Pour beaucoup, Jan Mulder (61 ans) est le dernier grand leader d'attaque qu'Anderlecht ait connu. Arrivé au Parc Astrid en 1964, en provenance de Winschoten, le Hollandais fut l'exécuteur des hautes £uvres des Mauves jusqu'en 1972, année où il passa à l'Ajax Amsterdam. En délicatesse avec son genou, il dut mettre un terme à sa carrière, contraint et forcé, trois ans plus tard. Depuis lors, il s'est reconverti comme chroniqueur sportif, non seulement dans son pays natal mais chez nous aussi puisqu'il eut longtemps sa colonne au sein de la version néerlandophone de notre magazine.
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Pour beaucoup, Jan Mulder (61 ans) est le dernier grand leader d'attaque qu'Anderlecht ait connu. Arrivé au Parc Astrid en 1964, en provenance de Winschoten, le Hollandais fut l'exécuteur des hautes £uvres des Mauves jusqu'en 1972, année où il passa à l'Ajax Amsterdam. En délicatesse avec son genou, il dut mettre un terme à sa carrière, contraint et forcé, trois ans plus tard. Depuis lors, il s'est reconverti comme chroniqueur sportif, non seulement dans son pays natal mais chez nous aussi puisqu'il eut longtemps sa colonne au sein de la version néerlandophone de notre magazine. Le plus belge des joueurs hollandais a toujours conservé un faible pour le Sporting, le club de son c£ur. Chaque année, il n'omet jamais d'assister à la réunion de l'Amicale des anciens, dans les salons du stade Constant Vanden Stock, où il retrouve alors ses anciens potes, Paul Van Himst, Robby Rensenbrink, Georges Heylens, Jean Trappeniers et consorts. Et si, en raison de ses obligations aux Pays-Bas, il est rarement présent aux matches des Sportingmen, il suit malgré tout de très près leurs évolutions par le biais de la petite lucarne et des résumés en Ligue des Champions. Vendredi passé, Mulder a bien voulu répondre à notre invitation pour assister au match au sommet entre son Anderlecht et le Standard, un club qu'il a toujours énormément estimé. Il adorait, par exemple, jouer à Sclessin... On constata vendredi dernier combien, 35 ans après son départ, Mulder constitue toujours un mythe au Parc Astrid, ainsi qu'une proie toute désignée pour les chasseurs d'autographes. Et l'homme, qui avait la propension de mettre sa tête là où d'autres n'auraient jamais osé mettre le pied, a manifestement gardé son franc-parler aussi. La preuve par son analyse de ce clasico où il se livre sans retenue. Comme au bon vieux temps. " Ce sommet ? Un navet ! Een kakwedstrijd, un match de m... Inodore, incolore, insipide. Dénué d'ardeur, de vitesse, d'émotion, bref de tout ce qui constitue un morceau d'anthologie. Pour qu'il y ait un clash digne de ce nom, il faut deux équipes animées de cette volonté d'aller de l'avant. Où étaient-elles ? Anderlecht et le Standard étaient aux abonnés absents. Pas la moindre envolée, rien. De part et d'autre, il y avait pourtant de bonnes raisons de vouloir la victoire. Le Sporting, parce qu'il ne pouvait se permettre du gaspi vis-à-vis de Genk dans la course au titre. Et les Rouches parce qu'il s'agissait de leur dernière chance de recoller au duo de tête. A la place de Michel Preud'homme, je serais venu pour les trois points, quitte à n'en prendre qu'un au coup de sifflet final. Au moins j'aurais conservé le même écart avec les Mauves, tout en maintenant La Gantoise à une distance respectable. En lieu et place, les Liégeois se retrouvent les mains vides, sans avoir montré quoi que ce soit, qui plus est. Aucun tir cadré en 90 minutes : il faut le faire pour une équipe qui avait, soi-disant, l'intention de jouer crânement sa chance. Preud-le-coach a agi comme à l'époque où il était encore lui-même gardien de but : en maintenant beaucoup de monde devant sa surface de réparation. C'est son droit, bien