Après avoir séduit le monde cet été, les Diables Rouges reviennent petit à petit aux affaires. Samedi dernier, Eden Hazard est sorti du banc et a amené le but qui a permis à Chelsea de remporter le derby face à Arsenal. Hazard a accepté sans trop de difficultés de rester à Londres et, malgré son nouveau statut, il est resté lui-même. Le football offensif prôné par Maurizio Sarri devrait faire en sorte qu'il soit encore plus libéré sur le terrain.

Dries Mertens était également remplaçant à Naples, Toby Alderweireld avait retrouvé (temporairement) une place dans l'équipe de Tottenham avec qui il avait eu des problèmes la saison dernière, Thomas Meunier a joué tout le match avec le PSG à Guingamp, Axel Witsel respirera pour la première fois l'air de la Bundesliga le week-end prochain avec le Borussia Dortmund face à Leipzig tandis que Thibaut Courtois, pas tout à fait prêt physiquement, était sur le banc du Real Madrid. Une situation qui ne peut pas s'éterniser car il est ambitieux.

Personne ne semble en mesure d'alléger le calendrier.

Romelu Lukaku a inscrit son premier but en championnat avec Manchester United. La semaine dernière, il avait surpris tout le monde en disant qu'il envisageait de mettre un terme à sa carrière chez les Diables Rouges après l'EURO 2020. Personne ne le croit. Même pas lui, probablement. Comment en est-il arrivé à dire cela ? Cherche-t-il à attirer l'attention ? À extérioriser sa frustration parce qu'il ne se sent pas encore suffisamment apprécié au pays ? Tout cela suscite des questions et des polémiques alors que ce sont le calme et la sérénité qui avaient permis aux Diables Rouges d'être aussi performants cet été. Et il ne faudrait pas que ça change avant le match amical du 7 septembre qui doit servir à préparer la Ligue des Nations.

Les Diables Rouges disputeront encore six matches cette année, dont deux contre l'Islande (là-bas le 11 septembre et chez nous le 15 novembre) et deux contre la Suisse (en Belgique le 12 octobre et en déplacement le 18 novembre) en Ligue des Nations. Entre-temps, le 16 octobre, ils affronteront les Pays-Bas en match amical.

Tout cela sans Kevin De Bruyne, absent pour trois mois en raison d'une blessure au genou. Selon Pep Guardiola, De Bruyne a trop joué. Ce genre de complainte n'est pas neuf. Il y a trente ans, les joueurs disputaient 35 matches par an. Maintenant, certains d'entre eux arrivent à 90 car les clubs participent à des tournois lucratifs à gauche et à droite, avec obligation d'aligner leurs meilleur joueurs.

Dans ce contexte, il est tout simplement ridicule que la FIFA veuille disputer la Coupe du monde 2026 avec 48 équipes au lieu d'alléger le calendrier, ce que personne ne semble en mesure de faire. Pourtant, cela fait longtemps que les médecins le demandent. D'autant que l'augmentation du nombre de matches va souvent de paire avec l'utilisation abusive d'anti-douleurs et d'anti-inflammatoires. Les joueurs souffrent moins sur le terrain mais ils ignorent tout simplement ce signal d'alarme qu'est la douleur.

Afin de survivre à ce rythme infernal, les clubs utilisent des noyaux de plus en plus grands, en quantité comme en qualité. Jürgen Klopp, l'entraîneur de Liverpool, a fait allusion à cela lorsqu'on lui a demandé pourquoi son club avait investi près de 200 millions en joueurs à l'intersaison. Le football vif qu'il demande et qui est profondément enraciné dans les gênes du club est terriblement usant.

Dans le football actuel, les rotations sont donc plus nécessaires que jamais. Et le fait de devoir laisser des stars sur le banc complique encore un peu plus la tâche des entraîneurs.

JACQUES SYS
Après avoir séduit le monde cet été, les Diables Rouges reviennent petit à petit aux affaires. Samedi dernier, Eden Hazard est sorti du banc et a amené le but qui a permis à Chelsea de remporter le derby face à Arsenal. Hazard a accepté sans trop de difficultés de rester à Londres et, malgré son nouveau statut, il est resté lui-même. Le football offensif prôné par Maurizio Sarri devrait faire en sorte qu'il soit encore plus libéré sur le terrain. Dries Mertens était également remplaçant à Naples, Toby Alderweireld avait retrouvé (temporairement) une place dans l'équipe de Tottenham avec qui il avait eu des problèmes la saison dernière, Thomas Meunier a joué tout le match avec le PSG à Guingamp, Axel Witsel respirera pour la première fois l'air de la Bundesliga le week-end prochain avec le Borussia Dortmund face à Leipzig tandis que Thibaut Courtois, pas tout à fait prêt physiquement, était sur le banc du Real Madrid. Une situation qui ne peut pas s'éterniser car il est ambitieux. Romelu Lukaku a inscrit son premier but en championnat avec Manchester United. La semaine dernière, il avait surpris tout le monde en disant qu'il envisageait de mettre un terme à sa carrière chez les Diables Rouges après l'EURO 2020. Personne ne le croit. Même pas lui, probablement. Comment en est-il arrivé à dire cela ? Cherche-t-il à attirer l'attention ? À extérioriser sa frustration parce qu'il ne se sent pas encore suffisamment apprécié au pays ? Tout cela suscite des questions et des polémiques alors que ce sont le calme et la sérénité qui avaient permis aux Diables Rouges d'être aussi performants cet été. Et il ne faudrait pas que ça change avant le match amical du 7 septembre qui doit servir à préparer la Ligue des Nations. Les Diables Rouges disputeront encore six matches cette année, dont deux contre l'Islande (là-bas le 11 septembre et chez nous le 15 novembre) et deux contre la Suisse (en Belgique le 12 octobre et en déplacement le 18 novembre) en Ligue des Nations. Entre-temps, le 16 octobre, ils affronteront les Pays-Bas en match amical. Tout cela sans Kevin De Bruyne, absent pour trois mois en raison d'une blessure au genou. Selon Pep Guardiola, De Bruyne a trop joué. Ce genre de complainte n'est pas neuf. Il y a trente ans, les joueurs disputaient 35 matches par an. Maintenant, certains d'entre eux arrivent à 90 car les clubs participent à des tournois lucratifs à gauche et à droite, avec obligation d'aligner leurs meilleur joueurs. Dans ce contexte, il est tout simplement ridicule que la FIFA veuille disputer la Coupe du monde 2026 avec 48 équipes au lieu d'alléger le calendrier, ce que personne ne semble en mesure de faire. Pourtant, cela fait longtemps que les médecins le demandent. D'autant que l'augmentation du nombre de matches va souvent de paire avec l'utilisation abusive d'anti-douleurs et d'anti-inflammatoires. Les joueurs souffrent moins sur le terrain mais ils ignorent tout simplement ce signal d'alarme qu'est la douleur. Afin de survivre à ce rythme infernal, les clubs utilisent des noyaux de plus en plus grands, en quantité comme en qualité. Jürgen Klopp, l'entraîneur de Liverpool, a fait allusion à cela lorsqu'on lui a demandé pourquoi son club avait investi près de 200 millions en joueurs à l'intersaison. Le football vif qu'il demande et qui est profondément enraciné dans les gênes du club est terriblement usant. Dans le football actuel, les rotations sont donc plus nécessaires que jamais. Et le fait de devoir laisser des stars sur le banc complique encore un peu plus la tâche des entraîneurs.