T1 : John van den Brom

Le remplaçant d' Ariel Jacobs aurait voulu amener dans son sillage son pote Peter van Vossen, lui-même ancien Mauve en 1992-1993. Mais le débours de 400.000 euros nécessaire au rachat de sa liberté à Vitesse Arnhem a incité les dirigeants anderlechtois à ne pas faire appel à un T2 de l'extérieur.
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Le remplaçant d' Ariel Jacobs aurait voulu amener dans son sillage son pote Peter van Vossen, lui-même ancien Mauve en 1992-1993. Mais le débours de 400.000 euros nécessaire au rachat de sa liberté à Vitesse Arnhem a incité les dirigeants anderlechtois à ne pas faire appel à un T2 de l'extérieur. Avec un trio John van den Brom, Besnik Hasi et Van Vossen, un sérieux problème se serait de toute façon posé au niveau de la langue française, entendu que seul Hasi la maîtrise un peu. Avec l'adjonction de Geert Emmerechts comme T3, cet hiatus est comblé. Originaire de Vilvorde, il a passé 9 saisons chez les voisins molenbeekois et est parfait bilingue. Alors que l'avenir de Jacobs était encore entouré d'un point d'interrogation, la direction s'empressa à faire rempiler son T2 pour trois autres années. Véritable joueur-modèle en son temps, l'homme fait l'unanimité comme adjoint. D'une loyauté à toute épreuve vis-à-vis du T1, il est un intermédiaire prisé par les joueurs ; auprès des valeurs sûres mais aussi chez les réservistes. C'est lui qui, plus que tout autre, a travaillé Tom De Sutter au moral, chaque fois qu'il était honteusement snobé par Jacobs. Idem pour Olivier Deschacht, qui n'a pas toujours eu droit à un traitement de faveur, la saison passée. Son arrivée à Neerpede en 2005 avait fait froncer quelques sourcils. Ceux de Pär Zetterberg entre autres, qui se demandait ce qui avait pu pousser les responsables du Sporting à jeter leur dévolu sur un élément qui, joueur, s'était plu à lui chatouiller les tibias, voire à expédier les ballons, d'un long coup de botte, au-dessus des tribunes. Versé chez les U14 à ses débuts, Emmerechts n'y resta qu'une saison, avant d'être promu en U16. A cet échelon, les mauvaises langues affirmèrent qu'il faisait figure de protégé de Jean Kindermans, DT de l'Ecole des jeunes, parce qu'il titularisait toujours son fils, Jonathan Kindermans. Emmerechts s'en est toujours défendu et les faits lui donnent raison : le fiston, actif en U19 en 2011-2012, militera en U21 cette saison. Au bout de deux années en U16, de 2006 à 2008, certaines voix plaidèrent en faveur d'un passage d'Emmerechts en Espoirs. Mais le secrétaire général, Philippe Collin, a fait appel à Johan Walem pour ce poste. Ce n'est qu'au départ de ce dernier à destination de l'Udinese, en 2010, qu'Emmerechts a rempli cette fonction jusqu'à ce jour. Au sein du noyau A, Emmerechts va retrouver quelques têtes qu'il a connues comme Jordan Lukaku mais pas Lamisha Musonda (parti à Chelsea). Le courant ne serait pas toujours très bien passé, ainsi qu'avec d'autres joueurs d'origine africaine, furieux qu'on évoque une prétendue nonchalance de leur part. Le directeur général, Herman Van Holsbeeck, n'a pas prolongé Filip De Wilde, fin mars, sous prétexte qu'un nouveau T1 pourrait amener ses hommes. Vieux serviteur des Mauves, Flup n'a pas voulu attendre d'être fixé sur son sort et a signifié qu'il ne signerait pas de nouvel accord ! Bizarre : avant que l'identité du nouveau T1 ne soit connue, Van Holsbeeck a pris langue avec Guy Martens, le préparateur des keepers au Racing Genk, pour le sonder sur un passage au stade Constant Vanden Stock. L'intéressé, à la base de l'éclosion de gars talentueux comme Logan Bailly, Sinan Bolat, Bram Casteels et Thibaut Courtois, refusa finalement l'offre, préférant rester dans le Limbourg. Approché dans la foulée, Geert De Vlieger, ancien n°1 de la maison lui aussi, déclina afin de poursuivre ses activités de consultant pour Sporting Telenet et Sport/Voetbal Magazine. Ex-gardien mauve lui aussi, Daniel Zitka a figuré à son tour dans le collimateur mais a préféré honorer son engagement au Sparta Prague. Finalement, le Sporting s'est quand même rabattu sur un proche de John van den Brom : Max de Jong, avec qui le T1 a travaillé à l'ADO La Haye en 2010-2011. Contre toute attente, José Garcia, prisé par tous comme team manager de la Première depuis 2006, a dû passer la main lui aussi. En haut lieu, on ne lui a pas pardonné certaines paroles prêtées au quotidien espagnol Marca à la mi-avril. Interrogé dans le cadre d'une interview de Lucas Biglia, Garcia avait déclaré qu'Anderlecht n'avait plus le niveau pour briller sur la scène européenne, contrairement au Real Madrid, et que l'intérêt de ce club pour l'Argentin avait, dès lors, de quoi l'interpeller s'il voulait faire un grand pas en avant. Alors que Peter Smeets, responsable de la cellule sociale du club, était pointé favori à sa succession, c'est l'ancien pro, Gunter Van Handenhoven, responsable des U16 ces deux dernières saisons, qui a enlevé le morceau. S'il n'avait pas démérité en qualité de coach, il lui reste cependant tout à apprendre en matière de gestion administrative du noyau A (cartes jaunes, rouges, whereabouts, etc.). Il aura bien besoin de Pierre Leroy, délégué au long cours, jadis, pour le driller. PAR BRUNO GOVERS