A Eindhoven, Milan s'est souvenu du drame de l'année dernière. Il avait sombré en quarts de finale de Coupe d'Europe au Deportivo La Corogne alors qu'il s'était nettement imposé à l'aller. Au PSV, Milan a pu compter sur un brin de chance pour s'en tirer mais c'est le seul club à disputer sept finales de Ligue des Champions en 17 ans.
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A Eindhoven, Milan s'est souvenu du drame de l'année dernière. Il avait sombré en quarts de finale de Coupe d'Europe au Deportivo La Corogne alors qu'il s'était nettement imposé à l'aller. Au PSV, Milan a pu compter sur un brin de chance pour s'en tirer mais c'est le seul club à disputer sept finales de Ligue des Champions en 17 ans. En championnat aussi, malgré sa défaite contre la Juventus, il peut reconduire son titre. Pourtant, en février, il accusait huit unités de retard sur la Juve. Quatre journées plus tard, fin février, les deux équipes se retrouvaient en tête, ensemble. Le match de dimanche dernier a été retransmis dans 180 pays. Milan s'appuie avant tout sur la continuité. Son entraîneur, Carlo Ancelotti (45 ans), lui-même figure de proue du grand Milan d' Arrigo Sacchi dans les années 80, est en poste depuis 2001. Il a gagné le titre et la Coupe d'Italie plus la Ligue des Champions. L'équipe de base de cette saison est très similaire à celle de l'exercice précédent. Des nouveaux venus, seul le défenseur batave Jaap Stam (ex-Lazio) est titulaire. Les autres, le médian Dhooraso et l'avant Crespo, convainquent à chaque entrée au jeu. Ancelotti mise sur l'équilibre. Il s'appuie moins que l'Inter et la Juventus sur sa défense au profit d'un jeu plus ouvert. Derrière, outre Stam, il y a Maldini, Nesta et Cafù. Devant, Shevchenko marque à nouveau et Tomasson a prouvé sa valeur contre le PSV quand il entre au jeu, comme Crespo et Pippo Inzaghi, de plus en plus souvent indisponible. L'entrejeu est un bloc solide avec Kakà, le récupérateur Gattuso, les techniciens Seedorf ou Rui Costa. Milan a aussi un véritable meneur, Andrea Pirlo. S'il veut verrouiller son rectangle, comme à Eindhoven, il remplace celui-ci par Massimo Ambrosini. (G. Foutré) L'ATALANTA n'a pas encore assuré son maintien mais sera le premier club professionnel italien à jouer sur une pelouse artificielle la saison prochaine, avec l'accord de la Ville, qui est lasse d'entretenir un " champ de patates " en hiver. Prix : un million. CONTRATS. Dès la saison prochaine, les contrats des joueurs peuvent prévoir jusqu'à 50 % de primes. Jusqu'à présent, les salaires des joueurs devaient être fixes. TOP DIX. Deux Italiens seulement figurent dans le top dix des joueurs les mieux payés selon France Football. Christian Vieri (Inter) est quatrième avec 12 millions par an, Alessandro Del Piero( Juve) cinquième avec 9,5 millions. Beckham est leader avec 25 millions. On retrouve cinq autres joueurs du Real dans le top dix. BUTEURS : 1. Lucarelli (Livourne) 23 buts ; 2. Gilardino (Parme) 22 ; 3. Montella (AS Rome) 21 ; 4. Toni (Palerme) 17 ; 5. Shevchenko (Milan) 16. G.Foutré