Créé par l'ex-journaliste Georges Bertellotti, aujourd'hui décédé, Sportel rassemble tout ce qui compte de décideurs en matière de télévision mais aussi de nouvelles technologies : producteurs, télédistributeurs, détenteurs de droits, organisateurs d'événements, fédérations, sponsors, publicitaires, agents, fournisseurs de logiciels, etc. Feu le Prince Alexandre de Merode avait beaucoup contribué au développement de ce salon au...

Créé par l'ex-journaliste Georges Bertellotti, aujourd'hui décédé, Sportel rassemble tout ce qui compte de décideurs en matière de télévision mais aussi de nouvelles technologies : producteurs, télédistributeurs, détenteurs de droits, organisateurs d'événements, fédérations, sponsors, publicitaires, agents, fournisseurs de logiciels, etc. Feu le Prince Alexandre de Merode avait beaucoup contribué au développement de ce salon aujourd'hui reconnu par le CIO et placé sous le patronage du Prince Albert de Monaco. Le 16e Sportel Monaco (il en existe également un en Amérique, un à Dubaï et un en Asie) a eu lieu la semaine dernière en présence de 140 firmes et s'est intéressé, en priorité, à la télévision sur les téléphones portables, montres, ordinateurs, écrans GPS et autres. Une technologie qui serait prête à 90 % si l'on en croit Andrew Thompson, chargé des nouveaux médias à BBC Sport. La question est à présent de savoir si les opérateurs de téléphonie mobile se poseront en concurrents ou en partenaires des chaînes de télévision. Mais Sportel a également été le lieu d'un coup de gueule de Michel Platini. Il répliquait au président de la ligue professionnelle de football français Frédéric Thiriez qui souhaite expérimenter l'arbitrage vidéo lors de matches à huis clos : " Le football est un sport populaire avec des règles simples. C'est un des rares sports que la télévision n'a pas influencé en matière de règlement. Je suis totalement opposé à l'assistance vidéo ". Il a précisé que, si elle persistait dans son projet, la Ligue s'opposerait à des sanctions de la FIFA... tout comme la fédération française, dont il est pourtant vice-président. Il a obtenu le soutien d'un journaliste britannique qui a plaidé pour " un sport qui ressemble à la vie : perdre est dans la nature des choses, même quand on est le meilleur ". D'autres intervenants, comme Jacques Rogge, ont pourtant plaidé pour une " adaptation intelligente " du sport à la télévision. Angelo Codignoni, PDG d' Eurosport, a ainsi expliqué comment sa chaîne avait créé de toute pièce, avec la Fédération internationale de l'automobile, une compétition auto pour la télévision. Et d'autres ont souligné que les sports qui tardaient à raccourcir leurs épreuves, comme le tennis et le ski, étaient progressivement bannis des grilles de programmes. P. SINTZEN