sûr. Mais de là à ce qu'il empêche ses avants de tirer au goal, il y a une marge, non ? A la limite, Anderlecht aurait pu jouer les 90 minutes sans keeper, car il n'y a jamais eu le moindre danger dans ses 16 mètres. Sauf quand ses propres défenseurs devaient parer au plus pressé et qu'ils donnèrent des sueurs froides à Daniel Zitka. Mais ça, c'est une autre histoire. J'y reviendrai. Durant les 20 premières minutes, les Principautaires ont, certes, mené les débats. Toutefois, il en allait là d'une domination stérile. Ils auraient pu jouer trois ans de cette façon, ils n'auraient pas marqué. Après le but de Mèmè Tchité, je m'attendais quand même à ce qu'ils s'enhardissent quelque peu. Peine perdue, ils ont sombré corps et âme à partir de ce moment. Où était-elle donc, cette légendaire furia liégeoise ? Les joueurs étaient tous des moutons, soutenus par un public liégeois que je n'ai pas reconnu non plus. Des applaudissements pour une parodie de match. A la place des fans du Standard, j'aurais copieusement sifflé les joueurs ". " Côté anderlechtois, c'était pas mieux. Faire la fête, comme eux, avec leurs favoris, c'était indécent après un spectacle aussi affligeant. A mon époque, j'aurais quitté la pelouse sans demander mon reste, honteux de pareille production. Il faut croire que les temps ont changé et qu'on se satisfait de peu de nos jours. Aussi bien rayon assistance que des hommes, sur le terrain. Le Sporting ne m'a pas emballé. Il s'est contenté du strict minimum, grâce à un but un peu chanceux. Je n'ai pas retrouvé cette équipe conquérante que j'ai connue jadis. Elle accusait un fameux déficit en matière de dash. Je comprends un peu mieux, à présent, pourquoi elle ne fait pas le poids en Ligue des Champions : elle manque de body, tout simplement. Il y a, en son sein, quelques footballeurs intéressants, comme Ahmed Hassan ou Mbark Boussoufa mais ce sont des artistes au pied léger. Au plus haut niveau européen, ces poids plumes-là sont emportés comme de vulgaires fétus de paille. Ils ne sont pas les seuls : le défaut de puissance est perceptible dans chaque ligne. Seul Nicolas Frutos peut être considéré comme l'exception qui confirme la règle. Et encore, car pour un gars de son gabarit, il broute quand même l'herbe un peu trop souvent à mon goût. Ce qui me frappe aussi, chez les Mauves, c'est leur jeu ô combien stéréotypé. Les défenseurs y sont des défenseurs, les milieux des milieux et les attaquants des attaquants. Tout y est fort cloisonné, comme à l'ancienne. Résultat des courses : on trouve des gars tels que Tchité, Frutos ou Hassan aux premières loges dans le classement des buteurs. A partir de la deuxième ligne, il n'y a plus la moindre puissance : Lucas Biglia, Mark De Man, Boussoufa : aucun de ces gars ne tire jamais au goal. Derrière, c'est davantage le désert encore car le quatuor défensif se voit pour ainsi dire interdire de franchir la ligne médiane. La différence avec le top réside là. A Liverpool, Valence ou le Bayern, tout le monde appuie le mouvement. La preuve par les buts de John Arne Riise au PSV ou de Daniel Van Buyten à San Siro. S'il faut s'en remettre aux seuls attaquants pour faire la différence en Europe, c'est perdu d'avance. Or, Anderlecht en est toujours à ce stade. Et au Standard, c'est du pareil au même ". " Ce qui m'a frappé, tant dans les rangs anderlechtois que liégeois, c'est le néant pour ce qui est de la classe à l'arrière. De Marcin Wasilewski à Roland Juhasz et d' Eric Deflandre à FrédéricDupré, en passant par Mohamed Sarr, tous ces gars sont des besogneux. Le seul, peut-être, à qui je n'étendrai pas ce jugement, c'est Nicolas Pareja, qui se détache un peu des autres. Mais ce n'est pas un Vincent Kompany, loin s'en faut. Honnêtement, je ne comprends pas qu'un club de l'envergure du