Applaudis au Casino de Knokke, lors du Gala du "Footballeur Pro", l'Entraîneur, le Gardien de But, l'Arbitre et le Jeune Pro de l'Année vivent et progressent avec les réalités du football belge mais ont aussi des références européennes. C'est le cas d' Aimé Anthuenis, qui a parcouru du chemin cette année tant chez nous qu'en Ligue des Champions : "Mon premier exemple à suivre fut un coach belge. Quand j'entraînais les jeunes de Lokeren, Robert Waseige était aux commandes de l'équipe Première. A cette époque, déjà, j'ai souvent eu l'occasion de parler foot avec lui. J'appréciais son désir de cerner et de mettre les qualités sportives et humaines de chacun au service du collectif. Son approche footballistique m'a tout de suite beaucoup plu car le groupe était son credo, l'équipe, dans toutes ses composantes, était sans cesse au centre du débat. Cette appréciation n'a pas été érodée par le temps, bien au contraire car cela va en croissant. Le football prôné par Hector Cuper m'intéresse aussi. On ne prend pas sans mérite part à deux finales de la Ligue des Champions. J'avais croisé son chemin en Coupe de l'UEFA...

Applaudis au Casino de Knokke, lors du Gala du "Footballeur Pro", l'Entraîneur, le Gardien de But, l'Arbitre et le Jeune Pro de l'Année vivent et progressent avec les réalités du football belge mais ont aussi des références européennes. C'est le cas d' Aimé Anthuenis, qui a parcouru du chemin cette année tant chez nous qu'en Ligue des Champions : "Mon premier exemple à suivre fut un coach belge. Quand j'entraînais les jeunes de Lokeren, Robert Waseige était aux commandes de l'équipe Première. A cette époque, déjà, j'ai souvent eu l'occasion de parler foot avec lui. J'appréciais son désir de cerner et de mettre les qualités sportives et humaines de chacun au service du collectif. Son approche footballistique m'a tout de suite beaucoup plu car le groupe était son credo, l'équipe, dans toutes ses composantes, était sans cesse au centre du débat. Cette appréciation n'a pas été érodée par le temps, bien au contraire car cela va en croissant. Le football prôné par Hector Cuper m'intéresse aussi. On ne prend pas sans mérite part à deux finales de la Ligue des Champions. J'avais croisé son chemin en Coupe de l'UEFA quand le Racing Genk défia Majorque. Cette équipe se distinguait par un bloc défensif sans faille et une reconversion offensive ultrarapide. Hector Cuper applique le même système à Valence, dont la valeur du groupe vaut celle de Majorque au carré,... avec succès. Je m'intéresse aussi à la façon de travailler de Sven-Goran Eriksson. Je l'avais observé de loin quand Lokeren, où je n'étais pas entraîneur, joua contre Benfica en Coupe de l'UEFA. Ce Suédois avait fait ses preuves dans son pays avant de s'adapter facilement dans des contrées latines qui ont d'autres cultures footballistiques. Il a réussi au Portugal et en Italie avant de devenir assez récemment coach de l'équipe nationale anglaise. Il était à la tête de la Lazio Rome quand ce club rencontra Anderlecht en Ligue des Champions. La pression médiatique était très éprouvante mais il protégea ses joueurs après la défaite chez nous en disant : -Il ne faut pas attaquer les joueurs, s'il y a un responsable, c'est moi. Cette attitude au coeur d'un moment difficile était d'une grande noblesse". Il y a trois ans que Vedran Runje est arrivé au Standard en provenance d'Hajduk Split. Elu Gardien de l'Année lors de ses débuts chez nous, il obtint la deuxième place la saison passée et retrouve la pole position cette saison. Il a pris place dans la galerie des grands gardiens de but du Standard comme Jean Nicolay, Christian Piot, Michel Preud'homme et Gilbert Bodart. Runje : "Je n'ai pas d'idoles mais j'apprécie quelques gardiens de but qui bétonnent les fondations défensives. Peter Schmeichel est peut-être rentré dans le rang depuis qu'il milite au Sporting de Lisbonne. Je ne souviens cependant pas d'un portier ayant une telle présence. Il était rassurant pour sa défense et impressionnant pour les attaquants adverses. Il ne fallait pas se frotter à lui. Bon dans les airs, Schmeichel ne ratait jamais ses relances, que ce soit au pied ou à la main. Le grand Danois était le dernier défenseur et le premier attaquant de son équipe. Il a été un des pionniers du Manchester United actuel. Sans lui, je ne suis pas du tout certain que David Beckham et Ryan Giggs auraient vécu les mêmes succès sportifs. Il y a interaction entre les différents secteurs. Fabien Barthez est son digne successeur : le gardien le plus complet au monde, aussi fort balle au pied que les joueurs de champ, mais moins imposant que Schmeichel. Par rapport à un dernier rempart comme Fabien Barthez, Oliver Khan est plus un gardien de ligne. Je me souviens aussi du brio de Preud'homme lors de la World Cup 94. En plus de la puissance athlétique, il ajoutait une légèreté et une élégance étonnantes dans ses interventions. C'était un magnifique keeper". Les arbitres belges ont souvent vécu au centre du cyclone cette saison. Un nom a fait l'unanimité dans la tourmente : Frank De Bleeckere. Il a de qui tenir car son père, René, fut aussi un excellent directeur de jeu. L'Arbitre de l'Année connaît tous les joueurs de D1 par leur prénom et est un adepte du dialogue permanent : "On ne dirige plus un match de façon autoritaire, sans accorder un regard aux joueurs. On fait passer des messages, négatifs ou positifs. Il y a peu, j'ai arbitré Standard-La Gantoise. A un moment, Lempereur vit que David Brocken était étendu, blessé, dans son rectangle. L'attaquant des Gantois a carrément expédié le ballon en dehors de la surface de jeu alors qu'il pouvait dessiner une offensive très intéressante. Ses équipiers lui ont même demandé ce qu'il fabriquait. J'ai tenu à le féliciter sur le terrain en lui serrant ostensiblement la main car il fallait que tout le stade apprécie. Un arbitre comme le Suédois Anders Frisk, qui arbitra la finale de l'EURO 2000, m'inspire car il est proche du jeu et, par son attitude, propose aux joueurs de participer à la direction des opérations. Quand on arbitre régulièrement les équipes de D1 on connaît bien le caractère des joueurs. Et il m'arrive souvent de féliciter un joueur après un beau but ou une trouvaille technique". Artiste parmi les artistes, Alin Stoica ne cesse de peindre sur les tableaux verts de l'élite. Sa référence n'est autre que Georghe Hagi, le Diego Maradona des Carpathes : "Toute ma jeunesse a été placée sous le signe de la classe de Hagi. A la maison, on parlait souvent de lui car mon père fut l'équipier de ce phénomène au Steaua Bucarest. J'allais le voir pour admirer sa facilité technique, découvrir ses trouvailles balle au pied. Il inventait sans cesse quelque chose de nouveau et c'était forcément un problème constant pour les défenseurs adverses. Je l'ai côtoyé en équipe nationale mais je n'ai jamais joué avec lui en match officiel. Dommage. Il m'inspire car sa façon de jouer au football cadre avec mon potentiel. Je crois aussi que c'est une façon de voir le jeu que le public aime bien". Pierre Bilic et Bruno Govers