%) de la masse salariale, qui représente encore 1,75 million en tablant sur 40 points en fin de saison. Pour Roland Louf, c'est encore trop. En fait, ce club paye toujours les suites d'une certaine folie des grandeurs qui s'était emparée du Tivoli au lendemain de la montée. Il y a toujours quelques gros contrats en cours: ils ne seront pas renouvelés aux mêmes conditions. Et les salaires des pros du noyau B ont représenté, au cours du premier tour, près de 15% du poste joueurs. A ce niveau-là, les dernières semaines ont toutefois permis d'assainir: Tidman a signé à Stockport (Angleterre), Delière et Mokabila à Couillet, Yousfi à Alost. On trouve encore deux professionnels dans le noyau B de La Louvière: Scalia, qui arrive en fin de contrat, et Di Franco, lié jusqu'en 2004. Dans l'attente de la licence et du maintienLa situation des nombreux joueurs en fin de contrat ne devrait pas évoluer dans l'immédiat. Pour les inviter à la table des négociations, la direction attend deux choses: la licence et le maintien. Les options qui figurent dans ces contrats ne sont toutefois valables que jusqu'à la fin du mois de mars. A ce moment-là, on saura si les Loups répondront toujours aux conditions financières pour rester en D1. Mais il n'est pas certain que le sauvetage sportif sera assuré. En faisant traîner les choses, les dirigeants savent qu'ils prennent le risque de voir filer certains joueurs qui pourraient encore leur rendre des services. Roland Louf ne s'en émeut pas: "Il y a quand même suffisamment de footballeurs sur le marché. L'offre est de plus en plus supérieure à la demande. Je prévois que deux ou trois clubs n'obtiendront pas la licence pour la saison prochaine: ce seront encore des joueurs supplémentaires qui seront libres. Je ne comprends pas que les dirigeants belges aient accepté le principe de la licence européenne. Les grands clubs ont gagné: comme ils ne parvenaient pas à réduire le nombre d'équipes de D1 via une restructuration du championnat, ils ont proposé la licence UEFA, et les petits ont accepté. Ils vont s'en mordre les doigts".Au niveau de la licence, Roland Louf n'est sûr de rien mais ne se fait quand même pas trop de soucis. "Il y a un an, beaucoup de gens disaient que La Louvière ne l'aurait pas. Mais c'est passé sans problème. Aujourd'hui, nous avons encore une dette à régler vis-à-vis d'un des quatre organismes officiels (assurance groupe, TVA, ONSS, précompte professionnel), mais ce n'est pas énorme. Et nous sommes tout à fait en règle vis-à-vis de la fédération. Nous avons respecté les plans d'apurement présentés il y a un an et notre dette globale a diminué.Pas de roulette russeDe tous les joueurs arrivant en fin de contrat, un seul, jusqu'à présent, a pu prolonger: Ricardo Magro. Après sa fin de premier tour canon, La Louvière n'a pas voulu prendre le risque de le voir filer très vite ailleurs. Les autres joueurs en fin de bail doivent-ils s'inquiéter? "Globalement, nous sommes satisfaits de presque tout le monde", affirme le manager. "Il était de toute façon impossible de réussir un carton plein en faisant venir autant de jeunes inconnus. Nous devions voir s'ils convenaient à ce club. En ne les engageant que pour un an, nous nous protégions. C'est beau de jouer à la roulette russe et d'offrir immédiatement des contrats de trois ou quatre ans à tous les renforts, mais s'il n'y a en moyenne qu'un joueur sur deux qui perce, ça fait très mal dans le portefeuille. Cette année, notre taux de réussite est certainement satisfaisant. Notre politique d'audace porte ses fruits". Le noyau des Loups compte 24 professionnels et quatre aspirants. Ariel Jacobs s'est déjà plaint d'avoir de nombreux joueurs de valeur équivalente. N'aurait-il pas été préférable de transférer un ou deux leaders plutôt que trois ou quatre porteurs d'eau, l'été dernier? Roland Louf ne suit pas ce raisonnement: "Ernst est quand même un leader. Et les partants de l'équipe type de l'an dernier ont été correctement remplacés. Arts n'est pas inférieur à Suray. Klukowski remplace avantageusement Aliaj. Kenmogne et Ishiaku ne sont certainement pas moins bons que Buelinckx. Le seul poste qui nous pose problème, c'est celui de médian axial: là, c'est vrai, on attend encore que Cooreman confirme qu'il peut atteindre le niveau de Rivenet. Il y a plusieurs belles réussites parmi les joueurs qui nous ont rejoints l'été dernier. Nous avons plus de points qu'il y a un an, le maintien se présente bien, nous sommes toujours en Coupe de Belgique et nos jeunes ont encore une belle marge de progression. Pourquoi devrions-nous nous plaindre? Qu'attend-on? Que La Louvière vise l'UEFA ou l'Intertoto? Ce n'est pas pour nous. Aussi longtemps que notre budget n'augmentera pas, il faudra apprendre à se contenter du maintien". Pierre Danvoye"Je prévois deux ou trois refus de licence" (Roland Louf)