Sporting ait dû transférer ces derniers mois des joueurs aussi rudimentaires que Juhasz ou Wasilewski. Il faut quand même pouvoir former ce genre de joueurs dans son propre club. Le seul produit maison est finalement Olivier Deschacht. Il est capitaine de nos jours, ça veut tout dire. Ce qui me sidère, à Anderlecht, c'est le contraste entre le jeu de tête défensif et offensif des composantes de son arrière-garde. Autant Wasilewski, Pareja et Juhasz se révèlent de réels poisons sur les phases arrêtées, dans le rectangle adverse, autant ils semblent vulnérables sur les mêmes actions dans leur propre surface. Encore heureux que Zitka fait plutôt bien le ménage dans le trafic aérien, sans quoi le Sporting serait franchement friable dans les airs. Le Tchèque est, à mes yeux, un tout bon gardien. Meilleur, en tout cas, qu' Olivier Renard qui ne perpétue pas vraiment la lignée des grands portiers des Rouches. Personnellement, j'ai connu Jean Nicolay et Christian Piot : c'étaient des gars d'un tout autre calibre. A plus de 20 mètres, il était inutile de tenter sa chance avec eux, car ils détournaient tout. Le titulaire actuel me paraît vraiment très tendre. Il n'a pas le feu dans ses yeux, comme ses devanciers. Idem pour ceux qui montent la garde devant lui. Dante ou Sarr, c'est des enfants de ch£ur par rapport à Léon Jeck ou Jean Thissen, à qui je me suis coltiné autrefois. Ce que je n'ai pas vu non plus, ni à Anderlecht, ni au Standard, c'est un joueur capable de sortir le ballon sans recourir à un long dégagement vers l'avant. A l'image d'un Martin Lippens ou d'un Laurent Verbiest, qui furent mes partenaires au Parc Astrid au cours des années 60, ou encore, dans le camp d'en face, d'un gars comme Nicolas Dewalque, qui respirait la toute grande classe. Désolé, mais un Pareja n'arrive pas à ses chevilles. J'ai cru comprendre que l'axe central anderlechtois avait longtemps posé problème cette saison et que le coach, Frankie Vercauteren avait multiplié les essais dans ce secteur avec Jelle Van Damme, Deschacht ou encore avec le dernier arrivé, Max Von Schlebrügge. Si la paire Pareja-Juhasz est ce qui se fait de mieux, j'ai mes doutes. Peut-être pas en Belgique où, même contre le Standard ils n'ont finalement pas été inquiétés outre mesure. Mais contre des ténors européens, ces ballons qu'ils laissent traîner dans la surface sont évidemment mortels. A leur décharge, j'observerai qu'ils ne sont pas aidés non plus par ceux qui jouent devant eux. Sur la deuxième balle, à savoir celle qui est remisée par la défense, trop de joueurs se comportent comme des touristes. Permettre au ballon de rebondir, dans ces conditions, avant de le jouer, c'est impensable. Pourtant, j'ai assisté à ce genre de scènes une demi-douzaine de fois dans ce match. C'est une autre preuve d'un manque de mordant flagrant. La grinta était absente dans un camp comme dans l'autre ". " Il paraît que Steven Defour est considéré par beaucoup comme le nouveau Wilfried Van Moer. Dans ce cas, rendez-moi Van Moer au plus vite car il n'y a manifestement pas photo entre Defourke et Kitchie. D'accord, le transfuge de Genk n'a que 18 ans et tout l'avenir devant lui. Il n'empêche qu'à cet âge-là, on fait déjà la différence quand on se situe au-dessus de la moyenne. C'était le cas, dans un autre registre, de Kompany. Defour ? Il court partout et nulle part, ratisse à gauche et à droite sans percussion. Verticalité, zéro. Van Moer était omniprésent, lui aussi. Mais il avait le nez en plus. Il sentait la passe à faire et la délivrait dans les règles de l'art ". " Rayon anderlechtois, pour le même profil, j'ai nettement plus apprécié Ahmed Hassan. Il est toujours au four et au moulin lui aussi, et disponible à tout moment pour ses coéquipiers. Il a le flair en plus et la dextérité