Le Mondial allemand n'aura pas laissé de grands souvenirs à la sélection serbe. On ne retiendra sans doute que l'ultime représentation d'une nation composée de Serbes et de Monténégrins. Depuis lors, chacun vole de ses propres ailes. Cet échec a conduit au départ du sélectionneur Ilja Petkovic, remplacé par un étranger, l'Espagnol Javier Clemente. Ce dernier, arrivé probablement à Belgrade grâce aux appuis et réseaux du manager du Real Madrid, Pedra...

Le Mondial allemand n'aura pas laissé de grands souvenirs à la sélection serbe. On ne retiendra sans doute que l'ultime représentation d'une nation composée de Serbes et de Monténégrins. Depuis lors, chacun vole de ses propres ailes. Cet échec a conduit au départ du sélectionneur Ilja Petkovic, remplacé par un étranger, l'Espagnol Javier Clemente. Ce dernier, arrivé probablement à Belgrade grâce aux appuis et réseaux du manager du Real Madrid, Pedrag Mijatovic, est loin de faire l'unanimité, une partie de la fédération refusant la nomination d'un étranger accusé de ne rien comprendre à la mentalité locale. La récente déclaration de Clemente, prêt à voler au secours de l'Athletic Bilbao comme conseiller, renforce le sentiment d'opprobre des médias serbes envers l'ancien entraîneur de la sélection espagnole. Clemente a pourtant déjà apposé sa griffe. En optant pour un 4-3-3 contre l'Azerbaïdjan car il fallait absolument gagner et pour un 4-4-2 face à la Pologne, en signe de prudence, il veut mettre sur pied une sélection capable de s'adapter à toutes les situations. Mais, c'est surtout en écartant certains ténors comme Mateja Kezman et en rajeunissant les cadres, que l'influence de Clemente se fait sentir. Avec comme but l'établissement d'une formation jeune, capable d'une reconversion plus rapide grâce à des éléments plus vifs. En défense, la Serbie avait placé sa confiance en quatre stoppeurs de formation en Allemagne. Désormais, devant le jeune gardien Vladimir Stojkovic, transféré à Nantes cet été, on trouve à droite Marijan Markovic (Dynamo Kiev) , Nemanja Vidic (Manchester United, le général défensif), Milan Stepanov et un arrière gauche qui varie (soit Ivica Dragutinovic, soit Mladen Krstajic). Le milieu est organisé autour de l'autre leader de cette formation Dejan Stankovic (Inter), aidé par Igor Dulaj (Shakhtar), travailleur de l'ombre qui se sacrifie pour les autres et officie comme essuie-glaces, et Nenad Kovacevic, transféré récemment à Lens. Ognjen Koroman (Portsmouth), Sasa Ilic (Galatasaray) et Ivan Ergic (Bâle) se disputent la dernière place de l'entrejeu. En attaque, le nouveau messie s'appelle Nikola Zigic, ce géant de 2m02, qui a opté pour Santander. Il sert de pivot autour duquel gravite le deuxième attaquant (soit Mirko Pantelic du Hertha Berlin, soit Danko Lazovic, en grande forme avec Vitesse). A moins que Daniel Ljuboja, de retour en grâce à Hambourg, ne mette tout le monde d'accord. La Serbie mise donc davantage sur un groupe compact que sur une série d'individualités.