pour le faire. Ah, ces extérieurs du pied droit ! Ils m'ont fait penser irrémédiablement à deux ténors qui ont été mes partenaires : Paul Van Himst au Sporting et Johan Cruijff à l'Ajax. Eux aussi avaient cette faculté à utiliser leur revers de pied pour alerter quelqu'un. Du grand art, assurément. L'Egyptien est de la trempe de ceux qui séduisent les connaisseurs. Et dieu sait s'ils sont nombreux au stade Constant Vanden Stock. Mais, pour doué qu'il soit, Hassan n'est pas de la trempe d'un Robby Rensenbrink. Mon compatriote avait tout, le Pharaon, lui, a un peu de tout. Comme Boussoufa, la dimension physique manque, chez lui, pour avoir tout d'un grand. Hassan n'est pas assez bien campé sur ses jambes. Du coup, il ne peut qu'être emporté dans la tourmente lors des grands rendez-vous. D'ailleurs, s'il avait eu ces arguments, il n'aurait pas joué durant tant d'années dans des clubs turcs de deuxième zone comme Denizlispor ou Kocaelispor. D'autre part, si Besiktas n'a pas fait le forcing pour le garder, c'est qu'il y avait sans doute montré ses limites aussi. Je sais qu'Anderlecht, à présent, veut faire le maximum pour conserver son international égyptien. Je le comprends, en ce sens qu'il est, sans conteste, l'élément le plus talentueux du onze de base que j'ai vu à l'£uvre vendredi. A près de 32 ans, il ne faut cependant plus attendre de lui qu'il fasse la différence d'un bout à l'autre de la saison. Sur le plan belge, il peut se montrer utile en toutes circonstances. En Ligue des Champions, je serai plus mitigé ". " A mes yeux, la direction serait plus inspirée en mettant tout en £uvre pour assurer la pérennité d'un autre joueur qui, lui, m'a réellement fait une excellente impression : Lucas Biglia. De prime abord, le médian argentin n'est pas un monstre avec son gabarit réduit et ses toutes petites jambes. En matière de classe pure, il ne soutient pas la comparaison avec Hassan. Mais quel rendement, quel contrôle de balle et, surtout, quelle clairvoyance en toutes circonstances ! Dans ce cas-ci, j'adresse un coup de chapeau aux dirigeants d'avoir pu mettre le grappin sur un footballeur de ce niveau. Il est simplement dommage qu'ils aient eu un oubli fâcheux au moment de renouveler le contrat de Maarten Martens. Pour moi, c'est une énigme : comment donc ce joueur, qui compte parmi les meilleurs du championnat néerlandais, a-t-il pu être poussé vers la porte de sortie par la direction des Mauves ? Un agent de liaison pareil serait bien utile au Sporting. Martens, c'est ce qui se fait de mieux dans ce registre. Dix fois meilleur que Karel Geraerts en tout cas. C'est lui, et personne d'autre, qui doit dicter la man£uvre chez les Diables. Derrière lui, en pare-chocs, je mettrais Marouane Fellaini. Comme le Luxembourgeois Louis Pilot jadis, il va au combat et n'a peur de rien ni de personne. Pour la Belgique, il constitue une bonne traite sur l'avenir, c'est sûr. Et je pense que le Sporting peut se mordre les doigts, aussi, de l'avoir laissé partir un jour. Dans l'entrejeu anderlechtois, sa robustesse ne serait pas superflue ". " Tchité en association avec Frutos en pointe, c'est un duo qui m'a plu. Il n'est pas sans rappeler celui que le feu follet canadien Tomasz Radzinski formait au côté du géant tchèque, Jan Koller. A cette nuance près que ces deux-là opéraient à la pointe d'un 4-4-2 alors que face au Standard, Anderlecht s'est produit en 4-3-3 avec Boussoufa comme troisième larron devant. En possession du ballon, du moins, car en cas de repli, les deux attaquants excentrés étaient chargés de prêter main forte à la ligne médiane, histoire de traiter d'égal à égal avec un entrejeu liégeois composé de cinq joueurs. Vercauteren avait donc vu juste et il a eu la main heureuse aussi en optant pour le petit Marocain à la place de Bart Goor. Sauf le respect qu'on lui doit, ce dernier, à 34 ans, n'est plus le joueur qu'il était et le temps est sans doute venu, pour lui, de s'effacer. Boussoufa comme alternative à son poste me semble une bonne option. L'ancien Ajacide est effectivement plus redoutable quand il peut partir de loin. Cette position davantage en retrait permettrait également au Sporting d'opérer en 4-4-2, qui reste à mes yeux le système le plus approprié lorsqu'on dispose d'un pivot comparable à Frutos et d'un élément vif-argent comme Tchité. A deux reprises, contre le Standard, celui-ci a pris son opposant direct de vitesse sur le flanc mais comme il a dû chaque fois se rabattre vers le centre, il a été repris logiquement par Sarr et Dante. Dans un rôle plus axial, il va de soi que jamais les défenseurs du Standard ne l'auraient rattrapé et que le Sporting aurait pu asseoir définitivement son succès sur ces actions. Tchité est à la fois une aubaine pour le RSCA ainsi que pour la Belgique, puisqu'il est fraîchement naturalisé. Si la direction mauve a de quoi nourrir des regrets concernant Martens et Fellaini, son homologue du Standard doit se mordre les doigts d'avoir laissé filer son ancien buteur à Anderlecht. D'autant plus que c'est lui qui a crucifié ses anciennes couleurs. Tchité a une arme capitale dans le football actuel : sa vitesse. En outre, il n'est pas mal du tout sur le plan technique. De fait, la seule chose qui lui manque, c'est une fois encore le répondant physique. Tchité, ce n'est pas vraiment Didier Drogba, hein. Ceci dit, il constitue un atout pour Anderlecht et, ce qui ne gâte rien, il peut encore d'étoffer. Je crois cependant que le Sporting est sa limite. En tant que titulaire indiscutable du moins. Dans un environnement plus huppé, il pourrait faire partie du groupe élargi, pas de l'équipe de base. Ce joueur est capable aussi d'apporter une solution au problème de finition chez les Diables Rouges. Pour moi, il peut constituer un tandem idéal avec Moussa Dembele, qui fait fureur à l'AZ, au même titre que Martens. Ici aussi, Anderlecht s'est fourvoyé puisqu'il avait ce garçon dans le viseur au moment où il jouait au Germinal Beerschot. Le Sporting ne pouvait lui garantir du temps de jeu et c'est pour ça qu'il est parti aux Pays-Bas. Je pense que dans son cas, la direction aurait été plus inspirée de l'acheter puis de le louer. Aujourd'hui, il est devenu impayable ". " Dembele et Tchité, c'est une association qui aurait de la gueule. Plus que la paire Dembele- IgorDe Camargo, qui entre en considération également pour l'équipe nationale belge. L'avant du Standard ne m'a pas fait bonne impression dans ce match. Il est vrai qu'il était tout à fait esseulé en pointe. Ce n'est qu'après l'entrée au jeu de Milan Jovanovic qu'il a enfin montré le bout du nez. Ce n'était pas assez pour affoler la défense anderlechtoise. De l'autre côté, sans se forger beaucoup d'occases, les Sportingmen ont quand même été plus menaçants. Sur des tentatives d'Hassan, notamment. Si Frutos n'a peut-être pas eu son rendement habituel, c'est malgré tout un homme qui me plaît. Il est aussi habile dans le jeu de tête que Koller mais a l'avantage de combiner beaucoup mieux. L'année passée, on a dit de lui qu'il avait offert le titre à Anderlecht. Si les Mauves récidivent, je pense qu'ils devront à nouveau une fière chandelle à l'Argentin, qui les a tirés d'affaire dans les situations difficiles. A l'instar de Biglia, c'est un autre Sud-Américain que la direction doit essayer de garder. Conserver ce qu'il y a de mieux, et améliorer les points faibles, en musclant davantage l'équipe par exemple, c'est la condition sine qua non pour que les Mauves s'améliorent en Ligue des Champions. Et c'est tout le mal que je leur souhaite ". par bruno govers